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      La fougue The Skatalites au New Morning

      Oui vous avez bien lu, le groupe mythique jamaïcain jouait ce samedi 12 janvier dans la salle à la moquette rouge du New Morning dans le Xème arrondissement de Paris.
      Difficile d’y croire effectivement, lorsque l’on sait que The Skatalites est tout simplement l’un des groupes ayant donné naissance au ska et au rocksteady, et donc inévitablement, au reggae.

      Pour honorer la première partie de ces légendes, la fanfare était de mise et c’est TabataKash qui a mis le feu, une heure durant, au public du New Morning. 20151212_214026 Formée en 2011, Tabatakash est tout simplement une boule de bonne humeur et de simplicité. Vous ne les connaissiez pas ? Nous non plus, et il était temps que cela change ! Ce que l’on ressent, devant un tel groupe, c’est l’envie de partager avec eux, tout ce bonheur qu’ils ont à reprendre des tubes que chacun de nous a déjà entendu une fois dans sa vie. De « Aïcha » à « Happy », en transperçant les époques et les styles musicaux, les Tabatakash n’ont peur de rien, et ça marche, oui, qu’est ce que ça marche. Pour terminer leur spectacle, les joyeux fanfarons se sont mélangés à nous, afin de prendre le mot « partage » au pied de la lettre. Au même niveau que nous, sur le même parquet que nous, les corps des artistes et du public se sont mélangés et accordés à travers le rythme des cuivres. 20151212_214919 Tabatakash nous a ce soir là, transmis toute sa modestie et son amour de la musique populaire, à travers une prestation digne des plus grands. Si vous voulez les suivre (et on vous le conseille) leur page facebook est ici.

      C’est à 22h que les légendaires « The Skatalites » sont arrivés sur scène, et autant vous dire qu’on était chauds bouillants et fin prêts à danser le ska !20151212_222158 Les légendaires Sparrow Thompson (batterie), Ken Stewart (clavier) et Val Douglas (basse) ont donc débarqué sur scène accompagnés des jeunes Doreen Shaffer (voix), Azemobo Audu (saxophone ténor), Natty Frenchy (guitare), Travis Antoine (trompette) et Andréa Murchison (trombone). Ce savant mélange d’époques  a donné naissance à un équilibre parfait.

      Une fois installés sur scène The Skatalites adressent à la salle un message de soutien aux victimes des attentats du mois dernier. Ce soir là, nous avons dansé, chanté, crié, souri et aimé en leur honneur.

      Avant commencer quoi que ce soit The Skatalites nous ont fait compter de 10 à 0 en terminant le décompte en criant le mot « Liberté ». Ce compte à rebours terminé, le célèbre « Freedom sound » a retenti en nous emmenant loin, très loin, dès le début.

      Les mots nous manquent, même quelques jours après ce merveilleux moment. Nous avons presque l’impression d’avoir vécu un rêve. Un rêve à travers lequel nous avons traversé les décennies, pour revenir aux racines, aux bases de ce que fut le reggae au commencent de son histoire. Et quelle histoire !

      Sparrow Thompson (batterie) et Val Douglas (basse)
      Sparrow Thompson (batterie) et Val Douglas (basse)

      The Skatalites se sont formés en 1963, à l’aube du ska et du rocksteady, qu’ils ont eux même créé avec leurs mélodies enjouées, amoureuses et parfois engagées. Malgré les changements que le groupe a pu subir, leur âme est intacte, et leur volonté de faire vivre le ska, 50 ans après, est belle et bien là. Et comme si ça ne suffisait pas, ces derniers entament une nouvelle tournée, dont les dates sont disponibles sur leur page Facebook.

      Alors pour mettre un point final à cet article, nous aurons une seule et unique chose à dire au sujet de ce concert mythique : quel MERVEILLEUX moment.

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