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      Le festival Les Inrocks Philips 2015 : la programmation

      Cette année encore, le festival Les Inrocks aura le don de diversifier l’offre de concerts en cet automne déjà gratifié de la tenue du Pitchfork Festival 10 jours avant. Des horizons différents et des origines des 2 côtés de la Manche et de l’Atlantique : Christophe, Flavien Berger, Algiers, Son Lux, Lindstrom, Flo Morrissey et d’autres artistes plus au moins médiatisés, en tout cas méritant, viendront égayer vos longues soirées d’automne, que vous habitiez Paris, Londres ou la Province. Et cette année encore voit se produire un échange entre Paris et Londres, puisqu’une grande partie des artistes viendront de la capitale britannique, quand la française Yaël Naïm y fera le voyage pour chanter dans le cadre prestigieux de l’église St Giles in the Fields. Voici les dates parisiennes :

      Mardi 10 novembre (Casino de Paris)
      Dans l’attente d’un album en bonne et due forme depuis leur apparition en 2013, Agua Roja nous chante « Summer Ends » dans un clip ensoleillé et oisif, tourné en super 8, sur un chant féminin très en verve et un arrière plan sonore pop et vaporeux. Rêveurs, ce concert est fait pour vous.

      Christophe, l’indéboulonnable yéyé, revient avec un nouvel album. Lui qui nous a offert régulièrement des sessions intimiste au piano, va cette fois nous présenter son tout nouveau répertoire (non sans avoir subi les rappels d’un « Aline » ou bien entendu une version dénudée des « Mots Bleus »).
      Ala.Ni, toute nouvelle chanteuse mystérieuse et protégée de Damon Albarn, sera aussi de la partie.

      Mercredi 11 novembre (Casino de Paris) :
      Alabama Shakes et Algiers représentent la relève la plus talentueuse du rock US depuis TV On The Radio. Le point commun est cette relecture « Americana » et des racines rock (Soul, gospel, blues) par des musiciens habités et parfois maudits. Ainsi, l’emphatique « Hold On » pour les premiers fourmille de références hippies et soul, et les secondes, possédés, vont s’adonner à un gospel déséspéré et frissonnant. Assurément un des pics du festivals.
      Leurs compatriotes Prettiots et les français Last Train sont également au programme.

      Jeudi 12 novembre, La Cigale :
      Odezenne
      : un trio électro-pop tapageur, dont le titre « Je veux te baiser » résume la démarche. La provoque des paroles (une ode aux plans culs) par dessus une musique électro évoquant ironiquement la BO de « Twin Peaks », suscite la curiosité et crée le buzz.

      Jack Garratt de Londres va attirer les amateurs d’une électro cette fois plus soulful, on évoque James Blake dans ses influences, il est en tout cas le nouveau porte parole de la pop du futur (rythmes digitaux dubstep très « 2.0 » et « iPad » de rigueur).

      Rationale : soul londonienne des années 2010, la suite. Par dessus un rythme dubstep cette fois plus lent, le jeune chanteur déroule sa voix incisive aux textes souvant marquants. Attention, risque de claque.

      Les lauréats du concours Inrocks Lab viendront également présenter leurs morceaux sur scène.

      Jeudi 12 novembre, La Boule Noire
      Si une ambiance plus grassement rock est préférée, ça sera avec Girl Band, des irlandais hystériques, alternant cris et spoken words sur des instrus qui font du bruit. Nirvana et le post-punk énervé des 80’s réincarnés en même temps.
      Les plus légers et aériens Big Moon (Londres) et Blossoms (Manchester) viendront clore cette soirée so British.

      Vendredi 13 novembre : La Cigale
      Le week end arrive donc on met le paquet : 4 groupes s’enchainent ce soir rien qu’à la Cigale, avec successivement les punk et apparemment shocking londoniens de Fat White Family, The Discricts faisant de l’ennui dans leur petite vile de Pennsylvanie une méchante réaction en rock mélodieux, Wolf Alice de Londres, qui après leurs débuts grunge, finissent par des morceaux plus posés et recherchés, le talent toujours intact, et le groupe psychédélique japonais Bo Ningen, redéfinissant l’acid rock (avec dans les parties chantées, une nette influence des Savages) dans des shows hallucinogènes.


      Vendredi 13 novembre, La Boule Noire
      Yak 
      (Londres) va nous faire revenir dans le punk désabusé tellement fréquent outre manche entre les 70’s et 80’s, Pretty Vicious (Pays de Galles) semble réussir à raviver le rock nostalgique de Oasis, Lusts nous amène à nouveau dans les années 80 mais dominées cette fois par les Stone Roses, cette pop légère et brumeuse à la fois.

      Vendredi 13 novembre : Machine du Moulin Rouge : séquence « Club » du festival, avec Motor City Drum Ensemble, The Polyversal Souls et Pablo Valentino, dans un DJ set aux sonorités jaz, funk et africaines.

      Samedi 14 novembre (La Cigale) : Son Lux viendra jouer sa musique complexe et omnipotente, lui qui est présenté comme l’auteurs de véritables symphonies futuristes, aux tendances new-age. Ghost Culture de Londres sait marier ses mélodies pop sur des séquences électro house au charme vintage certain. Flavien Berger, se hisse cette année comme artiste électronique (et pop) français qu’on espérait plus depuis Sébastien Tellier et Taxi Girl, avec son splendide « Leviathan », qui a l’audace de proposer des pépites pop éparpillées dans un vrai concept-album. Formation, de Londres, et leur rock très « club friendly » qui montre un potentiel d’une renommée digne de LCD Soundsystem ou de Audio Bullys

      Samedi 14 novembre (La Boule Noire) : Beau (duo américain de folk), Emilie Nicolas (chanteuse de pop norvégienne) et Lapsley (une chanteuse londonienne qu’on a de cesse de comparer avec Adele – il y a pire comme comparaison) vont occuper la scène.

      Samedi 14 novembre (La Machine du Moulin Rouge) : 2 ème session « Club » avec notamment Lindstrom (Norvège) qui va se produire en live ce soir, et nous faire profiter de sa musique qui va de mélancolique à pimpante selon les moments. Assurément une saveur électro des plus appréciables. Pional, Gordon et Ricardo Tobar feront moins dans la dentelle pour clore ce samedi soir sous les meilleurs euphories technoïdes.

      Dimanche 15 novembre (La Cigale) :
      La conclusion, ca sera avec Flo Morissey, assurément une tête d’affiche, qui va bercer nos esprits endimanchés, avec ses ballades accessibles et gracieuses, et son look chamanique et néo-hippy qui peut rajouter une théâtralité sympathique à ses performances. Pas si vite, ne pas oublier les 4 autres formations se produisant à la Cigale ce soir, (John Grant, Tobias Jesso Jr, Max Jury et Barns Courtney).

      Dimanche 15 novembre (La Boule Noire) :
      BC Camplight a trouvé une recette au bonheur en mélangeant la pop psychédélique 60′, les Beach Boys et la soul. Palace (groupe de rock londoinien flamboyant, une voix de Jeff Buckley qu’on entend au loin, des arrangements indé également sympas) et Charlie Cunningham (une folk limpide et minimaliste pour laisser l’effet de sa voix semblable à José Gonzales se déployer pleinement) sont également au programme.

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