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      Le Bat-test d’Arkham Knight

      Gotham City, la nuit est noire, il pleut et le bat-signal luit dans le ciel. Une nouvelle aventure attend notre chevalier noir, une nouvelle nuit à faire régner la justice et planer la peur sur les super-vilains.Après un très bon Arkham Asylium, une confirmation avec Batman: Arkham City, Rocksteady vient ici cloturer sa trilogie Arkham avec cet opus appelé Batman: Arkham Knight. Les deux premiers épisodes étant maîtrisés, cette conclusion était attendue de pied ferme. Le report du titre en fin de développement n’ayant rien arrangé de la hype autour de ce Batman. Avant de plonger en piqué dans l’univers du chevalier noir et de planer sur ce test, petite mise en garde: si nous préserverons au maximum l’intrigue, il y a des risques de Bat-spoil sur des personnages présents et des quêtes annexes.


      harley cul

      Plaçons donc les bases du scénario de cet Arkham Knight. L’épouvantail menace de répandre sa fameuse toxine sur toute la ville, cela résulte donc par l‘évacuation des civils de Gotham et nous laisse donc un gigantesque champ de bataille pour un affrontement entre la milice de l’Arkham Knight, les hommes de main des super-vilains, le GCPD et Batman. Notre super héros sans pouvoir aura donc la nuit pour mettre fin au plan diabolique de Crane. Si vous avez fait les épisodes précédents, vous savez que le joker est mort et que Batman est infecté par son sang contaminé. Cela permet à Rocksteady de créer une nouvelle relation entre Bruce… euh Batman et le Joker, relation absolument magique et prenante, qui est assurément la grande puissance de cet opus. De plus, la contamination du chevalier noir permet de faire ressortir la facette la plus sombre de Batman dans une écriture n’ayant rien à envier au Dark Knight de Nolan.

      Le scénario global est plutôt bien écrit et cohérent, Rocksteady maîtrisant à la perfection l’alternance de rythmes et de sentiments. Tout au long de l’aventure, j’ai ressenti la surprise, la joie, la tristesse et la colère, sentiments partagés avec le protecteur de Gotham. La mise en scène est elle aussi totalement maîtrisée, avec de l’action, de la réflexion et des moments cultes. ( Mention spéciale à la fin d’Ace Chemicals) Si l’on reste cependant objectif en laissant de côté l’euphorie et l’amour de la licence, on regrettera le trop-plein d’indices sur l’identité de l’Arkham Knight, gachant un peu la surprise et la révélation, ainsi que la fin « officielle » qui selon moi n’en est pas une et qui vous pousse vers un autre point négatif: vous devrez finir le jeu à 100% pour voir la vraie fin.

      la nuit pas fini

      Alors, entendons-nous bien, cette fin déblocable avec le 100% est un retour à ce que devrait être le jeu selon moi et il est heureux que la fin ne soit pas en DLC, mais avec 243 énigmes de l’homme mystère à résoudre (trophées, énigmes et objets destructibles), peu auront le courage d’aller jusqu’au bout et ce serait une erreur que d’abandonner tant la véritable fin conclut à merveille la trilogie, dont cet opus est de loin le plus sombre de la série. Tant que l’on parle du 100%, de nombreux super-vilains sont associés aux quêtes annexes, mais leur traitement et les affrontements sont tellement superficiels que cela relève beaucoup plus du fan service que d’une réelle volonté de diversité.

      100 pour 100

      Attardons-nous sur les graphismes et la modélisation de ces derniers. Rocksteady rend avec son Arkham Knight une copie plus qu’honorable. Si parfois on est seulement dans le « beau » avec la modélisation de Gotham de nuit sous la pluie, les néons des magasins délaissés offrant de somptueux effets de lumière, parfois, on atteint le côté « sublime » avec les décors. Mention spéciale au « déluge » qui m’a décroché la mâchoire et fait perdre quelques minutes de jeu au profit de l’observation et de la contemplation. La batmobile, nouveauté de cet opus sur laquelle je reviendrais plus tard bénéficie elle aussi d’une modélisation travaillée dans la lignée de celle de la trilogie de Nolan. Les animations de passage en mode combat sont fluides, rapides et réussies. Le design des personnages a lui aussi été retravaillé, si les formes de catwoman ou de Harley Quinn sont reproduites à la perfection, que dire de la nouvelle armure de Batman, ou celle de l’Arkham Knight, petit bijou de technologie, de reflets numériques et de petites loupiotes colorées. Une merveille.

      harley

      Côté gameplay, cet Arkham Knight reprend les bases de ses prédécesseurs, n’ajoutant qu’une ou deux nouveautés. Vous retrouverez donc les gadgets habituels: Batarang, Bat-griffe, tyrolienne auxquels s’ajouteront un synthétiseur vocal et la télécommande à distance de la batmobile. Au niveau des combos, vous ne serez pas dépaysé, le système de combo et d’élimination est le même que dans les épisodes précédents de la série Arkham. Petite nouveauté tout de même, il est désormais possible de frapper un ennemi à terre, de le relever ou d’effectuer un combo d’élimination avec la batmobile. Mais le véritable ajout au système de combat se situe dans le combat avec un allié. Par simple pression sur le bouton L1, il s’enclenche une élimination en duo, accompagnée d’une petite cinématique en slow motion. Avec les éliminations environnementales, cela reste les passages les plus jouissifs et les moyens les plus rapides d’éliminer les ennemis spéciaux, redoutables dans les difficultés les plus élevées.

      La batmobile étant la nouveauté de cet opus, passons au crible son gameplay. Elle possède deux modes: le mode conduite et le mode combat. Dans ce dernier, la batmobile passe en mode « araignée », très maniable et réactive, elle possède entre autre un grappin, un IEM, un radar, un canon vulcain et un canon 60mm pour lui permettre d’affronter l’armée de l’Arkham Knight. En mode conduite, la batmobile dérape et peut rouler sur les murs, à l’instar du véhicule du MIB. Et c’est là que le bas blesse. La conduite de la batmobile est parfois à s’arracher les cheveux et est omniprésente dans le jeu. Que ce soit en mission, en énigmes de l’homme mystère, en défi RA, la batmobile est partout. Vous pouvez toujours choisir de rejoindre vos objectifs en planant à travers la ville, il y a fort à parier qu’en arrivant à destination il vous faille appeler ladite auto pour passer le point de contrôle. C’est à se demander si parfois les développeurs n’ont pas eu tellement peur qu’elle soit gadget qu’ils l’ont trop mise en avant, transformant tantôt ce Batman en un jeu de tir, tantôt en un jeu de course.

      E nigma

      Il est toujours difficile de juger la durée de vie d’un jeu tant cela dépend de la manière de jouer de chacun (observation des décors, accomplissement de quêtes annexes etc…), mais ici, c’est encore plus compliqué étant donné que la véritable fin se débloque avec le 100%. Si l’on peut tabler sur 6 à 8h pour la trame principale, le 100% est bien plus compliqué à évaluer. En effet, cela dépendra de votre aptitude à résoudre les énigmes du Riddler, mais aussi de votre chance, l’avancement de certaines quêtes annexes n’étant dû qu’au hasard de les découvrir au cours de votre exploration de Gotham. Comptez une bonne trentaine d’heures pour en voir le bout.

      bat girl

      En parlant d’exploration, un petit arrêt sur la bande-son du jeu qui est essentiellement due aux voix des personnages. Tout d’abord, sachez que la version française est de très bonne qualité, reprenant les voix des super-vilains classiques de la série. De plus, les conversations des sbires, hormis les plus importantes qui vous donnent des indications sur les missions annexes, sont toutes plus loufoques les unes que les autres, il n’est pas rare d’entendre deux sbires se balancer des vannes allègrement, mais aussi de nombreuses anecdotes et easter eggs, voire des références comme ci-dessous. Si certains y voient une allusion au prochain film de l’univers Batman, d’autres plus rêveurs peut-être pensent à un indice sur le prochain jeu de Rocksteady.

      baltringue de metropolis

      En conclusion, Rocksteady conclut ici avec brio sa trilogie Arkham avec un épisode à la narration maîtrisée, et à la mise en scène cinématographique. On regrettera cependant la fin classique, la non surprise de l’identité de l’Arkham Knight et la maniabilité affreuse de la batmobile en mode conduite. Les clins d’œil et le fan service réussiront parfois à faire oublier le traitement totalement superficiel des super-vilains. Mais ne boudons pas notre plaisir de retrouver notre chevalier noir dans une conclusion attendue de la série, et laissons les derniers mots au Joker.

      joker

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