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      Test de Mad Max: épopée en Terres désolées

      Films emblématiques des années 80’s ayant lancé la carrière de Mel Gibson et popularisé le style post apocalyptique, Mad Max est revenu sur le devant de la scène cette année au travers du film à grand budget Mad Max: Fury road et du jeu vidéo Mad Max. Les adaptations de films en jeux vidéo étant souvent des ratages complets (comme souvent l’adaptation de films en jeux vidéo), nous attendions ce Mad Max fébrilement, avec autant d’envie que de peur. Si les trailers nous laissaient envisager le meilleur quant au respect de la licence et de l’ambiance, le jeu vidéo nous a déjà prouvés qu’un trailer n’est jamais révélateur du jeu final. C’est donc avec fébrilité que, la manette à la main, je me suis lancé au volant de l’interceptor à la conquête des Terres désolées.

      map

       Pour commencer par l’aspect graphique, il n’y a qu’un seul mot pour le décrire: inégal. Si parfois certains endroits comme les forteresses sont bourrées de détails, on se retrouve parfois avec des camps assez pauvres graphiquement parlant. On remarque assez vite que le même traitement n’a pas été apporté à tous les éléments en fonction. Plus concrètement, le feu est de toute beauté, qu’il provienne de votre pot d’échappement, d’explosions ou des défenses de camps. Par contre les carcasses composants certains éléments du décor « de base » ont l’air de n’avoir parfois que deux polygones. De même, si les tempêtes de sables qu’on voit au loin ou les effets de lumières dus aux éclairs dans celles-ci sont splendides, les débris volants à l’intérieur sont tous les même: une plaque de métal carré. Inégal pourrait décrire aussi le FPS (ou nombre d’images par secondes en français). En effet, il n’est pas rare que le jeu souffre d’une chute de framerate importante lorsque trop d’éléments sont affichés. Le pire que j’ai pu tester a été l’arrivée d’une tempête lors de l’attaque d’un convoi (sur lequel je reviendrai plus tard) où j’ai carrément cru que le jeu avait freezé. Cela est relativement dommageable quand on considère le jeu dans sa globalité, nous laissant un peu l’effet d’un « c’est vide ou ça rame ». Tout n’est pas noir pour autant, car les étendues désertiques sont, elles, bien modélisées, permettant de bien se plonger dans l’esprit Mad Max avec cette solitude omniprésente et des panoramas à couper le souffle, parfaite base pour le mode photo disponible dans le jeu.

       game of max

      Alors qu’en est-il du gameplay dans ce Mad Max? Il faut diviser le gameplay en deux parties: le gameplay à pied et le gameplay en voiture, qui sont aussi importants l’un que l’autre en terme de qualité autant qu’en terme d’utilisation. Concernant la maniabilité de Max à pied, les amateurs de la trilogie originale sauront que Max a quelques petits problèmes de déplacements suite au premier film. Ici, cela doit pouvoir justifier la lourdeur du personnage, marchant péniblement. Lors de la rencontre avec des ennemis, Max semble soudainement oublier son « infirmité » pour retrouver des déplacements fluides et des enchaînements de coups de poings nerveux, des exécutions parfois violentes de la même manière qu’un batman. En effet, le système de combats repose sur des enchaînements de coups et des parades similaires au système des batman de Rocksteady, la précision en moins au niveau des contres. Je ne saurais dire si les contres sont assez aléatoires à cause du système en lui même ou à la baisse de framerate évoquée plus haut, même si je penche plutôt pour la deuxième option, comme si l’appui sur le bouton n’avait pas été prise en compte. Outre ce petit désagrément, on enchaîne facilement les ennemis, le nombre de coups portés faisant entrer Max en mode fureur où il tape plus fort et permet des exécutions plus rapides. On prend un véritable plaisir à mettre des tatanes aux vilains, l’impact lourd des coups étant parfaitement retransmis par le biais du micro de la manette. Les améliorations de Max lui permettront même par la suite de briser facilement des boucliers, de désarmer les ennemis ou bien encore  d’envoyer valser les tripes de vos adversaires grâce au fusil. La maniabilité au volant est, quant à elle, plutôt basique. La conduite sur sable est laborieuse avec la Magnum Opus de base, mais devient plus facile avec les améliorations. A l’opposé, la visée avec le fusil, le harpon ou le harpon de feu est presque intuitive et facilitée par un ralentissement du temps lors de la visée. Seule la maniabilité du sniper, dernière des 5 armes disponibles avec le véhicule, demande un peu plus de doigté et de prise en main. Enfin, subtilité de gameplay, la gestion des ressources est très importante, au début du moins. En effet, vous devrez gérer votre essence et votre eau, synonymes de survie dans le Wasteland. Si cette partie est primordiale au début de l’aventure elle devient malheureusement obsolète rapidement dûes aux améliorations des forteresses, de Max et des voyages rapides.

      gestion eau

      Niveau histoire, on reste dans le classique, Max se fait piquer sa voiture, la fameuse interceptor et veut s’en fabriquer une autre à partir d’épaves et de pièces détachées à trouver dans des camps, des décharges, au mains des sbires de Scrotus ou bien de vos futurs alliés dans les forteresses. Rien de bien original, rien de surprenant mais l’histoire se déroule sans longueurs, à condition que vous flâniez un peu à droite à gauche car vous ne pourrez pas faire la trame principale d’une seule traite. En effet, certaines missions principales vous demanderont un niveau minimum pour la Magnum Opus, cela se traduisant par des pièces spécifiques à débloquer, celles-ci demandant de diminuer le niveau de menaces d’un territoire ou de remplir certaines quêtes annexes. Pour diminuer le niveau de menace d’un territoire, cinq possibilités s’offrent à vous. D’abord, vous devrez débarrasser les terres désolées des épouvantails qui la jonchent ainsi que des snipers nichés sur leur tour. Vous pourrez aussi détruire les convois qui alimentent Pétroville et les camps en essence afin d’affaiblir leur influence, désamorcer des champs de mines ou bien purger les camps de la présence de Scrotus. Sans réelle influence sur le niveau de menace, vous trouverez aussi des objectifs secondaires que ce soit dans les camps (ramasser toute la ferraille, trouver les carrosseries cachées, détruire les emblèmes de Scrotus, trouver les reliques historiques) ou bien en dehors des camps (rencontres aléatoires et décharges riches en ferrailles).

      objectifs

      Mad Max propose donc, outre une histoire à la durée de vie conséquente, une foule d’activités annexes et de quêtes secondaires qui gonflent concrètement la durée de vie. Cette dernière est donc très difficile à estimer tant elle dépend de votre manière de jouer. Si vous faites le ménage de toutes les décharges que vous croisez et améliorez les forteresses, vous vous retrouverez rarement à cours de ferraille et votre progression se fera de manière fluide. Si vous êtes du genre à remplir les objectifs principaux en les enchaînant, prévoyez déjà des séances de nettoyage de zones et de farm pour pouvoir augmenter votre voiture et votre personnage. Vous l’aurez donc compris, pour ce Mad Max, pas vraiment de différenciation possible entre le temps nécessaire à finir le scénario principal et celui pour les quêtes annexes. Comptez environ 35h pour avancer de manière à l’aise dans l’histoire sans vous presser et sans avoir à prévoir de séquences de farm. Cependant, avec ce compte vous serez encore loin du 100% qui nécessite de réunir tous les Archanges (voitures de légendes), de vider à 100% toutes les décharges et les camps, améliorer toutes les forteresses, finir toutes les courses à la mort, les objectifs de rencontres aléatoires et les défis qui vous demanderont probablement une quinzaine d’heures supplémentaires selon votre avancée dans le jeu.

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      En conclusion, ce Mad Max ne sera probablement pas dans le hit parade de la console, et peut être pas dans celui des joueurs. Cependant, il a le mérite d’être une adaptation tout à fait honnête d’un univers cinématographique à succès, ce qui n’est déjà pas rien. Le jeu ne transcende pas le genre et on ressent bien la patte des papa de Just Cause, mais les heures passées dans les Terres désolées filent comme le sable emporté par les nombreuses tempêtes, et on en ressort crasseux, souillé mais en ayant passé un bon moment, et c’est surement là le principal.   

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