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      Rise of the Tomb Raider : sur les traces de Lara Croft en Syrie

      Le Stand Xbox One de la Gamescom mettait en avant l’exclusivité temporaire Rise of the Tomb Raider. L’occasion pour nous de se retrouver en tête à tête avec Crystal Dynamics et apprécier un nouveau niveau mis sur le devant de la scène avec le Temple Syrien.

      Une Lara plus humaine

      Il est toujours bien difficile pour une licence de perdurer sans vendre son âme au diable. Ainsi Tomb Raider a connu son premier Reboot en 2013 avec le très sobre Tomb Raider. Si beaucoup ont trouvé le jeu « agréable à jouer » et que le titre a relancé la carrière de Lara Croft (qui rappelons-le a débuté en 1996 soit 17 ans déjà dans le paysage vidéo-ludique) nombreux sont les amoureux de la belle aventurière comme moi, à avoir regretté ce virage bien trop commun de la licence. Tomb Raider (2013) était un bon jeu, mais si vous avez joué aux autres épisodes de la saga, ce fut un très mauvais Tomb Raider. La faute a une absence d’énigmes, d’une trame mythologique totalement mise de côté, et une Lara bien plus fade que d’ordinaire. Certes, l’idée de Crystal Dynamics était de mettre l’accent sur l’avènement de l’aventurière. Seulement, ceux qui ont joué à Sur les traces de Lara Croft après le mythique Tomb Raider 4 (tout autant utile), sauront vous dire que les éléments étaient déjà bel et bien présents.

      Rise of the Tomb Raider est donc dans la continuité logique du Reboot, après avoir mis l’accent sur les qualités de survivante de Lara Croft, cet opus vous amènera à découvrir une Lara prête à se mettre la communauté scientifique à dos pour aller à la recherche d’un artefact légendaire. C’est aussi un moyen de mettre Lara en confrontation avec son passé, en quête d’identité, sur les traces d’un père tout aussi célèbre. Ainsi la belle anglaise, qui reste affectée par les événements du Royaume de Yamatai, est désormais convaincue que les légendes sont des vérités bien réelles. C’est pourquoi, Lara part à la recherche de la mythique cité de Kitezh, qui renfermerait un artefact conférant l’immortalité. Rise of the Tomb Raider joue donc sur deux mythes, celui de Koschei l’immortel qui aurait séparé l’âme de son corps et de la cité sous les eaux de Kitezh. Un scénario qui promet donc des rebondissements plus élaborés que dans la trame de la reine solaire (à la manière de Tomb Raider 2 avec la dague de Xian, ou de Tomb Raider 4 avec la mythologie égyptienne).

      Vers un retour aux sources ?

      Le développeur de Crystal Dynamics n’était pas là pour montrer les phases de discrétion et de confrontations cachées avec les ennemis comme pour la conférence Microsoft. Phases qui avouons le, ne nous a pas forcément rassurés sur l’évolution de Rise of the Tomb Raider. Fort heureusement, ce qui nous a été présenté pendant cette Gamescom, ce fut le niveau en Syrie, plus accès sur l’exploration, la « grimpette » et le caractère d’aventurière de Lara, de quoi raviver l’espoir. La belle brune est bien malmenée au travers d’une course-poursuite en véhicule qui débouche sur une chute un brin douloureuse, où Lara, marquée physiquement par l’événement, doit continuer à pied sur la corniche d’une falaise. C’est l’occasion de noter le travail fait sur le physique de Lara dans Rise of the Tomb Raider. Si on peut toujours pinailler sur le rendu des cheveux, on peut au moins admettre que la peau, les blessures et les jeux de lumière sont plutôt bien fichus. La démo laisse place à une phase d’escalade. Tout comme dans le Reboot, il faut avoir une vue basse pour ne pas savoir où sauter. Une aide qui reste présente pour convenir aux plus grands nombres (rien à voir avec les sauts de Lara dans les premiers opus, où la moindre approximation vous coutait une mort certaine). L’avancée sur la falaise nous laisse le loisir d’observer le soin apporté à la fluidité des mouvements de Lara, au ciel et aux jeux de lumière. Le tout est très beau à regarder dans la démo de Rise of the Tomb Raider. La profondeur de champ que l’on peut admirer quand Lara est au sommet de la falaise, est indéniablement de bonne facture : les montagnes se dessinent en contrebas, la ville est marquée par les explosions, et le soleil couchant sublime la belle anglaise.

      Lara entre enfin dans son élément, par le biais d’une grotte. C’est étroit, dans le noir et pas très rassurant. Typiquement ce que l’on peut retrouver dans un Tomb Raider digne de ce nom. Vient la découverte d’un pilier avec de multiples inscriptions en grec ancien, cela sent bon la nostalgie. D’ailleurs, on appréciera la barre d’expérience liée au savoir. En effet dans Rise of the Tomb Raider, pour que Lara puisse décrypter au mieux les inscriptions, elle va devoir apprendre en observant des écritures et des fresques. Au final, en grimpant de niveau en archéologie, l’aventurière pourra déchiffrer des textes et trouver des salles cachées. Un ajout qui s’avère fort sympathique. L’archéologie ayant beaucoup disparu dans le Reboot ! A ce titre, il faut espérer que les niveaux seront plus explorables et moins « en ligne droite ». Bien entendu, les TR n’ont jamais été des jeux en monde ouvert, mais l’exploration était beaucoup plus ardue pour récupérer les secrets, notamment parce que les phases de plateforme étaient plus fréquentes et moins balisées que maintenant. Dans Rise of the Tomb Raider, CD semble avoir pris en compte les demandes des joueurs de la première heure, ceux qui ont connu le boulot d’Eidos / Core Design. Reste que les QTE sont bel et bien présents, et ce n’est pas toujours pour me plaire.

      Ceci étant, après avoir quitté ce petit corridor, Lara débouche tout droit sur une vue à couper le souffle : ruines envahies par la végétation, cascades avec arc-en-ciel sur la gauche, oiseaux en mouvements. Il n’y a pas à dire, l’exotisme est de retour dans Rise of the Tomb Raider et c’est une très bonne nouvelle. Les soins apportés aux murs friables sont remarquables, on sent les lieux fragiles, prêts à s’effondrer à la moindre secousse. Après une petite période de gymnastique dans les ruines, Lara nous fait peur avec une rencontre ragoutante. Avec les scorpions et les squelettes, il ne manquerait plus que les araignées, et on serait comblé. La découverte d’un champ de bataille digne de la Moria avec des rats qui courent, des squelettes qui sont prêts à tomber si vous passez trop prêts et une bande-son dans la veine d’Indiana Jones, on se sent chez soi ! Notons que les milieux bien que désertés sont vivants : le vent balaie les toiles d’araignées, les rongeurs traversent de temps à autre, et la poussière vous rappellent que ce ne sont pas des vacances. Place à une séquence avec de l’eau, les effets de celle-ci sur Lara sont appréciables, elle sort mouillée, ce qui rend très bien sur ses vêtements et sur sa peau. Les pièges sont de retour, mais qu’on se le dise, comparés à ceux de la tombe de Qualopec (Tomb Raider, 1996), ils paraissent assez simplistes ! Qui n’a pas pesté devant des boules géantes, des piques sortis de nulle part ou des trappes qui vous piégeaient sous l’eau ? Les pièges d’antan étaient bien plus compliqués à parer, à l’inverse des TR modernes qui sont souvent l’occasion de QTE. Dommage ! Reste à voir la qualité des énigmes, si celles-ci seront simplement figuratives ou nécessiteront que vous vous cassiez la tête. On retrouve les très légendaires « niveaux sous l’eau », ma plus grande hantise. Tomb Raider 2 m’ayant rendue « aquaphobe virtuelle », sortir le plus rapidement de l’eau sans se prendre une cage thoracique dans le museau promet d’être épique avec Rise of the Tomb Raider ! Vient ensuite une phase classique des TR, que l’on retrouve par exemple à la fin du niveau « L’antre du Dragon » de Tomb Raider 2 avec l’éboulement du temple et la nécessité de parvenir à s’enfuir tout en évitant de se faire écraser au passage. Le niveau se finit en beauté, nous laissant songeurs.

      Rise of the Tomb Raider pourrait bien relever Lara de ses cendres en puisant dans un retour aux sources conséquent. Si la qualité graphique est au rendez-vous et que l’archéologie est de nouveau un moteur scénaristique de Tomb Raider, il faudra cependant attendre d’avoir le jeu en main pour juger de la complexité des énigmes, de la nature des secrets à chercher et de l’utilité concrète de la barre de compétence archéologique. Rise of the Tomb Raider suscite beaucoup les passions et devra assurer un retour aux sources tant attendu. La bande-son devrait assurer la qualité du show, reste qu’on aimerait bien réentendre la voix française de Françoise Cadol (doubleuse officielle de Lara jusqu’au reboot et d’Angélina Jolie). En attendant le 15 novembre 2015 pour jouer à Rise of the Tomb Raider, reprenez donc un peu de Tomb Raider old school et comme dirait Lara « Cet endroit me donne la chair de poule ! Après vous… »

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