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      Rock en Seine 2015: Un Benjamin Clementine impérial

      Véritable coup de coeur de la rédaction l’année dernière lors des Eurockéennes de Belfort, c’était avec un plaisir non dissimulé que l’on se positionnait devant la scène de la Cascade pour suivre la prestation de Benjamin Clementine. 

      Un grand soleil illuminait Rock en Seine pour l’entrée d’un véritable ovni musical. L’artiste d’origine ghanéenne arrive vêtu d’une longue veste verte qui lui confère un charisme inégalable. Il débute très fort avec l’un de ses titres les plus connus, Nemesis, parfaite mise en bouche pour un set qui s’annonce rempli d’émotions. Dès les premières notes, c’est un véritable ravissement pour le public. Son timbre de voix spécifique couplé à une parfaite maîtrise du piano entraîne une véritable communion avec le public. C’est pour ressentir ce genre de choses face à des artistes hors du commun qu’on vient dans un festival. L’espace d’une heure, on a le sentiment d’être transporté dans une autre dimension,de vivre quelque chose d’unique aux côtés d’un chanteur qui nous fait passer à travers différents états au fil de ses chansons.

      Lorsqu’il entonne son deuxième titre plus doux que le précédent, son regard se veut plus profond. La batterie est particulièrement mise à l’honneur sur ce morceau et se marie parfaitement avec la voix atypique de Benjamin Clementine. Le violoncelle prend toute son ampleur par la suite pour accentuer toute la gravité d’un nouveau morceau aux tonalités marquantes.

      (c)OLIVIER_HOFFSCHIR
      (c)OLIVIER_HOFFSCHIR

      Benjamin Clementine, générateur d’émotions durant l’intégralité d’une prestation de toute beauté.

      On discerne aisément les raisons d’un tel engouement pour celui qui a été repéré dans le métro. Il joue allègrement avec ses musiciens en utilisant au mieux les spécificités de chaque instrument. Sur certains titres, sa voix monte crescendo. Il nous surprend à un moment en se confiant sur ses années parisiennes en prononçant quelques mots dans la langue de Molière. Malgré le caractère intimiste de son univers, on a suivi avec plaisir le set de Benjamin Clementine qu’il nous tarde de revoir sur une scène parisienne.

       

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