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      NO LOGO 2016 : Du reggae dans le Jura (2/2)

      14 août : deuxième journée au No Logo

      C’est sous une chaleur écrasante et un soleil radieux que nous avons débuté cette dernière journée du No Logo. La grande liberté de circulation émanant de l’organisation de l’évènement nous a permis de nous évader au petit matin pour une balade matinale sur les rives du Doubs, situé à quelques pas du site du festival.

      Après cette pause en compagnie de dame nature, nous nous sommes rendus à la projection du documentaire « Demain » prévue pour 12h30 sous le chapiteau du camping. Une pause à l’ombre, nous permettant d’ouvrir un peu plus nos esprits sur les modes alternatifs de production et de consommation. S’en est ensuite suivie une discussion ouverte avec différents intervenants locaux et non locaux sur des sujets divers et notamment la monnaie locale.

      Festival No Logo

      Le reste de l’après-midi a été rempli d’initiatives et de possibilités pour les festivaliers de se reposer, d’échanger autour de jeux de sociétés en libre-service, Turbo Dancing, et surtout de séances de glissades sur bâche mouillée sous cette chaleur écrasante. Une pause ludique remplie de good vibes  avant que les concerts ne débutent à 16h30.

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      MYSTICAL FAYA

      Fondé en 2007, ce groupe de 6 musiciens a choisi les terres du Jura pour « faire du reggae, du vrai, du roots ». Jusqu’alors inconnus de notre rédaction, les Mystical Faya nous ont transmis leur amour pour cette musique avec notamment des titres tout droit sortis de leur dernier album « Sleeping Souls ».

      KABAKA PYRAMID

      kabaka pyramid

      Nous l’attendions avec impatience. Cet artiste si polyvalent qu’est Kabaka Pyramid nous intrigue en effet depuis déjà un bon moment. Véritable couteau suisse (ou jamaïcain pour le coup), Kabaka Pyamid oscille entre les mélodies du reggae et les lyrics hip-hop afin de donner naissance à un véritable style. Porteur de nombreux featuring, l’artiste représente excellemment cette nouvelle génération Reggae Revival. Nouvelle branche du reggae à laquelle l’artiste a notamment rendu hommage en interprétant des titres de Chronixx (vous pouvez d’ailleurs le retrouver sur le tout nouvel EP de celui-ci sur le titre « Roots and Chalice »), Damian Marley ou encore Anthony B. Et comme on dit chez nous, stay tuned, car ce jeune homme risque fortement de continuer à faire parler de lui.

      THE SKINTS

      On ne vous les présente plus, le groupe de reggae/punk/ska tout droit venu du Royaume Uni qui agite les foules du monde entier en ce moment était évidemment de la partie. Nous vous avions d’ailleurs emmené avec nous lors d’un de leurs passages à Paris, souvenez-vous !

      BALKAN BEATBOX

      Formé en 2005, ce groupe mélangeant électro, hip hop et musique des Balkans était l’exception de ce festival. Hors de toute frontière musicale, Balkan Beatbox ne fait pas de reggae en tant que tel, mais parvient à tout allier en donnant naissance à un style qui leur est propre et qui a apparemment plu au public !

      THE CONGOS

      congos

      Oui, nous apercevons déjà la lumière émaner de vos yeux à la lecture de ce nom mythique du reggae jamaïcain. Formé en 1977 par Cedric Myton et Roydel Johnson, ce groupe est à l’origine d’un album considéré comme l’une des plus grandes œuvres de reggae jamais égalée : « Heart of the Congos » (également appelé le « Joyaux Noir »), produit par le grand Lee Perry au sein même du Black Ark Studio. Véritable parenthèse enchantée, ce concert fut notre coup de cœur du festival. Un retour aux sources du reggae, nous rappelant à quel point ce style musical était déjà d’une modernité à peine croyable il y a quarante ans de cela. Passé à une vitesse folle, le concert s’est terminé par le cultissime « Fisherman ».

      Festival No Logo

      JAH CURE

      Place au reggaelover de ces dames ! Prénommé ainsi par Capleton, le chanteur ne pouvait que percer dans le reggae. Suite à des déboires avec la justice et une incarcération de 8 ans au cours de laquelle il continuera de sortir des morceaux, Jah Cure sortira en 2007 plus connu qu’avant son enfermement. Désormais libre depuis bientôt 10 ans, Jah Cure n’a cependant pas manqué de rendre hommage à une des figures du dancehall jamaïcain toujours derrière les barreaux à l’heure actuelle : Buju Banton. Au-delà de cet aspect difficile de son parcours, Jah Cure nous a régalés en nous chantant l’amour, avec notamment des titres tels que le célèbre « From My Heart ».

      ALBOROSIE

      C’est en beauté que cette nuit du 14 août s’est terminée. L’italien le plus connu du monde du reggae clôturait en effet cette folle édition du No Logo Festival. Débarquant sur scène en transportant ses dreads aussi grandes que lui dans ses bras, tel un nouveau-né, l’artiste nous a ramenés, des années en arrière, et nous a rafraîchi la mémoire : Alborosie est là, il est toujours là.

      Enflammant son public en débutant les festivités avec le cultissime « Herbalist », l’italien a par la suite enchaîné ses classiques mais également des productions tout droit sorties de son nouvel album « Freedom and Fyah » dont la tendance dub est largement assumée par l’artiste. Tel un jamaïcain, Alborosie fait du reggae, mais pas que. Il le respecte et l’honore d’une telle force que le respect s’impose, sans compromis. Respect qu’il a d’ailleurs acquis au sein de la communauté jamaïcaine en étant le premier artiste blanc à voir ses disques distribués par le label Tuff Gong (label des Wailers). Réelle bête de scène, les programmateurs ont visé dans le mille en choisissant de clôturer cette édition 2016 par Alborosie.

       

      S’en sont ensuite suivies des soirées improvisées pour continuer la fête, jusqu’au petit matin, aux quatre coins du camping.

      Nous espérons à travers ces lignes vous avoir transmis toute la positivité que nous avons pu ressentir lors de ces deux journées. Car malgré un festival affichant complet, l’organisation est telle que même les agoraphobes s’y sentiraient bien : de l’espace, de l’air et du reggae.

      Nous avons également été frappés par la sympathie contagieuse du staff et du public, toujours de bonne humeur et pas une seule altercation à déplorer. Pour la toute première fois, le No Logo affichait complet et battait ainsi son record de fréquentation avec 36 000 billets vendus. Sans l’aide d’aucune subvention publique, le festival a su rester fidèle à lui-même : alternatif et indépendant. Alors nous ne dirons qu’une chose : Bravo No Logo, et longue vie au reggae que nous chérissons tant.

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