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      RAPHAËL : Anticyclone à l’horizon

      Tantôt rockeur, tantôt romantique et poète, très souvent tout cela à la fois, Raphaël est de retour le 22 septembre avec un nouvel album : Anticyclone. Le musicien français a composé tous les morceaux et les paroles de l’album, réalisé par Gaëtan Roussel.

      Trois titres en avant-première

      S’il est question de tempête avec Raphaël, elle est intérieure, de l’ordre de l’émotionnel.

      Ses trois titres déjà parus se nomment L’année la plus chaude de tous les temps, Paris est une fête et Retourner à la mer.

      Trois noms oniriques, qui esquissent des passerelles pour rejoindre des univers à part. En équilibre.

      Univers oniriques et urbain

      L’îlot de Retourner à la mer est un pays, car Raphaël a obtenu le prix Goncourt de la nouvelle au mois de février en publiant un recueil de nouvelles éponyme.

      Le morceau débute par une introduction au piano, au rythme du naufrage des vagues sur une plage grise. A partir de cette image concrète du rivage au lever du soleil, le chanteur français convoque des thèmes plus grand ; l’Amour, le temps.

      Mystérieux, poétiques, urbains et inachevés, les textes de Raphaël éveillent au monde et à l’humain.

      L’année la plus chaude de tous les temps dessine des fils entre les aléas météorologiques, cosmiques même, et la femme qui vit dans sa maison. Quand elle passe de la salle à manger au salon, l’anticyclone débute. On pense à une histoire d’amour menacée par les catastrophes météorologiques à venir. Réchauffement climatiques, fortes pluie, grand vents, les thèmes sont contemporains.

      La voix de Raphaël, caresse, et écorche. C’est une brume mélancolique qui transporte des échardes d’or. Raphaël n’est pas dans le spleen énamouré des étoiles inaccessibles, ni un rockeur au blouson de cuir clouté aux voyelles agressives.

      Raphaël est un hybride. Et Anticyclone, par procuration, l’est aussi.

      Paris est une fête débute comme la complainte d’un adolescent qui fugue, qui admire la vie qu’il rate à être sage, en restant chez lui. « Simplement être vivant », dans les rues de la capitale, le temps d’une soirée, comme celui d’une chanson, est soudain possible. Traîner ses guêtres devant chez Boris Vian, regarder la nuit qui ne dort pas. La vie est une fête.

      Sous la plume de Raphaël, Paris n’est pas une ville en fête, Paris est la fête.

      Laissons Anticyclone être une fête, un assemblage de morceau à célébrer, intimement sensibles et solides à la fois. Délicats.

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