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      Red skin tome 1, une héroïne russe made in france

      Camarade! Deviens une Red Skin, comme la camarade Vera qui revient de Kaboul auréolée de succès! Cette femme, que dis-je, cette krasnaya koza, égale quinze hommes au combat, brille de son intelligence et rayonne de sa beauté! Camarade, rejoins le peuple, rejoins l’U.R.S.S., rejoins Staline! Toi aussi tu pourras, à force de persévérance et de missions réussies, aller au pays du capitalisme comme la camarade Vera, et combattre le puritanisme Américain comme le fait Red Skin contre le Carpentier. Cet homme, cet assassin, risque de soulever la population qui est contre les valeurs de notre Mère Russie. Alors viens camarade, viens et sois une Red Skin!

      Passons cette harangue pro-U.R.S.S. et parlons de cette bande-dessinée. Red Skin c’est l’histoire d’une super bombe, une femme, qui part aux États-Unis défendre les intérêts de la Mère Russie et de Staline.

      Xavier Dorison signe un bon scénario, qui fourmille d’idées et d’inventions. Voir une espionne russe infiltrer les États-Unis n’est pas rare, mais ça l’est plus quand c’est pour casser la gueule au puritanisme américain. Riche idée aussi que le décalage entre l’U.R.S.S. et les États-Unis dans les années 60-70. Et grand choc pour notre héroïne de passer de tickets de rationnements à un super marché où tout est en abondance. Le personnage principal, Vera, est bien travaillé. Elle est belle, intelligente, forte et en même temps toute émoustillée lorsqu’elle découvre les États-Unis et sa politique du trop. Les autres personnages sont tout aussi intéressants, du vieux réalisateur de pornos ayant raté son suicide à l’espion russe geek infiltré depuis des années, en passant par un fou puritain qui ferait passer un amish pour une prostituée syphilitique vendant son corps pour une dose de crack. Et ce fou qui tue des hommes et des femmes aux mœurs trop légères pour lui…

      Un style inimitable

      Terry Dodson à un style graphique que j’adore, indéfinissable, proche des comics comme Ultimate ou Runaways. Il est réputé pour savoir dessiner les corps de femmes et je dois dire que sa réputation n’est pas imméritée. Les corps sont beaux et dynamiques, sans malformations. Les visages sont expressifs et vivants. Les couleurs sont superbes et l’encrage fait par sa femme, Rachel, est sans défaut. Je trouve pas peu de choses négatives à dire du point de vu graphique.

      Une oeuvre à se procurer!

      En somme, je dirai que c’est une bande-dessinée de toute beauté grâce au coup de crayon de Dodson, qui se conclut par un cliffhanger bien amené. La seule toute petite remarque que je pourrais faire est que le décor ne représente pas vraiment le milieu dans lequel se déroule l’histoire. L’intrigue se passe entre autre dans des studio de filmes pornos californiens et dans la villa du producteur de ces derniers. Alors est-ce une volonté de l’équipe créative ou de la maison d’édition?

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