More
    More
      Array

      Quantum Break : une démonstration à la Gamescom, impressionnante !

      Si EA a fait sensation avec des stands massifs et des jeux fortement attendus, le stand Xbox One n’a pas à rougir. En effet, les conférences des plus grosses exclus présentées étaient bien au-dessus du lot. Attendre deux heures pour assister à la conférence du jeu d’action Quantum Break en valait largement la chandelle. Là où Square Enix et Bethesda faisaient entrer des centaines de personnes en une fois et diffusaient des vidéos de Gameplay, Microsoft vous proposait des salles d’une vingtaine de personnes, avec développeurs présents pour jouer en live, des casques individuels avec réglages de la langue (Allemand / Anglais) et surtout du gameplay inédit et des explications par ceux qui ont fait le jeu. Ainsi, une fois installée, ce fut un des développeurs de Remedy et son assistant qui prenaient le relais avec nous pour 30 minutes intenses.

      Quantum Break Monarch

      Un casting sur mesure

      Quantum Break c’est l’histoire d’une expérience sur le temps dans une université qui a tourné court. Jack Joyce qui en échappe vivant, se retrouve doté de la capacité d’interagir avec le temps. Alors que le monde subit les modifications alarmantes du temps détraqué, le principal rival de Jack, Paul Serene n’aura de cesse d’utiliser son propre pouvoir, celui de voir le futur, à des fins personnelles. Les ambitions profondément égoïstes de Paul pourraient bien entrainer le monde à sa perte. L’histoire promet d’être portée par une narration forte dont Remedy a le secret et pour la rendre crédible au mieux, le casting est digne d’un film hollywoodien 5 étoiles. On retrouve donc des acteurs en chair et en os pour incarner les personnages de Remedy : Shawn Ashmore, Aiden Gillen, Dominic Monaghan, Lance Reddick, Marshall Allman et Amelia Rose Blaire.

      C’est le temps qui court, court !

      Remedy aurait pu se contenter du gameplay diffusé pendant la conférence Microsoft, qui donnait déjà l’eau à la bouche. Mais cela aurait été un peu trop se reposer sur ses lauriers et ce ne fut fort heureusement pas le cas. C’est donc agréablement surpris que nous accueillions en direct une toute nouvelle séquence de Gameplay révélée. Manette en main, l’assistant du speaker nous offre d’abord un bref aperçu des contrôles du personnage et attire notre attention sur la barre des pouvoirs à droite de l’écran. Alors que la vidéo de gameplay de Microsoft s’appuyait plus sur une phase de gunfight, notre séquence met en avant les distorsions du temps dans Quantum Break, le côté plus « plateforme » du jeu. Jack doit traverser les docks qui subissent un phénomène de perturbations du temps, phénomène dont le monde est victime depuis l’expérience désastreuse à l’université.

      C’est en vue troisième personne que l’on suit le niveau et il faut bien le dire, les décors sont impressionnants. La gestion du temps, l’impression d’un fil qui s’écoule comme une simulation qu’on ralentit et accélère à souhait, tout est absolument magistral. N’en déplaise aux détracteurs de la Xbox One, mais le rendu est absolument époustouflant. Beaucoup de jeux ont déjà employé la thématique du temps, mais les décors et environnements ne l’incarnaient pas de cette façon. Jack doit donc se frayer un chemin, tout en évitant les conteneurs et autres objets métalliques d’un chantier naval, rendu dangereux quand ils sont en mouvements. Bien que très différents, Quantum Break approfondit à l’extrême l’idée de DONTNOD pour Remember Me. Mais là où un Remember Me va se contenter d’un reboot des souvenirs avec un ralentissement et une accélération qui rappellent les cassettes vidéo, Quantum Break lui va faire le choix d’un environnement totalement impacté par le temps. Difficile de vous expliquer, tant la séquence était visuelle. Graphiquement le jeu est superbe, le personnage se déplace avec fluidité et doit faire appel à ses pouvoirs pour passer sans encombre. A partir de là, ce sont les capacités du héros qui sont mises en avant dans cette course contre la montre (sans mauvais jeu de mots).

      On retiendra les deux pouvoirs présentés pour l’occasion : le Time Stop qui immobilise le temps, le Time Rush qui va permettre au personnage d’accélérer sa vitesse. Jack doit observer les mécaniques du temps, pour anticiper. Ainsi, quand des conteneurs s’écrasent les uns sur les autres et que le temps rejoue la scène indéfiniment, il faut saisir sa chance et faire appel au Time Rush pour passer rapidement. La séquence se termine d’ailleurs par un autre gunfight avec les hommes de la société créée par Paul Serene, Monarch Solutions. On voit de nouveau les pouvoirs de Jack s’exprimer, le Time Shield joue le rôle d’un bouclier et le Time Dodge envoie une décharge et projette les adversaires. En soi, les pouvoirs ne sont pas révolutionnaires, mais ce qui est bien plus intéressant c’est de pouvoir les combiner. Jack nous offre d’ailleurs des éliminations très visuelles au corps à corps. Il peut tout autant se servir d’armes à feu et jouer la carte du tireur à couvert. Chacun fera donc l’approche qui lui semble la plus appropriée.

      Une narration hybride

      Mais Remedy ne mise pas tout sur le visuel, il s’appuie sur un scénario qui en plus d’être porté par des acteurs, se trouve multiple. Le but est bien d’en faire une expérience inédite. D’autres se sont risqués à combiner le support vidéo-ludique et télévision comme Defiance. Pour autant, le cross média n’est pas encore très convaincant. Et pour cause, cela nécessite de conserver la dynamique du jeu, tout en laissant la place à la série pour que l’un ne prenne pas le pas sur l’autre. Si le jeu Quantum Break devrait nous mettre le point de vue de Jack en évidence, la série elle permettrait de révéler le point de vue opposé, des antagonistes. Il était intéressant de voir le rendu à l’appui, ainsi, on a pu voir une scène du jeu où Jack se réveille dans une camionnette, prisonnier. Il s’en échappe et désarme deux autres personnages qui se tiennent en joue. La série elle, nous montre la scène de l’extérieur de la camionnette, notamment la confrontation entre les deux autres personnages et leur réaction après le désarmement. On sait déjà que la série comprendra 4 épisodes d’une vingtaine de minutes et qu’ils relieront les différents chapitres du jeu. Il sera d’ailleurs possible d’influer l’un sur l’autre. Nous avons ainsi assisté à deux scènes tirées de la série, avec des dénouements totalement différents. Il est encore bien difficile d’estimer ce que sera l’expérience définitive, mais Quantum Break a au moins le mérite de prendre des risques et d’aller chercher une narration plus complexe que ce qui se fait actuellement dans les jeux.

      Quantum Break est resté bien discret cette année. Absent de l’E3, il revient en force à la Gamescom. Démontrant habilement qu’il se veut ambitieux, pionnier d’une nouvelle expérience et fer de lance de la Xbox One, Quantum Break pourrait bien bénéficier de l’expérience non négligeable de Remedy pour le propulser du statut de jeu au gameplay commun à jeu unique (comme Alan Wake avant lui). Gageons que cette très bonne impression suivra et que le résultat final sera à la hauteur des attentes que le jeu suscite. D’ici le 5 avril 2016, n’oubliez pas que « le temps est le pouvoir » !

      0

      LAISSER UN COMMENTAIRE

      S'il vous plaît entrez votre commentaire!
      S'il vous plaît entrez votre nom ici

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.