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      Owari no Seraph, les larmes pourpre

      Owari no Seraph, ou Seraph of the end, fait une sortie remarquée en anime pour ce printemps 2015. La belle saison arrive, mais avec Owari no Seraph les fleurs se teinteront surtout de rouge sang.

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      Titre original : 終わりのセラフ (Owari no serafu)
      Année : 2015
      Genre : Shônen, action, drame, fantastique
      Nombre d’épisodes : 12
      Durée des épisodes : 25 minutes
      Studio : Wit Studio
      Disponible sur : Wakanim


       

      Synopsis :

      Un jour, un mystérieux virus décime la population humaine, à l’exception des enfants de moins 13 ans qui ne peuvent le contracter. Surgissent alors les Vampires pour asservir les survivants et les élever comme du bétail pour leur production de sang.
      L’histoire nous entraîne aux côtés de Yûichirô Hyakuya, un esclave orphelin faisant partie de ce triste « élevage ».
      Ayant perdu son frère Mikaela et le reste de sa « famille » lors de leur évasion, Yûichirô se promet de tuer tous les Vampires. Pour cela, il rejoint la résistance à l’extérieur de la ville.

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      Yûichirô (gauche) et Mikaela (droite)

      Avis :

      Owari no Seraph se démarque dès le premier épisode par un démarrage brutal dans le vif de l’histoire. Peu (ou pas) de temps n’est accordé à la mise en place du cadre : tout se passe très vite, mais ce choix scénaristique avisé nous renvoie finalement à la réalité.

      Les images sont dures, mais l’anime se dote très vite d’une esthétique visuelle concentrée autour de l’enfance, du blanc immaculé ou taché de pourpre, donnant un effet tout à fait saisissant. Pour ces orphelins qui avaient trouvé refuge ensemble, la perte de l’innocence se fait dans un bain de sang.

      Ce qui me semble intéressant dans ce que cet épisode pilote présente, c’est bien la relation du vampire à l’humain : ils apparaissent au spectateur comme des prédateurs froids et sadiques, mais agissent pourtant à la manière d’un miroir pour les Hommes, reflet de notre propre pratique de l’élevage.

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      La barbarie et la brutalité dans cet anime sont finalement contrebalancés par une esthétique léchée, une animation fluide, des graphismes et décors magnifiques ainsi qu’une bande-son sobre et réaliste, qui mettent certes de la poudre aux yeux, mais font aussi l’emphase sur l’éternelle froideur intrinsèquement liée à la cruauté.

      Enfin, la relation Yûichirô / Mikaela (en raison de leur tempérament et de leur physique) fait inévitablement penser à celle qui oppose Inaho et Slaine dans ΛLDNOΛH.ZERO… ce qui laisse présager sans trop de surprise la suite des évènements, qui pourra s’avérer cependant très intéressante.

      Sanglant et poignant, ce premier épisode de Owari no Seraph fait jaillir avant tout réalisme et froideur, non sans une certaine beauté dans toute cette violence. N’espérez pas y voir de la pitié ou de dénouement heureux : le monde est cruel, et la réalité bien souvent brutale.

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      Trailer :

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