More
    More
      Array

      MaMA Event 2017 – Un vendredi plein de belles surprises !

      Dernier soir du MaMA Event et on n’a pas vraiment envie que ça s’arrête. Le festival n’en finit pas de nous offrir de belles surprises !

      Le MaMa festival s’est clôturé en beauté, avec une programmation riche, éclectique et de qualité. La soirée démarre en douceur avec de jeunes artistes talentueux, qui nous transportent dans leur univers sensible, poétique et profond.

      Carlos Cipa

      Le pianiste compositeur et multi instrumentiste allemand Carlos Cipa ouvre le bal et nous transporte vers un périple sonore qui invite à la rêverie. Tout en finesse, l’artiste prodige explore les possibilités infinies de son clavier, avec élégance, poésie, et sensibilité.

      Carlos Cipa

      L’artiste nous livre un univers harmonique riche, soyeux et velouté. Après une formation classique en piano et des études de composition, Carlos Cipa a joué de la batterie et a expérimenté plusieurs styles de musique. Aujourd’hui il se consacre pleinement au piano comme instrument de composition et d’improvisation. Le Néo Classique a de l’avenir !

      Mat Bastard

      Pas de temps à perdre ! On fait un saut à la Cigale qui trépigne et s’agite devant Mat Bastard, l’ancien chanteur de Skip The Use. Ce soir il est particulièrement en forme et ne mâche pas ses mots comme à son habitude. Telle une vraie toupie, il court partout sur scène et tourbillonne à nous faire perdre la tête. Dans la fosse, ça head bang, ça sautille tout autant.

      Sur scène ça s’énerve de plus en plus pour notre plus grand bonheur. On le sent encore plus engagé que d’habitude et on le sent dans son discours. Il faut dire qu’en ce moment les causes ne manquent pas ! C’est bon de nous le rappeler et toujours avec une petite pointe d’humour. 

      Naya

      Naya

      Voilà une jeune artiste dont le timbre et le style nous ont interpellé. Une pop, légèrement folk, mais un grain de voix surtout qui nous a fait penser à Aurora. Bien que les compositions soit bien différentes, il y a quelque chose de troublant qui fait que Naya a su attirer notre attention.

      Seule sur scène avec sa guitare, elle parvient à remplir la Chapelle du Lycée J. Decour de façon surprenante.  

      Norma

      La ravissante Norma est jeune mais maîtrise parfaitement la scène. Rock moderne et sensuel, depuis la sortie de Badlands dont Girl in the City était le premier titre, on aime se déhancher sur sa musique brute à la rythmique lourde et à la voix mélancolique. Lost & Found et Breakupsong sont des balades qui rendent nostalgiques. Le concert -au Bus Palladium- est plein d’émotions: Norma entend se souvenir longtemps de cette soirée car le batteur est sur le point d’être papa. Plus tard dans le concert, sa mère est émue aux larmes. 

      Crédits Laura Lenhardt

      Phlake

      Si on vous dit : j’ai découvert un groupe de RnB danois… Vous allez nous regarder bizarrement ?!
      Et bien c’est pourtant ce qui s’est passé hier … Et on peut vous dire qu’ils font super bien le job.
      Avec des dégaines très loin de celle over stylé des chanteurs accoutumé à ce style, Phlake nous a pourtant offert une musique groovy et particulièrement de qualité ! Comme quoi il suffit pas d’envoyer du bling et de la sape pour faire du bon RnB.

      Porté par Mads Bo, le chanteur, Phlake nous a littéralement embarqué avec une voix soul chaude et planante, avec des compositions chill qui vous détendent complètement.

      Une vraie surprise à mettre rapidement dans sa playlist !

      Poppy Ackroyd

      Dans une ambiance intimiste, l’interprète et compositrice londonienne Poppy Ackroyd nous offre une musique sensible, complexe et aérienne. Issue d’une formation classique de violon et de piano, l’artiste explore la musique contemporaine et ses sonorités nouvelles. Elle se démarque par un processus de création artistique original. Sur scène accompagnée d’une loop station, elle joue du piano et du violon et s’enregistre en live.

      Sa musique est une combinaison de mélodies, textures, modes de jeu, et rythmes originaux. Une jeune artiste talentueuse à suivre de près.

      Gracy Hopkins

      La soirée se poursuit vers une ambiance hip hop. Nous retrouvons le rappeur Gracy Hopkins plein d’énergie et de fougue dans une salle comble et échauffée. Le musicien, auteur, compositeur et interprète puise son inspiration dans ses racines multiples, il transcende les barrières musicales et linguistiques en mélangeant habilement des rimes anglophones et des expressions françaises. Sa voix rauque et son flow original se marient subtilement sur des productions minimalistes et expérimentales. Un artiste hip hop destiné à une belle carrière.

      Corine

      D’emblée on sent le grain de folie qui anime Corine. Alors que ses musiciens ont entamé l’instru du premier titre, Corine apparaît sortant du backstage, avec un musicien l’éclairant avec sa lampe de téléphone portable. Crinière blonde, combinaison noire satin et escarpins dorés, rien n’est laissé au hasard. Corine, c’est de la chanson française revisitée: entre folie disco et second degré. Elle a un phrasé cash et une voix sucrée et dans Pourquoi pourquoi elle dit aimer le chocolat noir, la plongée en eaux salées, la crème solaire et le ceviche. C’est kitsch et décalé!

      Crédits Laura Lenhardt

      Delaurentis

      Dans l’obscurité de la Chapelle du lycée J. Decour, une voix s’élève derrière des machines et des sons pop-électro. Un univers bien construit, entre mystère et voyage.

      Delaurentis

      Delaurentis est cet appel qui nous retient un instant. Cette chanteuse originaire de Toulouse aurait participé à The Voice mais poursuit son chemin en se produisant seule. On savoure son originalité et sa performance les yeux fermés. Elle nous offre en plus sa reprise de la BO de l’Exorciste, 10000 Things (Tubular Bells) pour laquelle elle a obtenu les droits directement par le compositeur original : Mike Oldfield ! On aime.

      Elle s’apprête à sortir un nouvel Ep, Big Part Of A Big Sun le 17 novembre prochain.

      Futuro Pelo

      Futuro Pelo, nouveau projet de Benjamin Sportès (anciennement membre de Sporto Kantès durant quinze ans), est groovy et solaire. De sa rencontre avec le label Pain Surprises il a construit une pop dansante: le titre Bluff avait même été désigné titre du printemps par les Inrocks. Sur la scène de la Machine, accompagné de ses musiciennes le groupe joue avec une énergie folle ses titres phares tels Swamp (aux tons yéyé) et Adventures (plus pop tropical).

      Chapelier Fou

      Amateur d’instruments de musique et de performance live électro expérimental, vous pouvez vous arrêter ici. Ils sont trois sur scène ce soir, entre basson, violon et violoncelle, pour porter le projet Chapelier Fou et sa musique captivante. Une formation qui utilise la scène comme un terrain d’expérimentation en perpétuelle évolution .

      Chapelier Fou

      C’est beau et enivrant, c’est fort et dansant. Le public est venu en nombre pour prendre sa dose de respiration et de vibration. On peut vraiment dire que Chapelier Fou dénote et se démarque

      Mogli

      Un de nos coups cœur de la soirée ! 
      Mogli est une jeune allemande touchante qui a nourrit sa musique de ses voyages et de ses émotions. Elle nous en parle tout en dévoilant un à un les titres de son album Wanderer, qu’on avait écouté et adoré avant de la découvrir sur la scène des Trois Baudets.

      Mogli

      Autant dire que c’est un émerveillement et un vrai plaisir de pouvoir écouter ses chansons en live. Sa douce voix nous berce, nous raconte, nous parle, nous incite à voyager nous aussi.

      Sa musique nous parle profondément, nous donne des frissons, nous fais frémir. C’est avec les yeux embués mais un sourire serein qu’on ressort de la salle avec une folle envie de la revoir.  

      Mogli 3 Baudets

      Malgré la frustration (celle de ne pas pouvoir voir tous les artistes et de passer parfois à côté d’un qu’on avait particulièrement envie d’écouter) et la fatigue (celle de courir d’une salle à l’autre), on ne regrette absolument pas ces trois soirs passés entre le métro Blanche et Anvers dans le quartier de Pigalle. Encore une fois cette année, le MaMA a tenu sa promesse : nous faire découvrir des artistes incroyables !

      On regrette que le Divan du monde n’est pas été de la partie pour cette édition, mais on s’est émerveillé dans l’enceinte du Lycée J. Decour. Au vue de la fréquentation croissante du festival, on espère que la programmation de l’année prochaine bénéficiera de lieux plus grands pour l’accueillir.

      Retrouvez le report du Mercredi

      Retrouvez le report du Jeudi

      Vivement l’année prochaine !!

      Article par Rita, Lo et Noucky

      Photos : Anouck ZANA (Noucky), Lo et Rita

      0

      LAISSER UN COMMENTAIRE

      S'il vous plaît entrez votre commentaire!
      S'il vous plaît entrez votre nom ici

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

      Publicité