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      Still Alice, notre critique.

      Réalisé par Wash Westmoreland et Richard Glatzer, Still Alice est actuellement dans les salles françaises.

      Basé sur le roman de la neuroscientifique Lisa Genova, Still Alice s’intéresse à Alice Howland, une linguiste qui commence à oublier les mots, et apprend qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Alice Howland jouée par l’actrice oscarisée Julianne Moore est le genre de personnage qui, même sans la maladie d’Alzheimer à combattre arrive à être touchant et intéressant. Elle a accompli bon nombre de choses dans sa vie, à la fois comme un professeur respecté de tous et mère de trois enfants incarnés par Kristen Stewart, Kate Bosworth et Hunter Parrish. Les petits actes de l’oubli au quotidien l’amènent à demander de l’aide médicale, craignant ainsi un cancer. Le diagnostic de l’apparition précoce de la maladie d’Alzheimer surprend et inquiète toute la famille. Dans un premier temps, c’est juste un mot qui va manquer au milieu de l’une des conférences linguistiques donnée par le professeur Howland. Mais la situation devient plus affreuse quand elle perd la trace de l’endroit où son discours est rédigé.

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      Le film prend un nouveau tournant lorsqu’Alice découvre que sa malade est susceptible d’être héréditaire et peut être ainsi transmis à ses enfants. C’est une tragédie pure et simple. Le diagnostic d’Alice appelle à une forme de deuil, au cours de laquelle elle tente de venir à accepter le fait que la vie telle qu’elle existait auparavant est désormais différente. Elle se perd dans sa propre maison, et est facilement dépassée dès qu’elle se retrouve à l’extérieur. Malgré l’aide proposé par son mari John (Alec Baldwin), elle refuse de laisser son état détruire tout ce qu’elle a construit professionnellement. Alice lui propose alors de prendre une année de congé pour qu’ils puissent profiter de l’instant présent avant qu’elle ne perde totalement la mémoire. Alice utilise son smartphone pour rédiger des questions auxquelles elle se doit de répondre chaque matin, ce qui conduit ainsi à des scènes tragiques. Le long-métrage donne l’impression que la vie des personnages continuent quand ils ne sont plus devant la caméra.

      still5f-2-web[1]Il faut tout de même avouer que Julianne Moore est farouchement authentique dans ce rôle qui lui va à ravir même si le film n’est jamais aussi cru qu’il aurait pu l’être. Les deux réalisateurs invitent le public à s’approcher suffisamment du personnage principal pour ressentir au plus près la douleur sans avoir à revivre les profondeurs de l’horreur de la vie réelle. Malgré un temps de course qui dure environ deux heures, le film est rapide-mobile, peut-être parce que le spectateur redoute la progression de la maladie et souhaite que le temps s’arrête pour abreuver les souffrances de la pauvre Alice. A un moment donné, le personnage pense au suicide et met en marche son plan. Bien que ce soit l’une des scènes les plus intenses du film, les scénaristes sont en mesure de glisser quelques répliques humoristiques afin d’apaiser la situation. Les derniers instants du long-métrage restent poignants et révèlent ainsi une sensibilité inattendue en la personne de Kristen Stewart. Le scénario reste humblement dans le fond, le tout au service de garder les projecteurs concentrés sur Julianne Moore.

      Fidèle à son titre, Still Alice invite le public à rester débout au sens symbolique du terme même lorsqu’il est confronté à la perspective que tout semble perdu. Ainsi, je vous conseille d’aller voir ce film à sa sortie le 18 mars prochain.

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