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      Le roman idéal pour s’initier à Eric-Emmanuel Schmitt

      Eric-Emmanuel Schmitt est un écrivain reconnu pour ses ouvrages comme La part de l’autre, Oscar et la dame rose ou encore Petits crimes conjugaux. Son style est très apprécié notamment pour ses réflexions philosophiques sous-jacentes.

      Normalien et docteur en philosophie, Schmitt touche tant au théâtre qu’aux nouvelles, et bien sûr au roman. Son cycle de l’invisible (Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, Milarepa, L’Enfant de Noé…etc) remporte un immense succès en France et à l’étranger. Il réalise aussi quelques films comme Odette Toulemonde ou Ma vie avec Mozart. En 2016, il intègre l’académie Goncourt.

      Publié en 2015, La nuit de feu est son premier roman autobiographique. Accompagné d’un réalisateur avec qui il compte travailler, il revient sur les pas de Charles de Foucauld. Prêtre, ce dernier avait vécu une partie de sa vie avec les Touareg dans le but de retranscrire leur langue, leurs poèmes, leurs légendes.

      Ce que Schmitt ignorait en s’engageant dans cette aventure, c’est qu’en partant sur les traces d’un autre, il allait se retrouver lui-même…

      la nuit de feu

      L’expérience d’une traversée

      « Sur Terre, ce ne sont pas les occasions de s’émerveiller qui manquent, mais les émerveillés »

      On entend déjà, dans cette phrase d’accroche, que nous sommes invités, en tant que lecteurs, à vivre une réflexion existentielle. La nuit de feu, titre mystérieux, nous renvoie à notre imagination. Qu’est-ce qu’une nuit de feu ? Est-ce la passion ? Est-ce la vérité qui se dévoile au sein de l’obscurité ? Quoi qu’il en soit, cette métaphore interroge dès lors que le livre se retrouve entre nos mains.

      A vingt-huit ans, Eric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée dans le désert algérien. Tel est le point de départ du roman. On découvre progressivement qu’il a choisi une expédition un peu particulière : celle de revenir sur les traces de Charles de Foucauld qui, de nombreuses années avant lui, avait déjà entrepris cette épreuve.

      En traversant le désert, c’est le froid, la chaleur étouffante, l’immensité, le vide que Schmitt va découvrir. Ce n’est pas vraiment, en tout cas dans un premier temps, cet éclair de pensée auquel il s’attendait. Surgit éminemment la question du sens : pourquoi suis-je là aujourd’hui ? Qu’est-ce que je cherche ? Que vais-je trouver ? Pourquoi m’isoler dans le désert, là où il n’y a rien, excepté le silence ?

      Pourquoi se recueillir auprès du silence alors que l’on est en quête d’une parole ? Voilà le vrai questionnement dans lequel l’auteur nous invite à entrer. Un questionnement sur l’existence mais aussi, et avant tout, sur Dieu.

      Faire le désert en soi

      « Je regardai le désert sombre autour de moi. « Où est Dieu dans tout ça ? » Moi non plus, je ne le voyais pas. »

      Au départ de son périple, Eric-Emmanuel Schmitt nous confie son athéisme. Sa formation en philosophie et ses expériences de vie l’ont toujours conforté dans le fait que rien ne pouvait être érigé en absolu. En ce sens, la présence de Dieu n’était pas pour lui une hypothèse recevable.

      Cette rencontre avec Dieu, qui monte en gradation tout au long du livre, se fait d’abord par la rencontre d’un homme. Abayghur, Touareg, ne parle pas un mot de français. Mais sa présence, son amour pour la vie font vivre à Schmitt une expérience humaine inédite. Une expérience de confiance.

      « Il ne s’agissait ni d’un coup de foudre amoureux, ni d’un coup de foudre amical, mais d’un coup de foudre… comment dire… humain. »

      Nous ne vous dévoilerons pas plus cette expérience spirituelle car elle est à lire. Au fil des pages, l’auteur nous tend généreusement la main et parvient à nous emmener dans son univers. Cette traversée qu’il effectue en lui-même fait écho en profondeur à nos questionnements à tous sur le sens de notre existence et sur la valeur de la vie. Pour finir, La nuit de feu est avant tout l’histoire d’un émerveillement pour le monde et pour l’Humanité toute entière.

      « Quelque part, mon vrai visage m’attend »

      Lauren Mary

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