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      Mona Hatoum au Centre Pompidou du 24 Juin au 28 Septembre 2015

      Artiste contemporaine née en 1952 de parents Palestiniens, Mona Hatoum s’est vue obligée de rester vivre à Londres car la Guerre Civile au Liban éclata pendant son voyage. Expatriée, tiraillée entre l’orient et l’occident, elle se fit tout d’abord connaitre par ses performances vidéo puis par ses installations. Cette exposition au Centre Pompidou regroupe plus d’une centaine d’œuvres, c’est sa plus grosse rétrospective en France à l’heure actuelle.

      Alors qu’en dire et qu’en penser ? Pour une non initiée à son travail, je suis tout d’abord restée perplexe face à ses œuvres. La scénographie de l’exposition est sobre et laisse assez de place à chaque œuvre pour s’exprimer d’elle-même dans l’espace. De nombreuses chambres viennent rythmer les grands espaces, pour y déployer des installations. Les œuvres vont de la petite sculpture, couture du cheveu, à la vidéo ou à l’installation lumineuse. Elle a travaillé vraiment tous types de supports. De prime abord, le tout est assez obtus et difficile à comprendre. Le malaise est très présent. L’artiste entretient un rapport au corps très particulier qu’elle met en avant en utilisant ses propres bouts de peau, ses propres cheveux ou même gouttes de sang. En plus du corps, elle est aussi très attachée au monde, à la définition de frontières et à leurs évolutions. Elle est presque dans une énergie d’accumulation et de répétition dans sa façon de travailler. Elle fait et refait les mêmes gestes sans en avoir conscience par moment.

      mona hatoum portraits

      Entre impressions et compréhensions mon esprit balance.

      En effet, comme je vous le disais, je suis restée plutôt perplexe à la sortie de cette exposition. La lourdeur et le malaise m’avaient gagnée. Il n’y a pourtant pas d’œuvre choquante, saignante ou trash. Mais l’accumulation et le silence font peser une atmosphère étrange. On ressent de façon très intense les soucis de l’artiste, et si parfois on ne comprend pas ses intentions, les émotions perçues sont là. Aucune oeuvre ne laisse indifférente. A travers le cheminement, on comprend, petit à petit les raisons de son travail, ce qui la bouleverse, ce qu’elle a vécu. Au final, l’exposition elle-même devient une expérience géante, un parcours initiatique sur la vie de l’artiste.

      mona hatoum oeuvres centre pompidou

      Un petit conseil, allez voir cette exposition avec aucune attente spécifique et surtout l’esprit ouvert comme le serait un enfant, c’est de cette façon que vous la comprendrez le mieux.

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