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    The Big Short : le Casse du siècle, un drame financier efficace

    Christian Bale, Steve Carell, Ryan Gosling et Brad Pitt réunis dans un même film, ça semble presque trop beau pour être vrai. On regrettera dans un premier temps la non-apparition de Finn Wittrock sur l’affiche. Ce qui frappe dans un premier temps c’est le montage très particulier qui a tendance à malmener le spectateur… qui adore ça. Quand des célébrités qui n’ont rien à voir avec le milieu de la finance prennent la parole face caméra pour expliquer tel ou tel terme, on se sent tout de suite un peu moins stupide et un peu plus dorloté.

    Niveau personnage, mon avis est un peu plus mitigé. Christian Bale joue le rôle de Michael, un homme un peu hors norme : musique à fond, traînage en jogging dans les locaux, achats abusifs, etc. La prestation de Bale est à la fois intéressante mais difficile : il flirte avec la limite du cliché ce qui rend très difficile l’attachement au personnage.

    Ryan Gosling et Finn Wittrock font vivre leurs personnages avec brio, et on prend grand plaisir à les voir évoluer. Petit plus pour Gosling qui troque son rôle de charmant minet inexpressif habituel pour endosser celui de requin raciste assez attachant. Brad Pitt est, lui, un peu plus effacé. Tenant son rôle de retraité hippie « trop vieux pour ces conneries », il reste tout de moins assez attachant bien qu’un peu paradoxal : il a quitté le monde de la finance et ne veut plus en entendre parler, mais il sauve plusieurs fois la mise à ses deux collègues. Quant à Steve Carell, il est tout bonnement impeccable. Attachant, vrai, humain, c’est le gentil qu’on a envie de voir gagner.

    En ce qui concerne le scénario et l’intrigue générale, il y a de quoi faire débat. Les spectateurs n’étant pas du tout familiers avec le monde de la finance, au moins un minimum, pourront très facilement se perdre malgré les interventions de célébrités. Partant de ce postulat, il m’a été assez complexe de saisir tous les enjeux que les personnages soulevaient. Je suis cependant persuadée que d’autres s’accrocheront sans peine au déroulement riche en rebondissements.

    S’il y a cependant une chose qui m’a quelque peu marquée, c’est la non-diversité : très peu de femmes (sauf en tant que secrétaire, danseuse, et épouse) et très peu de personnes de couleur. Certes, le film est inspiré d’une histoire vraie, mais est-ce que la diversité aurait changée tant que cela l’enjeu général ? J’en doute.

    Pour résumer, un bon film au montage bien trempé qui ravira sans nul doute les amoureux des « drames financiers ».

    Lauranne

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