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      Rocket League : le test

      Après deux bêtas pas vraiment médiatisées mais assez encourageantes, Rocket League était attendu pour le 7 juillet, et quoi de mieux pour démarrer et se faire connaître par un maximum de joueurs que de se voir offrir avec le Ps+ ? Voilà qui était plutôt positif et qui promettait de voir pas mal de monde sur le jeu ! Mais hélas, la sortie fût beaucoup plus chaotique que prévue.  Bien disponible en temps et en heure, le jeu était muni d’un défaut assez grave sur PS4 empêchant efficacement le refroidissement de la console dans les menus. Plutôt fâcheux, car certains joueurs se sont vus privés de leur machine qui ont tout simplement grillées. Ok, carton jaune pour Psyonix ! Depuis un patch est disponible et à première vue, il règle le problème. Du coup on a un jeu qui marche maintenant, mais en tant que tel, que vaut-il ?

      Un concept bien fendard

      Pour ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de lire nos aperçus de la bêta, Rocket League est un jeu qui ressemble de loin au football, le but étant de faire entrer une balle des la cage des adversaires. Cependant, il y a une différence, et elle est de taille : vous contrôlez des petits véhicules motorisés. Munis d’un boost et de sauts qui rendent le gameplay assez déjanté, vous allez devoir trouver comment faire pour envoyer le ballon là où vous le voulez, ce qui n’est pas toujours simple ! Proposant des matchs allant de 1 contre 1 à 4 contre 4 , Rocket League offre un concept assez original, s’inspirant d’un autre jeu de Psyonix sorti sur PS3 au nom plutôt difficile à retenir : Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle-Cars. Un des reproches à faire à Rocket league étant qu’il ressemble quand même beaucoup à son prédécesseur. Mais bon, le fun est bel et bien toujours présent.

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      Au moins on me verra dans la nuit…

      Des parties online endiablées !

      Aucune surprise de ce côté-là, les parties en ligne sont toujours aussi fun et rythmées par rapport à la bêta. Le mode recherche de parties fonctionne plutôt bien, surtout qu’il permet de faire cohabiter les joueurs Pc et PS4. Les serveurs semblent assez efficaces surtout pour du cross play. Si vous souhaitez jouer avec des amis, le groupe se monte assez facilement, et vous jouerez assez rapidement. Rocket League semble donc tout à fait indiqué pour se taper de bonnes barres entre amis, d’autant plus que les matchs bien que prenant l’apparence de gros foutoirs, peuvent être ben plus stratégiques qu’il n’y paraît. En effet, votre position près ou loin de la balle peut avoir de grandes conséquences, la physique du jeu laissant de grandes possibilités à des retournements de situation assez soudains. Pour résumer, Rocket League en ligne, c’est du fun à l’état pur ! Chose tout de même assez importante pour être précisée, vous pourrez jouer en écran scindé et ce jusqu’à 4 joueurs. Il suffit de connecter les manettes, et à vous les matchs en exhibition, saison, ou même en ligne ! Mais qu’en est-il du jeu solo, et plus particulièrement du mode saison ?

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      Le renard des surfaces !

      Des modes minimalistes

      Clairement calculé pour le online, on sent bien une petite carence en mode de jeu. Hélas, le mode saison est relativement vite fait : choisissez votre nom d’équipe, le nombre de matchs, vos coéquipiers et la difficulté de l’IA et c’est parti pour une simple succession de matchs. D’ailleurs, en parlant de l’IA, pour paraphraser Gandalf le gris : « Fuyez, pauvres fous ! » Cette dernière est complètement anarchique et une des plus mal calibrées que j’ai jamais vu. En facile, il sera courant de voir un adversaire (ou même un coéquipier des fois), parcourir tout le terrain en sens inverse pour marquer contre son camp sans absolument aucune raison ! A ce niveau-là, c’est limite nanardesque ! Et le pire, c’est qu’au contraire, en difficile, l’IA a une parfaite maîtrise du moteur physique, et donc fait exactement ce qui lui plaît. Bon, c’est vrai que c’est bien d’avoir la possibilité de joueur en solo, mais il faut bien dire que des modes de jeux un peu plus complets qu’une succession de matchs communs auraient été les bienvenus. On peut noter tout de même la présence d’un mode entraînement assez bien fichu qui comporte des défis plutôt sympathiques qui aident beaucoup à progresser.

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      Vite vu vite oublié

      Une personnalisation à l’image du jeu

      Rocket League est fun et délirant, attendez-vous de même pour ses possibilités de personnalisation ! Déjà, la première chose à savoir est que toute modification faite aux véhicules sera exclusivement visuelle, et ce même si l’on change de véhicule. En effet, il n’est pas possible de trifouiller le moteur, de rajouter des pneus ayant une meilleure adhérence ect. Au final, ce n’est pas si mal pour le mode en ligne puisque cela évite de gros écarts entre les joueurs, mais pour le solo c’est un autre histoire. Si la saison avait tourné autour des améliorations de son propre véhicule ou encore ceux de son équipe, cela aurait eu une toute autre dimension, et aurait peut-être rendu le mode de jeu plus intéressant. Mais c’est comme ça, il va falloir se contenter de personnalisations visuelles. Et pour ça, faites confiance à Psyonix pour avoir pensé à rendre votre véhicule le plus fantaisiste possible : auréole, casque de chantier, sombrero, drapeau qui flotte à l’antenne, personnalisation des motifs de la peinture et des couleurs, tous les éléments sont réunis pour se démarquer et penser son modèle de voiture unique. Ce n’est déjà pas si mal.

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      Si toi aussi, tu te sens une âme d’explorateur spatial…

      Etant simplement prometteur pendant ses phases de bêta, Rocket League propose bel et bien le nécessaire pour de nombreuses parties toutes aussi délirantes les unes que les autres. Malgré l’énorme fausse note lors de la sortie du jeu, le titre se révèle extrêmement jouissif que ce soit en ligne ou en écran splitté. Hélas, le solo retiendra beaucoup moins l’attention avec un mode de jeu beaucoup trop banal définitivement gâché par une IA quasi nanardesque. Malgré ses petits défauts, Rocket League reste un titre original, sympathique, et qui a le mérite de faire le maximum pour que tout le monde puisse jouer ensemble, sans restrictions. En jouant avec des amis en ligne, les nombreux fous rire et la grande dose de fun fait bien vite oublier la mini déception du solo. Maintenant qu’il est jouable sans risquer de tuer votre PS4, cette petite perle a tout pour retenir votre attention sur PSA ou Steam. Rocket League est typiquement le type de jeu auquel l’on rejoue régulièrement pour quelques parties.

      Rendez-vous en jeu !

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