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      Other Lives et The War On Drugs au festival « Days Off » : on y était !

      Pour cette avant-dernière soirée, la 5ème édition du festival Days Off était aux couleurs des Etats Unis, puisque 2 groupes de cette contrée s’y sont produits : Other Lives et The War On Drugs. 2 styles différents (le premier va fouler le pas du côté de Radiohead ou de Connan Mockasin, quand le 2 ème s’inspire des plus classiques Tom Petty ou Dire Straits) mais une même scène alternative, puisque ce n’est que la presse spécialisée qui les remarque avant tout, n’ayant pas l’ambition de pop-stars. Mais trêve d’étiquetage : leur musique a surtout la particularité de faire rêver un peu, car on remarquera la même propension à produire des sonorités élévatrices et vaporeuses, c’était un peu « An American Dream » hier soir, 2 jours après la fête de l’Indépendance.

      The War On Drugs
      The War On Drugs

      Les gens se pressent autour de la Philharmonie, et nombre de festivaliers se plantent de direction pour qu’on leur précise qu’en réalité, c’est dans les enceintes de la Cité de la Musique qu’a lieu le concert de ce soir, dans la salle intitulée « Philharmonie 2 ». Une salle remarquable pour l’acoustique qu’elle propose. La 1ère partie Other Lives pourra en tirer à profit, dans sa formation multi instruments (Jesse Tabish à la voix, guitare, piano et basse, Colby Owens pour les nombreuses percussions, Jonathon Mooney pour les cuivres et le violon, ainsi que plein d’autres instruments, comme le basson, la trompette, la clarinette…) et son installation sonore chargée. Les amateurs comme les curieux auront apprécié des morceaux dans lesquels se mélangent voix fantomatiques et arrangements baroques et limpides à la fois. Après avoir entonné un « Something in the way » de Nirvana presque gothique, le groupe laisse place à The War On Drugs avant même l’heure de jeu.

      Other Lives au festival Days Off
      Other Lives au festival Days Off

      The War On Drugs arrive, et le clou de la soirée peut commencer. C’est un Adam Granduciel (au chant et à la guitare) jovial et débonnaire qui déboule, à la propreté d’une rock star, quoiqu’altérée par son allure hirsute. Cela démarre par « Burning« , le morceau le plus new-wave de son répertoire (on croirait entendre le clavier des Cure derrière), qui part très vite et électrise l’audience. La séduction sur cette dernière est totale, lorsqu’on voit les quelques groupies qui parfois entonnent les paroles en sa compagnie. C’est que le personnage en jette, un look qui se situerait entre Chris Robinson des Black Crowes et Michael Hutchence de INXS, une voix sonnant comme Tom Petty, un côté un peu roque à la Rod Stewart, un jeu de guitare technique ravageur, les ingrédients ne manquent pas.

      The War On Drugs au festival Days Off
      The War On Drugs au festival Days Off

      The show must go on : un effort particulier a été fait sur les lumières qui, couplées à l’acoustique exceptionnelle de la salle, fait meilleur effet qu’un spectacle pyrotechnique d’un ersatz de Pink Floyd au bois de Vincennes. Une ambiance qui impressionne, entre lumières tamisées et projections semi-lasers fluorescentes qui mettent en valeur la prestation scénique du groupe. Le batteur doit suivre une cadence parfois difficile : les 7 minutes de « An Ocean Between the Waves » au tempo très soutenu ne peuvent se faire sans ce colosse aux baguettes imposantes. Le cor de chasse, ou le saxo baryton, rajoutent un côté épique, alors que les virées guitaresques sont déjà d’un haut niveau.

      The War On Drugs au festival Days Off
      The War On Drugs au festival Days Off

      Le public ne désemplit pas, et entre 2 humeurs bon enfant du chanteur, assez communicatif, le combo déroule le répertoire de son révélateur « Lost In The Dream« , dernier album sans lequel leur notoriété n’aurait pas traversé l’Atlantique. On a le droit à des pauses d’intensité, lorsque les ballades sont abordées (comme « Suffering« ), et c’est peut-être la part la plus classique et la moins excitante du groupe. On lui préfèrera les bravoures accélérées du début du show, à moins que la grâce ne vienne reprendre ses droits avec « Eyes to the Wind« , un grand morceau, d’une emphase virevoltante et harmonieuse, aux arrangements riches. Qui fait que les 2 heures de show n’ont finalement pas été volées, même si aucun rappel ne sera fait (on est quand même que lundi,  le week end festif annonçant l’été étant terminé).

      The War On Drugs au festival Days Off
      The War On Drugs au festival Days Off

      Retrouvez The War On Drugs au festival PUKKELPOP en Belgique, le 22 août 2015.

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