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      Retour sur Fast and furious 7

      Le dernier opus de la franchise mettant en scène le costaud Vin Diesel et le regretté Paul Walker est actuellement sur nos écrans. Avec le retour de Michelle Rodriguez, la présence de The rock, un nouveau méchant interprété par Jason Statham et l’arrivée inattendue de monsieur Kurt Russel et de l’incroyable Tony Jaa la star de « Ong Bak », ce « Fast and furious 7 » avait de quoi être explosif. Est-ce réellement le cas ?

      Paul Walker

      Ce nouvel opus ressemble malheureusement au précédent, le très contesté 6 ième épisode. Un long métrage sans âme et aseptisé qui repose sur son gros cachet, ses scènes d’action sans saveur et sur ses effets spéciaux décadents. Le long métrage reste néanmoins plus appréciable que le précédent, ne reprenant pas totalement le même fil conducteur, essayant de proposer par moment autre chose. Toutefois, certaines erreurs sont répétées. Ce 7ème épisode repose en réalité sur ses acquis, sur ce qui fonctionne depuis maintenant plus de quinze ans sans chercher réellement à prendre des risques ou à innover. Ainsi, on retrouve encore et toujours des scènes d’action complètement irréalisables, des situations impensables, des capacités dignes des meilleurs super-héros. Les explosions en tous genres et les scènes d’action interminables finissent encore par lasser le spectateur. Alors oui, une nouvelle menace indestructible a fait son apparition. Elle est tellement puissante qu’elle arrive à tuer un membre de la famille. Mais ces grands méchants surpuissants ne sont que des effets de mode. Dans chaque blockbuster actuel, les héros se retrouvent désœuvrés faces à un méchant plus puissant que la moyenne qui se révèle être à la fin comme n’importe quelle autre menace.

      Les personnages n’évoluent pas beaucoup non plus. Chacun a son rôle bien distinct et ne sort à aucun moment de ses gongs ou de ses directives. Vin Diesel et Paul Walker sont encore convaincants dans leurs rôles respectifs, suffisamment charismatiques pour donner un minimum d’épaisseur à leurs personnages. La notion de famille est elle aussi encore une fois mise en avant et protégée, une notion forte à « Fast and Furious » qui aurait pu être lourde mais qui pourtant fonctionne véritablement bien et offre toute sa dimension et son âme à la saga. Pourtant, plus les films avancent, moins cette notion est affectionnée. A l’image des films qui se normalisent, entrent doucement dans la case des blockbusters idiots, cette notion de famille est moins spontanée, moins puissante et moins enfantine, ce qui était en réalité la recette du succès et de la sympathie que le spectateur avait pour Vin Diesel et sa bande. L’évolution de cette saga ne va pas dans le bon sens. Elle en oublie parfois les fondements qui permettaient au premier « Fast and furious » d’être un véritable et honorable divertissement.

      Statham et Diesel

      Les personnages restent les mêmes. Les méchants ne sont pas étudiés. Jason Statham ne balance que quelques répliques bien senties, et Tony Jaa n’est bon qu’à se faire latter la tête par Paul Walker. De bien piètres rôles pour ces acteurs. « Fast and furious 7 » offre néanmoins un bien bel hommage au défunt Paul Walker. Par une conclusion touchante le long métrage vient rappeler les années de tournage, les nombreuses amitiés qui se sont formées. « Fast and furious 7 » rappelle que le décès de Paul Walker a été un coup très dur pour l’équipe, pour les amis et pour les innombrables fans. Le long métrage vient donc, sans véritable subtilité certes, mais avec une spontanéité touchante et renversante, rendre hommage à Paul Walker.

      Rien de bien nouveau dans les moteurs de « Fast and Furious ».

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