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      Max Romeo & Family au Cabaret Sauvage : report du concert

      C’était le jour de l’anniversaire de la mort de Bob Marley : le 11 mai, cela faisait 35 ans que le jamaïcain le plus médiatisé de l’histoire nous a quitté, en nous ayant laissé un legs incommensurable. Et c’est ce soir là que Max Romeo et ses enfants investissent le Cabaret Sauvage, déjà visité par Lee Scratch Perry (un des upsetters d’origine) pour ses 80 ans en mars dernier. Impressions très positive vibrations à la sortie du concert.

      Max Romeo au Cabaret Sauvage

      Dans la famille Romeo, la fille Xana

      La première partie a fait le nécessaire pour donner le ton, celui de la fête et de la chaleur. Kayans et son reggae-roots solide, son chanteur-leader français au charisme prenant et son répertoire qui a les couleurs de ce que nous proposera Max Romeo plus tard. Bob Marley plane dans l’atmosphère avec une version française de « I Shot The Sherif ». De quoi se réjouir pour la suite, se boire une pinte à l’entracte, et se dépêcher de rentrer, c’est qu’on entend les musiciens entonner un bon petit medley. Et Max qui déboule avec un « One Step Forward » bien calibré. C’est parti pour près de 2 heures de bon son jamaïcain.

      Le lineup de ce soir est assez particulier, puisqu’il a convié ses enfants sur scène. Pas peu fier, Papa Roméo, et c’est normal : quand Xana se rend sur scène sur un de ses morceaux, dans la lignée Roots de son père, « Righteous Path », c’est la grâce qui gagne le public et investit la soirée. Une vrai diva reggae, qui peut jouer dans la même cour que la grande Dawn Penn ou la plus jeune Hollie Cook, à l’aise.

      Xana Romeo La famille en liesse pour « War Ina Babylon »

      Entre deux interventions des enfants, Max Romeo déroule son répertoire, riche en chansons souvent lumineuses, comme « When fire starts to burn » (un inédit). Azzizi Romeo  a l’air habité par son art. Sa voix, qui va certainement évoluer vu son jeune âge, a ce timbre semblable aux trompettes équipées d’une sourdine, cette tessiture incisive et chaude à la fois. Juste parfait pour « War Ina Babylon » que le trio familial entonne de concert, fier de porter haut cet hymne écrit en 1976 pour l’album du même nom, et enregistré avec les Upsetters, parmi lesquels un certain Lee Scratch Perry. Les secondes voix sont assurées par les enfants à merveille, Max le septuagénaire livre une interprétation vivace et juvénile du morceau, où il s’amuse à y insérer le refrain du « Give Peace a Chance » des Beatles. Le back band, très présent, des cuivres aux guitares en passant par la batterie et le synthé, augmente la qualité du show, y insuffle les ingrédients instrumentaux sine qua non du Roots Reggae. S’en suit « Chase The Devil », l’autre morceau phare de « War Ina Babylon ».

      Azzizi Romeo
      Le concert se termine dans la liesse, et c’est une famille qui a l’air heureuse de parcourir les quelques salles françaises en ce mois de mai pluvieux (ils passent encore à Bethény le 20 mai, à Strasbourg le 23 mai, à Montpellier le 1er juin, à Annemasse le 2 juin , à la Seyne sur Mer le 4 juin – festival Couleurs Urbaines) qui nous quitte avec un medley ska. A quand leur prochain passage au Cabaret Sauvage?

      Retrouvez l’intégralité du concert en replay sur le site web de Fip

      Max Romeo

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