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      Rencontre avec Salma Hayek et Mika à la Fnac des Ternes pour la sortie du film Le Prophète

       

      A l’occasion de la sortie du film d’animation Le Prophète sur les écrans français le 2 décembre prochain, la Fnac des Ternes a accueilli le vendredi 2 octobre la coproductrice du film Salma Hayek ainsi que le chanteur Mika, la voix française du personnage principal, qui ont répondu aux questions des journalistes et du public.

      Le film d’animation Le Prophète est une adaptation du recueil de poèmes en prose de l’auteur libanais Khalil Gibran, publié en 1923 en anglais et qui a rencontré un succès tel qu’il fut traduit en plus de 40 langues.

      Le film débute avec la rencontre entre Mustafa, poète emprisonné sur l’île fictive d’Orphalese pour avoir écrit des poèmes considérés comme séditieux par les autorités politiques, et Almitra, petite fille de 8 ans qui se remet à parler après s’être murée dans le silence pendant deux ans à la suite du décès de son père. Après sa libération inattendue, Mustafa doit prendre un bateau pour rentrer chez lui. En chemin, il croise les habitants de l’île auxquels il fait part de son opinion sur des thèmes aussi divers que l’amour ou le travail. Almitra, qui le suit, s’imagine chacune de ses paroles dans des visions oniriques. Très vite, elle se rend compte que son ami Mustafa est en danger et décide de l’aider.

      Pour l’actrice mexicano-américaine Salma Hayek, l’adaptation du chef-d’œuvre de l’auteur libanais a indéniablement une dimension sentimentale. Invitée chez un ami lorsqu’elle a 18 ans, elle aperçoit le livre du poète sur une étagère. « Je me suis alors souvenue que c’était le livre de chevet de mon grand-père, qui était libanais, et qui est décédé lorsque j’avais 6 ans. » nous confie-t-elle. Elle tient néanmoins à insister sur le fait que le film n’est pas personnel : « it’s not about me », déclare-t-elle. « Ce film traite de sujets très sérieux, de problèmes universels tels que la mort ou la liberté ». Déplorant le fait que les nouvelles technologies nous séparent parfois plus qu’elles ne nous rapprochent, Salma Hayek déclare qu’elle souhaitait produire un film qui créerait du lien, qui réunirait petits et grands, avec des thèmes et des questionnements qui concernent aussi bien adultes qu’enfants. Selon elle, bien plus que du simple divertissement, ce film est également un hymne à la vie.

      le prophète mika

      Pour Salma Hayek, le métier d’actrice ne lui permet pas d’exprimer ses idées propres, mais seulement d’incarner celles d’autres personnes. C’est pourquoi elle considère que produire des films lui offre la possibilité de faire entendre sa voix, et justement, Le Prophète le lui permet au sens figuré comme au sens propre puisqu’elle double le personnage de la mère d’Almitra en version française ainsi qu’en version anglaise.

      C’est elle qui a contacté directement le chanteur Mika pour lui proposer de prêter sa voix au personnage de Mustafa dans la version française. « Pour doubler Mustafa, il fallait quelqu’un dont la voix exprime à la fois la sagesse que l’on acquiert par l’expérience et la sincérité et la pureté d’un enfant. Selon moi, ce sont deux éléments présents dans la voix de Mika. » Il s’agit également d’un clin d’œil aux origines libanaises du chanteur. Ce dernier n’a pas hésité une seule seconde, et bien qu’il avoue avoir eu des difficultés à doubler un dessin, il reconnaît qu’une fois les sons et autres voix ajoutés, on obtient un résultat surprenant et réussi.

      le prophète salma hayek

      Le recueil de Gibran comporte 8 chapitres. Chacun de ces chapitres poétiques a été réalisé par un artiste différent. «  Je voulais rassembler dans ce film des animateurs de nationalités différentes » nous dit Salma. Le film a alors bénéficié de noms prestigieux. Les frères Brizzi, Paul et Gaëtan, qui ont participé à la réalisation des films Fantasia 2000, Le Bossu de Notre-Dame ou encore l’oscarisé Tarzan, ont réalisé la séquence « Sur la Mort », qui d’après Salma Hayek, est la plus émouvante du film. L’artiste Joan Gratz, oscarisée en 1992 pour le court-métrage Mona Lisa Descending a Staircase, a réalisé le chapitre « Sur le Travail », d’une durée d’environ 4 minutes, ce qui en fait la séquence la plus longue du film. Pendant la rencontre, Salma Hayek ne tarit d’ailleurs pas d’éloges sur la technique de « clay painting » inventée par l’artiste et utilisée pour sa partie. Joann Sfar, qui a remporté à deux reprises un César pour Le Chat du Rabin et Gainsbourg (Vie Héroïque), a réalisé le chapitre « Sur le Mariage », avec un couple dansant le tango qui est celui que Mika nous confie avoir préféré.

      Le tout est supervisé par Roger Allers, à qui l’on doit le scénario de La Belle et La Bête et Aladdin ainsi que la réalisation du Roi Lion. Rien que ça…
Enfin, la musique a en partie été composée par Gabriel Yared, à qui l’on doit la bande originale du Patient Anglais ou encore Damien Rice. Autant dire qu’il s’agit d’un casting 5 étoiles.

      Rendez-vous le 2 décembre dans les salles obscures pour voir le résultat !

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