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      La fille du patron nous offre un regard sur le monde, notre monde.

      Elle est jeune, jolie, fraîche, pas encore abîmée par la vie, diplômée et devant écrire une thèse sur l’ergonomie. Il n’est plus tout jeune, il est marié, il entraîne une équipe de rugby, il est ouvrier dans l’usine du coin. La fille du patron racontée par Olivier Loustau, qui est le réalisateur et qui joue le rôle principal masculin, n’est pas l’histoire d’une relation amoureuse entre un homme plus âgé et une jeune femme.

      Ce n’est pas l’histoire d’une usine, dans un coin de France où tout le monde se connaît, où tout le monde travaille dans la même entreprise, où tout le monde participe au barbecue dominical, aux entraînements de rugby et aux matches.

      C’est l’histoire d’un homme, de n’importe quel homme, c’est votre histoire, c’est la nôtre.

      C’est l’histoire des hommes. Celle des hommes qui travaillent, qui aiment, qui embrassent, qui font l’amour, qui s’occupent de leurs enfants, qui essaient d’avoir des enfants, qui font la fête, qui s’enivrent, qui s’engueulent, qui font du sport, qui espèrent.

      C’est l’histoire des femmes, qui travaillent aussi, qui font la cuisine, qui aiment leurs hommes, qui aiment leurs enfants. C’est l’histoire de nos coquetteries, de nos faiblesses, de nos trahisons, de notre fatigue, de nos oublis, de nos espoirs, de nos amours.

      C’est aussi l’histoire d’une entreprise faite par des hommes et où des hommes travaillent. Ils travaillent avec, et sur des machines. Une usine de filature confrontée au marché international, confrontée à la concurrence, obsédée par le « toujours plus, toujours plus vite ».

      Dans cette entreprise de filature, tout le monde joue au rugby. Si on ne joue pas, on est supporter. Pendant les entraînements, pendant les matches, plus de hiérarchie, plus de cadres, plus d’ouvriers, on joue tous ensemble pour marquer des points, on joue tous ensemble pour gagner. Des observations teintées de sourires, de douceur, de saveurs douces et amères, portées par des images ensoleillées et une musique entraînante et vivante. Olivier Loustau ne porte pas de jugement, il nous offre un regard sur le monde, sur notre monde.

      © Wild Bunch
      © Wild Bunch

      Les constats de la vie, quand l’amour n’est plus là, quand le travail n’est plus là, quand il faut continuer même si on est triste, même si c’est dur, font de ce film un moment doux-amer d’où on ressort un peu nostalgique comme devant un constat : « nous ne sommes que ça » et pourtant revigorés car « nous sommes aussi ça ».

      A aucun moment, le film n’autorise un jugement qui pencherait d’un côté ou de l’autre ; pour le patron ou pour les ouvriers, pour la femme qui se retrouve sans mari ou pour la jeune femme qui vit une histoire amoureuse, pour le mari ou contre l’homme.

      Il n’y a pas de jugement. Il y a ce qui est. Il y a ce qui est à vivre.

      La Fille du Patron sortira en salles le 6 janvier 2016. Suivez les actualités liées au film sur sa page facebook. 

       

       

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