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      Sorcières, sorcières, Le mystère des mangeurs d’histoires – Critique

      Publié aux éditions Kennes en 2015, le deuxième tome de la saga Sorcières, sorcières, intitulé Le mystère des mangeurs d’histoires, est une suite on ne peut plus réussie, écrite par Joris Chamblain et dessinée par Lucile Thibaudier, disponible également sous la forme d’un roman.

      Une suite digne de ce nom

      Loin d’être un simple prétexte pour retrouver les petites sorcières, Le mystère des mangeurs d’histoires est une véritable suite qui retrouve les personnages juste après la fin du tome 1. Le lecteur avide de découvrir les nouvelles aventures des sœurs Miette et Harmonie peut véritablement connaître la suite directe des événements du premier tome. Forte de la résolution du mystère du jeteur de sorts, Harmonie est devenue une vraie petite détective et aide ses camarades à résoudre des enquêtes. Justement, la pie de son ami Pluton a disparu ! Au même moment, une maladie étrange s’empare de tous les enfants de Pamprelune. Une fois encore, sous couvert d’enquêtes enfantines, les auteurs abordent des thèmes qui ne sont pas aussi légers qu’ils n’y paraissent à première vue. 

      De la profondeur du récit

      Avec Sorcières, sorcières, c’est une habitude, mais aussi un art pour les deux talentueux auteurs que de parvenir à traiter avec légèreté de sujets pourtant loin d’être accessibles à un jeune public. Ils avaient frappé fort avec les thèmes du premier tome, mais c’est un véritable tour de force qu’ils accomplissent dans celui-ci. A partir d’une histoire de trafic de bonbons, Joris Chamblain parvient à faire comprendre la spirale qui s’empare des élèves tentés d’y goûter et à montrer à quel point la décision d’Harmonie de parler de ce qu’elle a vu aux adultes est importante. Sublimé par le coup de crayon de Lucile Thibaudier qui rend effrayante cette maladie inconnue, le traitement du sujet est tout particulièrement intéressant et pertinent.

      Une belle leçon de tolérance

      Parce qu’il est passionnant de parler d’un sujet grave avec un langage enfantin, mais qu’il est bien plus captivant d’en traiter deux, ce deuxième tome va plus loin encore en traitant du thème de l’inconnu. Comme les chasses aux sorcières ont pu prouver à quel point la peur de ce qu’on ne comprend pas et de ce qui diffère de la norme peut être mortifère, l’allégorie des mangeurs d’histoires est l’image parfaite pour expliquer à nos chères têtes blondes les ravages de l’incompréhension d’êtres qui sont inconnus. Terrifiants et sources de chaos de par leur mode de fonctionnement différent des sorciers, les mangeurs d’histoires sèment la peur et la panique dans le beau village de Pamprelune. Avec de simples mots et de belles images, les auteurs parviennent une fois de plus à transmettre des messages humains importants et empreints de tendresse.

      Avec ce second tome toujours aussi profond et poétique, les deux auteurs proposent une bande dessinée qui ravira les lecteurs passionnés d’histoires quel que soit leur âge !

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