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      « Night Bird » : l’envolée musicale de Biga Ranx

      Nous l’attendions avec impatience et le grand retour de Biga Ranx a bien eu lieu ce 9 mars 2015 avec la sortie de « Night Bird », un nouvel album signant la maturité et l’envolée du petit oiseau de la rub a dub fançaise : Gabriel Piotrowski, plus connu sous le nom de Biga Ranx.

      Le surdoué de la rub a dub

      MC français ayant fait ses débuts au sein des sound system tourangeaux ( oui oui, des sounds systems il y en a partout, tout le temps, il suffit simplement de savoir être une petite souris pour les dénicher et peut-être tomberez-vous nez-à-nez avec un futur artiste faisant ses armes au sein de ces superbes soirées) dès l’âge de 13 ans. Musicalement surdoué et passionné par la culture jamaïcaine, celui-ci ne tardera pas à se faire remarquer grâce à son style alliant Reggae, Hip Hop, Dub, Dancehall et son flow digne d’un singjay jamaïcain.

      C’est en 2004 que Biga Ranx décide de partir lui-même à la conquête du public en créant le « Bandalero Sound System » avec le Dj Atili Bandalero. Cette expérience permet ainsi au jeune artiste de tester ses productions, ses inspirations, auprès d’un public ouvert, éclectique et curieux.

      Suite à un voyage en Jamaïque pendant lequel il enregistrera son premier morceau aux côtés de Ninja Ford, le MC tourangeau décidera de se tourner vers les terres anglaises afin de parfaire son anglais et d’y découvrir une autre culture musicale. Cela n’a en effet pas manqué puisqu’il découvrira plus en profondeur un élément qui aura une incidence primordiale sur ses compositions d’aujourd’hui : la dub. Ce genre musical est issu d’une terre musicalement richissime : la Jamaïque, et consiste en une mise en avant (souvent électronique) des basses et de la batterie.

      La reconnaissance d’un talent

      Suite à ces nombreuses expériences, le destin de Biga Ranx n’a cependant pas fini de lui réserver des surprises de taille. C’est en effet en 2008 que la machine Biga Ranx est lancée lorsqu’il fait la rencontre du singjay Joseph Cotton. La recette est simple : un studio (Lootayard en l’espèce), de l’inspiration, et une alchimie magique entre deux artistes. Cela aura pour résultat un simple freestyle posté sur Youtube (ici) qui a dévoilé au plus grand nombre l’aisance et le talent du jeune Biga, tout juste âgé de 20 ans.
      L’artiste révélé n’a alors plus de frein à sa création et signera 3 ans plus tard chez l’un des plus grands labels reggae de France : XRAY Production. De cette collaboration naîtront deux albums : « On Time » (2011) et « Good Morning Midnight » (2013).

      Suite au succès et à la qualité de « Good Morning Midnight », Biga Ranx était attendu avec une impatience certaine chez ses fans, mais également une once d’appréhension. En effet, après avoir créé une telle oeuvre si jeune, il était possible de se demander si le MC tiendrait la route ou s’il se reposerait sur son précédent, et encore tout chaud, succès.

      Biga Ranx, ou la création constante

      Biga Ranx nous répondra rapidement par la négative, soit le 9 mars dernier, en nous offrant sa nouvelle création : « Night Bird ». Cet album signe la maturité du jeune artiste aujourd’hui âgé de 27 ans. Biga Ranx s’affiche en effet moins fêtard et moins dancehall que sur son dernier album et nous propose une création reggae dubby, largement inspirée par ses influences du moment qu’il traduit notamment à travers son propre label (Brigante Records) et ses créations appartenant à un nouveau style créé par ce dernier : la Dub Champagne.
      Nous pourrons alors parler de « dub chic », une proposition musicale recherchée, de qualité et à travers laquelle nous pouvons sentir tout le plaisir que son auteur a pris en la composant.

      "Night Bird", sorti le 9 mars 2015

      S’il s’affiche plus posé à travers cet album, celui ci n’en n’oublie cependant pas ses bases et toute la musique qui le fait vibrer. C’est notamment à travers le morceau « Sexy » en featuring avec Big Red (du célèbre groupe Raggasonic) que Biga nous rassure en nous offrant une composition donnant le sourire, aux sonorités 90’s, mélangeant l’anglais et le français. C’est également ce mélange des langues que Biga Ranx expériemente à travers cet album, comme s’il avait compris toute la sensualité de la langue française et ce qu’elle pouvait apporter en plus à ses compositions jusqu’alors essentiellement en anglais.

      Outre ce retour aux classiques, l’artiste nous montre qu’il sait aussi s’entourer en invitant sur son album de grands noms tels que Big Red, mais également la sublime chanteuse Hollie Cook sur son titre « Bossman ».
      Le jeune tourangeau nous confirme enfin qu’il sait non seulement chanter, composer, produire, mais également écrire à travers le titre « Alone », preuve de la poésie et du sens de l’écriture de cet oisillon tombé du nid du reggae.

      Pour résumer, « Night Bird » est à la hauteur de ce que nous attendions : original, moderne et novateur. Il ne reste plus qu’à espérer que ce talent brut continuera sur sa lancée et ne cessera d’étonner ses fans de la première heure et ceux venant de le découvrir.
      Night Bird nous prouve que Biga est un touche à tout rempli de talent, de curiosité et d’énergie créatrice. Il est ainsi ce que la scène française attendait  : une immense bouffée d’air frais
      Aussi, nous avons beau parler, nul besoin de vous préciser que le meilleur moyen de vous faire votre propre avis est d’aller écouter cet album et surtout, surtout, d’aller voir cette bête de scène en concert dès que vous le pouvez, ou de vous rendre dans les « Brigante Party » afin que lui-même et toute sa clique vous fassent danser comme vous ne l’avez encore jamais fait !

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