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      Les Grands : chronique d’une génération pour la nouvelle série d’OCS

      Les Grands est la nouvelle création de la chaîne OCS dans sa collection Signature. Comédie française portée par un casting enjoué, que vaut réellement la première saison de cette série, qui nous conte la dernière année de collège d’un groupe de jeunes, entre découverte de l’adolescence et premiers émois amoureux ?

      C’est le jour J pour Hugo, Ilyès, Avril et Boogie. Ils entrent en 3ème ! Enfin ! Ils sont les grands du collège ! C’est donc une rentrée spéciale pour cette petite bande, amis depuis toujours… Surtout quand ils découvrent qu’un distributeur de préservatifs a été installé dans les toilettes. Humbert, le principal démago, en justifie la présence par une leçon de statistiques : on sait combien d’entre eux vont redoubler, combien se révèleront homosexuels, combien feront des études supérieures… Mais on sait surtout combien d’élèves feront l’amour pour la première fois cette année. Et les chiffres ne mentent pas… La pression monte chez les élèves. Alors qu’Hugo, Ilyès et Boogie se promettent qu’ils seront les premiers à utiliser le distributeur, Avril s’interroge sur la présence d’une nouvelle élève, MJ, qui semble décidée à ne respecter aucune règle.

      La dernière année de collège n’est pas forcément la plus simple ! C’est le constat que s’apprête à faire Hugo (Théophile Baquet), Ilyès (Sami Outalbali), Avril (Pauline Seyries) et Boogie (Grégoire Montana-Haroche) le jour de la rentrée des classes. Et le ton est donné par le principal, incarné par M. Humbert (Laurent Bateau) : « 12 % des élèves vont connaître leur premier rapport sexuel, c’est l’année de tous les possibles ».

      498993-jpg-r_640_600-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-xxyxxLe ton est donné dès les premières minutes du premier épisode avec l’installation d’un distributeur de préservatifs dans l’enceinte du collège. Et ce n’est pas l’arrivée d’une nouvelle élève, MJ (Adèle Wismes), qui nous fera dire le contraire ! L’adolescence est le moment où l’on se cherche : découverte du corps, recherche d’identité, amitié, premiers émois… Les Grands dépeint avec un certain réalisme tout cela. On nous présente au premier abord des personnages déjantés, mais c’est pour mieux les installer dans des situations réalistes. La série dresse le portrait d’une génération en pleine recherche de repères, alors que le futur s’offre à eux.

      Passant durant un épisode de sujets drôles à des situations plus dramatiques, Les Grands ne recule devant rien. On pense forcément à la série anglaise Skins (2007-2013), ou même à l’éphémère Freaks and Geeks (1999-2000). Mais cela s’arrête-là. La série sait devenir unique, en nous proposant des personnages riches en émotions, en doutes et en peurs. Récompensé trois fois au dernier festival de la fiction TV de La Rochelle (prix de la meilleure série, prix des collégiens de la Charente-Maritime et prix du jeune espoir féminin pour Adèle Wismes), Les Grands nous fait penser au film français Les Beaux Gosses de Riad Sattouf (2009).501337-jpg-r_640_600-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-xxyxx

      Au travers des dix épisodes qui composent la première saison, se déroule une année scolaire entière. On regrettera une certaine rapidité dans la temporalité, mais Les Grands laisse tout de même le temps de connaître et d’apprécier ses personnages, autour du canapé posé sur le toit du collège, ou au détour de sentiments refoulés.

      On peut saluer la performance de ces jeunes comédiens, avec en tête la douce Pauline Seyries (Une famille à louer), qui incarne le personnage d’Avril. Boogie, incarné avec ce qu’il faut de délire par Grégoire Montana-Haroche (Pep’s), nous délecte de ses répliques du garçon qui a tout vu et tout fait alors qu’il est encore puceau. Sami Outalbali (que l’on a découvert dans la série de TF1 Sam), qui interprète le personnage d’Ilyes, se retrouve lui dans une position délicate quant à la découverte de sa sexualité et la portée que peut avoir une telle révélation à son âge. 

      178802-jpg-r_640_600-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-xxyxxLes adultes ne sont pas en restes avec la présence de Laurent Bateau (Le Bureau des Légendes) dans le rôle du principal cool avec ses élèves, ouvert à toutes les expériences. Thomas Scimeca (Je suis un soldat) campe le professeur de mathématiques dyslexique et complètement névrosé M. Gennot, tout simplement irrésistible !

      La série, tournée dans la région de Tours, bénéficie d’un réel capital sympathie, au point qu’une deuxième saison est déjà en cours de tournage, où nous pourrons retrouver nos ex-collégiens au lycée, passant ainsi des grands du collège aux petits du lycée.

      N’ayant pas peur d’aborder des thématiques comme la rumeur, l’omniprésence des réseaux sociaux, le coming-out ou le suicide, Les Grands est une série qui ne demande qu’à être découverte. Les vingt minutes que durent un épisode défilent à toute vitesse, et on se prend à repenser à notre propre adolescence, entre première cigarette et bande de potes. Malgré un vocabulaire qui pourrait heurter les plus vieux d’entre-nous, la série nous propose un constat d’une génération en devenir, celle qui découvre la vie, entre erreurs, amours et sexualité.

       

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