More
    More
      Array

      Le Sónar Festival embrase une nouvelle fois Barcelone

      Avec plus de 120 000 visiteurs venus à Barcelone du 15 au 17 juin, le Sónar Festival s’est encore adjugé pour sa 24e édition le prix du plus gros festival de musiques électroniques d’Europe. Des shows dantesques de Justice, Moderat, Soulwax ou Nicolas Jaar en passant par les performances de Masters At Work, le festival en aura envoyé et pour tous les goûts.

       

      nicolasjaar_pub_sonar2017_fernandoschlaepfer_007

       

      Le Sónar festival, c’était le rendez-vous à ne pas manquer le week-end dernier à Barcelone. Pour la 24e fois, la capitale catalane était l’épicentre de ce qui se fait de mieux en termes de musiques électroniques. Une ribambelle d’artistes de renom suivis de milliers de festivaliers déchaînés ont foulé du pied le Fira Gran Via de Barcelone. Dans ce qui ressemble à un immense parc des expositions, ils étaient près de 62 000 à danser durant deux jours jusqu’au petit matin devant l’une des quatre scènes du festival. Et de l’énergie, il fallait en avoir sous le coude pour tenir pendant les 10h de show que chaque soirée proposait. Presque pas le temps de s’asseoir tellement les concerts se succédaient à un rythme effréné. JustFocus y était et on a tenu jusqu’au bout de la nuit.

       

       

      Un vendredi en compagnie de Moderat, Soulwax, Nicolas Jaar et Nina Kraviz

      Rendez-vous est donc pris au Fira Gran Via, accessible rapidement depuis le centre de Barcelone. Alors que le Sónar Day bat encore son plein, le Sónar Night débute à 21h30 avec l’Espagnol Mario Nieto sur le SonarClub, la scène principale du festival. Il est suivi de DJ Shadow. Le Californien déploie son hip-hop expérimental et pose les bases de ce qui va suivre dans la soirée à savoir beaucoup d’énergie et un son très lourd. La suite est cornélienne puisque ce sont à la fois Jon Hopkins et le live d’Anderson .Paak & The Free Nationals qui se produisent en même temps. Ce dernier ambiance la foule du SonarPub, la scène extérieure, avec son rap groovy et sa soul envoûtante. De son côté, Jon Hopkins balance un DJ set énergique.

       

       

      Alors que Masters At Work commencent leur marathon d’un set de six heures sur la petite scène du SonarCar (très appréciée par Laurent Garnier), ce sont les Allemands de Moderat qui font leur entrée sur la grande scène. Habitués au Sónar, ils sont ici « comme à la maison ». Malgré des problèmes de son qui les obligent à stopper quelques instants leur live, le trio garde leur fraîcheur habituelle sur scène et ne se démotive pas d’un poil. Très visuel et dansant grace à leur album III, leur passage sera l’un des grands moments du Sónar. Certains ont tout de même quitté la chaleur du SonarClub pour la rafraîchissante scène du SonarPub. Outre un petit vent frais, c’est surtout Nicolas Jaar que les festivaliers venaient voir. Si ce dernier aime faire doucement monter la sauce, les 20 bonnes minutes d’intro en ont impatienté plus d’un. Qu’importe, le reste du live sera à la hauteur de la réputation de l’Américano-Chilien à savoir une ascension puissante et ultra dansante qui se termine en une explosion de jouissance auditive.

       

       

      Retour sur la scène principale un peu avant 4h du matin pour le live de Soulwax. C’est avec pour instruments trois batteries sur scène que le groupe belge de rock électronique a littéralement fait exploser le Sónar, les morceaux de leur dernier album From Deevee n’y étant pas pour rien. Suivis de Dubfire, le bon plan était tout de même le set de Nina Kraviz sur le SonarPub. En effet, quelle meilleure sensation que de terminer le festival sous la techno impulsive de la belle russe alors que les premiers rayons de soleil viennent caresser les visages groggy de la foule. Que les festivaliers en profitent car vu la fatigue accumulée, ils ne verront pas beaucoup le soleil de la journée.

       

       

       

      Et Justice pour tous

      C’est en partie reposé que 32 000 festivaliers ont franchi les portes du Sónar samedi 17 juin. Ce dernier jour débute avec les couleurs disco de Marc Cerrone. C’est éberlué que l’on retrouve un « papy » de 65 ans en train de sauter frénétiquement derrière ses platines (qui au passage est passé du vinyle au numérique). Le roi du disco n’est pas mort et son tube planétaire Supernature fait, 40 ans après sa sortie, toujours autant balancer le bassin. Une scène principale dominée par les Français puisque lui succède la DJ Clara 3000. Mais c’est évidemment le live de Justice que tout le monde attendait. Débutant directement par Safe And Sound, le duo a livré un énorme show visuel à coup de lights hypnotiques et d’un beat fracassant. Comme à leur habitude, ils ont savamment mélangé leurs albums dont Woman le dernier bébé tant attendu. Mention très spéciale lors passage de Stress dont les projecteurs tournoyants et fumants ont fait frémir la foule. Assurément la salle du SonarClub a gagné une bonne dizaine de degrés durant ces 1h30 de live. C’est le visage hagard et le corps liquéfié par la transpiration que les festivaliers s’extirpent prendre un peu d’air frais.

       

       

      Pas le temps de niaiser puisqu’Avalon Emerson & Courtesy sévissent déjà sur le SonarPub suivi de Marcel Dettmann & Rubinstein sur le SonarLab. C’est pourtant encore un Français que l’on attendait sur la scène extérieure du SonarPub. Vers 4h du matin, Vitalic fait une entrée tonitruante. Son dernier album, Voyager, est particulièrement bien taillé pour le live. Son show visuel minimaliste et géométrique concentre les watts qu’il envoie sans broncher. À peine le temps de retourner sur la grande scène voir Éric Prydz que ce dernier termine. Pas fatigués pour un sou, les plus téméraires iront voir le lever de soleil devant The Black Madonna. Nous on rentre, les jambes en compote, profitant du calme des rue barcelonaises.

      nereacoll_sonarclub-moderat-006-baja

      Avec cette 24e édition, le Sónar n’a pas dérogé à la règle et reste le rendez-vous européen des musiques électroniques. Pour ceux qui voudraient revoir les lives, Culturebox vous permet de revire le festival. Pour les autres, vous pouvez déjà réserver vos places pour les 25 ans du festival le 14, 15 et 16 juin 2018.

      LAISSER UN COMMENTAIRE

      S'il vous plaît entrez votre commentaire!
      S'il vous plaît entrez votre nom ici

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

      Publicité