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      Michel Galabru s’est éteint: la mort d’un monument du cinéma français

      Retour sur certains de ses grands rôles

      Ce matin du lundi 4 janvier 2016, le comédien Michel Galabru a quitté ce monde durant son sommeil. Il était âgé de 93 ans. Suite à la perte tragique de sa femme Claude en août 2015, il avait annulé récemment plusieurs dates de ses représentations.
      Michel Galabru a vu le jour le 27 octobre 1922 à Safi (Maroc). A l’âge de 7 ans, il quitte son Maroc natal pour s’établir en France. Etant adolescent, sa plus grande ambition était de devenir un joueur professionnel de football, mais quand le théâtre s’offrit à lui, ce dernier le détourna de cette voie. Son amour de la scène l’amena à s’installer à Paris et entrer au Conservatoire, puis à la Comédie Française.
      Quant au 7ème art, Michel Galabru s’y essaie plus tardivement : son premier rôle lui est offert par Jean Devaivre en 1951 dans « Ma femme, ma vache et moi ».
      Il enchaîne les petits rôles jusqu’aux années 1960 où il joue dans le culte film « La guerre des boutons » d’Yves Robert (1962). S’en suit son rôle mythique, aux côtés du grand Louis De Funès (Cruchot), de l’adjudant Gerber dans « Le Gendarme de Saint-Tropez ». Il jouera dans les 5 autres films de la Saga du Gendarme, qui seront chacun des succès populaires.

      michel galabru le gendarme

      Il tient des rôles dans d’autres films populaires tel que « La cage aux folles » (Edouard Molinaro,1978). Mais également le rôle de Papy dans « Papy fait de la résistance » (1983), celui de Léon Galipeau dans le Viager (1971), une apparition dans « Bienvenue chez les Ch’tis » (2008) et « Le petit Nicolas » (2009),…

      galabru la cage aux folles

      Mais Monsieur Galabru n’a pas uniquement interprété des rôles comiques au cinéma. Néanmoins, il faut attendre 1975 avec  le film «Monsieur Balboss » pour que Jean Marboeuf lui offre un premier rôle dramatique à l’écran. En 1976, c’est dans « Le juge et l’Assassin » (de Bertrand Tavernier) qu’il brille dans un rôle dramatique. A tel point que son merveilleux jeu d’acteur lui vaut le César du Meilleur acteur en 1977. Grâce à ce type de rôles, Michel Galabru prouve avec brio au public français qu’il n’est pas seulement un acteur de comédie, mais un grand acteur polyvalent dont le jeu déborde de talent et de sincérité.

      En 1985, il se met dans la peau d’un inspecteur de police pour Luc Besson à l’occasion du film  « Subway ». Dans les années 1990, ses apparitions au cinéma se font beaucoup moins fréquentes, on le voit dans « Uranus », « Belle époque », « Astérix et Obélix contre César»,… Mais aussi « Hors-Jeu » (1998) où il interprète son propre rôle.

      Dans la première décennie des années 2000, c’est l’occasion pour lui d’alterner films dramatiques et comédie. En effet, il est présent dans des comédies telles que « Les acteurs » (2000), « San Antonio » (2003), « Bouquet Final » (2007), « Neuilly sa mère » (2008)…Mais aussi dans des films plus sombres comme « Nuit Noire »(2004), « Léopold »(2000), «La jeune fille et les loups »(2007).

      Après 2010, il continue dans cette même lancée de diversité de genre cinématographique en alternant film fantastique (« Hôtel Transylvanie »), comédie (« Les Invincibles »), drame (« L’Origine de la Violence »), film d’animation (« Louis La Chance ») et policier (lors d’un épisode de la série Profilage).

      Ce comédien prodige, d’abord cantonné à des rôles comiques a su, au fil du temps, nous montrer l’étendue de son immense talent dans tous types de rôles. Ce grand homme nous a tous éblouis : de la comédie au dramatique. Il a fait passer plusieurs générations du public français du rire aux larmes et vice versa. Il a contribué à transformer nombre de films populaires en films cultes. Grâce à sa filmographie des plus impressionnantes : environ 250 films à son actif, l’héritage cinématographique qu’il nous laisse est certainement d’une valeur inestimable. Le comédien a signé malheureusement aujourd’hui la fin de l’œuvre de sa vie, il demeurera incontestablement un monument du cinéma et de la comédie française.

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      Maéva Joalland

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