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      The Wicked + The Divine : notre critique du tome 1

      Le premier tome de The Wicked + The Divine, Faust Départ, sort ce mois-ci chez Glénat en édition collector, après une sortie normale à la fin du mois d’octobre. L’occasion de découvrir ce comics américain écrit par Kieron Gillen et illustré par Jamie McKelvie.

      51yyb5g2xwlTous les 90 ans ou presque, douze dieux se réincarnent dans le corps de jeunes adultes. Ils sont charismatiques et brillants. Ils se tiennent devant des foules immenses, qu’ils emmènent dans l’extase au travers de langues inconnues. La rumeur veut qu’ils soient capables de miracles. Ils sauvent des vies, que ce soit métaphorique ou bien concret. Ils sont aimés… Ils sont détestés… Ils sont brillants… Dans moins de deux ans, ils seront tous morts…

      On peut voir The Wicked + The Divine comme un énième comics traitant des dieux, des super-héros et plein d’autres 41oduc65a4lmystères. Si vous pensez cela, passez votre chemin. C’est tout le contraire. Une véritable plongée dans le 21ème siècle, où dieux riment avec stars de la musique, dans une véritable métaphore de ce que la jeunesse est devenue, à l’heure de la télé-réalité à la chaîne et de la gloire plus qu’éphémère. Le scénariste Kieron Gillen nous entraîne dans un monde fascinant, si proche de celui que l’on connait, mais aussi à la fois tellement éloigné. Un monde où la musique et la magie ne font qu’un, dans une sorte de communion spirituelle. On se surprend à penser à toutes ces stars de la pop actuelle ou passé, mélangé à un soupçon de mythologie. C’est là qu’apparaît Laura, celle qui sera notre point d’entrée dans cet univers. Définir The Wicked + The Divine reviendrait à essayer de vous expliquer la création de l’univers, tant le scénariste mélange les genres, les malaxent afin de nous les servir sur un plateau. Un monde plein de mystères et de réflexions, où l’art sous toutes ses formes tient une place prépondérante.  Les dessins de Jamie McKelvie reflètent cet univers si particulier et collent parfaitement aux différents personnages que nous rencontrons. Une véritable façon d’accompagner le scénario dans une symbiose comme on en voit rarement. Le coloriste Matt Wilson apporte quand à lui cette tonalité si particulière qui fait que l’on ne décroche plus les pages des yeux.

      Glénat, après une première publication fin octobre, nous offre ce mois-ci le même tome en version collector, enrichi de nombreux bonus graphiques inédits, une belle façon de remercier l’acheteur/lecteur que nous sommes. Il serait fort regrettable de se priver de cette édition.

      Un comics à découvrir d’urgence, inclassable mais délicieux, pour tous les amateurs de musique, de mythologie, de mystères et d’histoires adulescentes. Faust Départ nous régale, et la suite prévue en 2017 devrait amplement nous satisfaire !

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