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      Red Bull Music Academy au Pitchfork Festival de Samedi

      Le Pitchfork Festival est un festival international entre les USA et l’Europe. De base, il a lieu a Chicago en juillet et toujours sur 3 jours. Mais depuis quelques temps il se déroule aussi à Paris, fin octobre à la Grand Halle de la Villette.

      Cette année à l’occasion de la Red Bull Music Academy, une association a été faite et permettait de continuer la fête après minuit au même endroit. Samedi soir, la RBMA portait l’étendard de la musique électronique.

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      De 11h30 à 5h30, 6h de régal musical. Au programme : Hudson Mohawke, John Talabot en back to back avec Roman Flugel et enfin « notre » Laurent Garnier national.
      La Grande Halle était séparée en deux pour l’occasion. D’un coté la scène Pitchfork, de l’autre, la scène Red Bull Music Academy, toutes deux se faisant face en étant séparées par 2 bars et une zone d’exposition et de produits marketing.

      Niveau scéno, c’était comment ?
      Comme certains autres festivals, le Pitchfork tend à lier l’art à la musique. Différents espaces intérieurs donnaient accès à des bars mais aussi à des coins détente. Un coin récréation avait même été mis en place ! On pouvait faire de la balançoire, jouer au flipper etc… Sur la scène, il n’y avait pas de travail graphique, pas d’écran ni de LED, mais un travail sur les jeux de lumières. En effet, différentes installations permettaient de créer plusieurs ambiances différentes en fonction du style musical.

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      S’il y en avait pour les yeux, y en avait-il pour les oreilles?
      L’architecture du lieu, qui est en verre et très haut sous plafond n’a pas du tout joué sur la qualité sonore. En effet, on ne souffrait pas de réverbérations. La qualité du son était claire et malgré le nombre de personnes présentes, il était réparti de façon assez homogène. Ni trop fort ni trop bas, on peut vraiment dire que le son était très bien géré. Un très grand merci aux régies.
      En plus d’une bonne qualité sonore, comme on vous le disait, la qualité du line-up était plus que démente.
      En effet, Hudson Mohawke faisait l’ouverture de la RBMA. 23h30, il entre en scène et se lance devant un public très disparate. Beaucoup d’étrangers ou de personnes mélomanes mais sans forcément connaitre le milieu électro. Il joue un set très vif qui mêle a la fois musique house et distorsions, un genre qui va énormément fédérer le public.
      Puis changement de scène et ce sont deux génies qui prennent le relai. John Talabot, un Dj producteur espagnol très en vogue dernièrement tant pour ces productions que pour ses sets. Il est devenu une figure emblématique de la scène électro. Né en 1982, il commence à jouer tout d’abord dans les années 2000 à Barcelone sous le nom de D.A.R.Y.L. avec des musiques plutôt techno, puis en 2009 il décidera de changer complètement et de devenir John Talabot. Son set en back to back avec Roman Flugel, a commencé avec une house plutôt calme, pour ensuite dériver vers de la deep et finir sur de la techno. Il a joué certaines de ses productions mais aussi d’autres musiques qu’il a l’habitude de jouer en set comme : Pale Blue : « One Last Thing ». Roman Flugel est celui qui a passé la toute première track du set. Caché derrière ses lunettes de petit génie, il enchaîne méticuleusement ses musiques à celles de John Talabot.
      Roman est un des plus pointus Dj allemand. Il commence au début des années 90 à Frankfort où il continue d’exercer encore aujourd’hui. Il est capable de jouer aussi bien house que techno. À eux deux, le back to back était une merveille. Un vrai dialogue musical avec de bonnes transitions et un réel travail de recherche sur les sons passés. Ils se sont fait plaisir sur scène et ont régalé nos petites oreilles.

      Le set avait été vraiment préparé car lors de l’enchainement entre le b2b et Laurent Garnier, il n’y a pas eu de coupure. En effet, la dernière track passée par le 2b2 était Acid Eiffel, un des titres phares de Monsieur Laurent Garnier, qui a pu par conséquent commencer. Même construction de set, un début plutôt planant et magnifique à écouter, avant d’évoluer vers quelque chose de plus rythmé et de se laisser emporter. Laurent Garnier a été très éclectique dans son choix de playlist, passant aussi bien certains de ses titres que quelques productions P-20151102-00143_HiRes JPEG 24bit RGBmusicales plus ouvertes au grand public. Sans doute un choix délibéré pour s’adapter au public de la salle. Un set génial comme souvent. Le public était en feu et dansait de façon frénétique. Quand la dernière track a retenti le public ne voulait plus quitter la salle. Ces 2h30 de set ont été magiques. Du « grand » Garnier ! Des enchaînements parfaitement maîtrisés, pas de temps morts, pas de baisse d’intensité. Il a su nous garder en haleine jusqu’à la fin. Dernière les platines, on pouvait le voir vraiment aimer ce qu’il faisait, ce qui nous faisait aussi plaisir.

      Il est déjà 5h30 et l’impression que la soirée n’a duré qu’une heure est dans la tête de chacun.

      Sinon niveau restauration et services ?
      Plusieurs foodtrucks étaient présents. Ils proposaient une alimentation variée à un prix habituel pour un festival. L’accès aux vestiaires et aux toilettes étaient gérés avec une certaine fluidité. Des bars, il y en avait partout. Dehors, dedans, à l’étage…. La gamme de prix et les choix proposés étaient eux aussi raisonnables, avec une bonne gestion du trafic.

      La Red Bull Music Academy a donc très bien géré cette co-production avec le Pitchfork Festival. La soirée organisée était une réussite. La RBMA n’est sur Paris que pour 1 mois, alors il faut en profiter car les conférences et les concerts organisés sont vraiment géniaux.

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