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      Top 5 des meilleurs films de Sam Mendes

      Vous attendez tous « Spectre », le dernier James Bond toujours réalisé par Sam Mendes et toujours avec Daniel Craig dans le rôle titre ? Ca tombe bien, nous aussi ! Mais « Spectre » est un des tournages les plus maudits du moment. Le long métrage et son réalisateur subissent sans arrêt de nouveaux empêchements qui ne font que retarder le tournage et qui entraînent de nombreuses complications.

      Daniel Craig s’est blessé deux fois durant le tournage. Rome a refusé que l’équipe de Mendes tourne une scène dans un cimetière protégé de peur que ces derniers ne l’abîment. Les gallois ont refusé que le tournage ait lieu dans le parlement. Dernière nouvelle en date : le Mexique propose une somme d’argent non négligeable pour que le scénario du film soit modifié. Toutes ces débâcles donnent parfois de grands films ou contribuent à la création de légendaires tournages et œuvres comme « Apocalypse now ».  Suite aux difficultés rencontrés par le cinéaste, nous avons été inspirés pour vous donner un top 5, subjectif, des meilleurs films de Sam Mendes.

       

       Numéro 5

       « Les noces rebelles » avec Leonardo DiCaprio, Kate Winslet. 2009

      DiCaprio et Winslet

       

       

      Commençons en douceur avec ce drame romantique violent et bruyant. « Les noces rebelles » est un long métrage très apprécié du public qui raconte la vie de couple de deux individus, un homme impulsif interprété par DiCaprio, et une femme instable interprétée par Kate Winslet.

      Le film va passer par tous les stades de l’amour. De la séduction à l’idylle pour finir par la désillusion, Sam Mendes n’épargne pas son spectateur et adopte un ton assez franc et direct avec lui. En reprenant le duo de « Titanic » et le même thème de l’amour mais avec une vision pessimiste, froide et dérangeante. Sam Mendes crée une sorte d’antithèse du long métrage de James Cameron tout en amenant la catastrophe, qui cette fois n’est pas le naufrage d’un navire, mais bien l’implosion d’un couple.

      Kate Winslet est comme à son habitude très juste et très performante, DiCaprio est lui aussi comme toujours, très bruyant et efficace, toujours à la limite du poussif, mais une fois de plus convaincant. Le réalisateur apporte ensuite une véritable variante à tout autre drame romantique du même acabit. Ses personnages se sentent différents, se sentent à part, supérieurs à la classe moyenne et aux gens normaux, ils se considèrent comme des être talentueux et doués se voilant la face dans une réussite et des idéaux qui leur sont inaccessibles. Mendes apporte un pathétisme triste et désenchanté, voir même inquiétant et pesant en critiquant toute une partie de la population américaine. Avec trois nominations aux Oscars et un golden Globe de la meilleure actrice pour Kate Winslet, le long-métrage est un film majeur du Sam Mendes.

      Golden Globe de la meilleure actrice 

       

       Numéro 4 :

       « Skyfall » avec Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem, Ralph Fiennes. 2012

       

      Daniel Craig

       

       

      Après l’incroyable « Casino royal » et le décevant « Quantum of solace », Sam Mendes reprenait les reines de la franchise des nouveaux James Bond avec Daniel Craig dans le rôle titre. « Skyfall » fut une claque pour un bon nombre de spectateurs.

      Mettant en scène un espion hésitant, faible, en manque d’assurance et un méchant des plus machiavéliques et intelligents, Sam Mendes voulait créer un véritable bouleversement. Il voulait mettre ce légendaire et indestructible personnage dans la difficulté, voir même dans l’échec. Pourtant, le réalisateur n’assume jamais entièrement ce parti pris, et ne va pas véritablement au fond des choses. Le retour de Bond reste trop artificiel, trop facile. L’icône des services secrets britanniques n’est pas assez bousculé. L’espion revient rapidement au sommet et finit l’intrigue beaucoup trop rapidement.

      De plus, la scène d’ouverture et la James bond girl restent incroyablement décevants. Les combats au corps à corps sont beaucoup moins présents et moins bien mis en scène. Mendes compense ce manque, par l’introduction de nouveaux personnages et par une fin tout en explosion à la manière de blockbuster américains. Toutefois, le réalisateur se rattrape à la volée grâce à un casting de haute classe, avec notamment un Daniel Craig toujours parfait, ayant su donner une nouvelle essence à son personnage. De même, Javier Bardem interprète un méchant des plus convaincants et passionnants. Enfin, l’esthétique du long métrage et la photographie sortent aisément du commun et offrent des plans, des cadrages et des décors somptueux. La BP interprétée par Adèle parachève le succès de « Skyfall ». Les fans demeurent très impatients pour le prochain James Bond, Spectre, mis en scène lui aussi par Sam Mendes..

      Oscars de la meilleure chanson et du meilleur montage sonore et Golden globes de la meilleure chanson

       

      Numéro 3 :

       « Les sentiers de la perdition » avec Tom Hanks, Paul Newman, Daniel Craig, Jude Law. 2002

       

      Tom Hanks 

      Tom Hanks est un acteur réputé et adulé, pourtant, son rôle de gangster et père de famille dans « Les sentiers de la perdition » n’est pas son rôle le plus connu. Il y incarne un personnage dangereux, violent, torturé et tourmenté, mais aussi juste et aimant. Alors que se côtoient Paul Newman dans un de ses derniers rôles et Daniel Craig dans un de ses premiers rôles, Sam Mendes offre un long métrage passionnant, au ton plus proche d’un « Miller’s crossing » que du légendaire « Les affranchis ». « Les sentiers de la perdition » est passionnant. Le spectateur est comblé, suivant la cavale d’un père défendant son fils, seul rescapé de sa famille, contre son ancien clan mafieux qui cherche à l’éliminer. Le long-métrage mélange tragédie familiale, drame horrible, passages humanistes et séquences violentes et barbares jusqu’à une scène sous une pluie battante absolument impressionnante et de très grande qualité.

      Oscar de la meilleure photographie.

       

      Numéro 2

       « Jarhead : la fin de l’innocence » avec Jake Gyllenhaal, Jamie Foxx. 2006

       

      Jarhead

       

       

      Film de guerre investi, militant et très intelligent, « Jarhead » est le long métrage le plus politique de Sam Mendes.

      Essayant de comprendre pourquoi les soldats américains ont été envoyés sur le terrain de la guerre du golf, le réalisateur signe une œuvre profonde, réfléchie, qui n’a pas grand-chose à envier aux autres œuvres antérieures dénonciatrices des erreurs militaires de l’Amérique toute puissante.

      Alors que Jake Gyllenhaal interprète un soldat envoyé sur le front de la guerre du golf sous les ordres de Jamie Foxx, il va découvrir, ébahi, avec le spectateur, la stupidité de cette guerre de l’or noir. Le spectateur va comprendre que la guerre n’existe pas vraiment, que ces soldats ne sont ici que pour la recherche d’une certaine denrée rare : le pétrole.

      Mendes entre au plus profond de l’intellect de son personnage principal. Il entre dans les tréfonds de son esprit pour analyser les idées, les thèmes et les horreurs qui passent dans son subconscient. Il présente des personnages perdus, désemparés, désarçonnés, désappointés, ne sachant pas vraiment à quoi sert leur présence. La portée psychologique va tellement loin que le personnage de Gyllenhaal, au bout du rouleau, ne désire qu’une seule chose : tuer quelqu’un pour avoir l’impression de participer réellement à une guerre. Un film de guerre à échelle humaine, bien plus passif qu’actif. Les scènes d’action ne sont pas légions. Au contraire, les tourmentes psychologiques le sont. « Jarhead » est une œuvre médiatique, sociale et politique plus intelligente que les films récurrents du tout venant du Hollywood habituel.

       

      Numéro 1

       « American beauty » avec Kevin Spacey, Annette Behin. 2000

       

      Kevin Spacey

       

       

      Incontestablement le meilleur long métrage de Sam Mendes, « American beauty » est une œuvre unique et magnifique.

      Somptueusement mis en scène, le long métrage suit une famille américaine banale, stéréotypée, pour peu à peu s’immiscer dans leur intime quotidien et détecter les travers des différents personnages tous plus étranges et perdus pour dénoncer une société formatée, ingrate et faussement accueillante.

      Un père pervers et déprimé, une mère désinvolte et rêveuse, une fille détraquée, des voisins conservateurs, tous ces personnages mélangés offrent un véritable micmac déprimant et terriblement oppressant. Une digression de la famille modèle et moderne vers un vide abyssale et démoniaque.

      Le spectateur se retrouve choqué, perdu, devant cette œuvre à la limite parfois du malsain. Les personnages sont les fondations de cet édifice sublime, de cette œuvre culte et incroyable. Kevin Spacey est absolument parfait et n’a aucunement volé l’oscar qui devait lui revenir. « American beauty » est donc une critique acerbe et subtile de la famille banale américaine, de la folie et du vice humain. La mise en scène froide et profonde parvient sans arrêt à mettre le spectateur mal à l’aise.

      Le talent incroyable de Kevin Spacey nous permet de détester pleinement son personnage et la photographie sublime cette atroce morosité. Un grand classique, un grand film pour peut être un grand réalisateur ?

      Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur acteur, du meilleur scénario original et de la meilleure photographie.

       

      Sam Mendes n’est pas encore entré dans la légende, il n’est peut-être pas encore pour certains une icône du cinéma. Il est pourtant un très grand réalisateur, porteur d’œuvres étonnantes et puissantes qui réserve, on en est certains, encore de nombreuses surprises!

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