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      Justice League : la réunion super-héroique de DC en DVD/Blu-Ray le 21 Mars

      Avis aux fans de Batman, Wonder Woman et autre Superman : la fine équipe de la Justice League est enfin de sortie, 5 mois après sa distribution en salle pour le moins tumultueuse. L’occasion de donner une seconde chance au film ? 

      Ça aurait du être le Avengers de Warner, l’oeuvre chargée de réunir les piliers de l’univers DC et les confronter à leurs principaux rivaux : ceux de Marvel. Patatras, faute à une production tiraillée entre des visions d’auteurs incompatibles et les désiratas commerciaux d’une firme aux abois, le film aura vite fait de ressembler à un monstre de Frankenstein. Une dualité formelle, artistique et surtout humaine puisque ce sont deux hommes à la vision radicalement différente qui ont porté le projet : Zack Snyder et Joss Whedon. D’un coté, le réalisateur geek déjà auteur de Man of Steel et Batman v Superman, lesquels ont  selon les fans, donné des films de super-héros à la tonalité singulière, entre gravité et profondeur. De l’autre, un réalisateur connu pour avoir aidé Marvel (un comble) en se chargeant d’Avengers et Avengers l’Ère D’Ultron. Autant dire le jour et la nuit dans cette production qui aura vainement tenté d’acoquiner les styles de ces deux auteurs pour un résultat très en deçà de ce qu’on était en droit d’attendre. Mais l’heure n’est pas aux lamentations ni aux regrets. Warner a déjà son attention rivée sur Aquaman, qui aura, en cette fin d’année 2018, 2 objectifs : prouver que le succès de Wonder Woman n’était pas qu’une surprise mais surtout installer de la confiance au sein de l’édifice fragile (pour ne pas dire branlant) du DCEU. C’est donc avec une certaine nostalgie que l’on redécouvre Justice League. 

      Des bonus pas si héroïques…

      Vu sa production sans cesse émaillée de soucis, on aurait pu croire que les bonus se seraient fait le reflet de cet agitation, qu’ils auraient pu montrer l’incident qu’a représenté la moustache d’Henry Cavill supprimée numériquement pour le film, les dépassements de budget, les reshoots. Malheureusement, soucieuse de conserver l’image qui est la sienne, la firme Warner a préféré tomber dans l’écueil du studio prônant le vivre ensemble et la camaraderie pour nous servir près de 1h15 de featurettes & making-off revenant sur l’incroyable défi technique que fut le tournage ainsi que la joie des acteurs, trop contents de donner vie à des personnages de comics tous âgés de plusieurs décennies. Coté déception, on pourra noter avec amertume le manque de scènes coupées, au nombre de 2, tant le produit fini, rejeton illégitime de Joss Whedon et Zack Snyder, semble méconnaître les nombreuses scènes ayant été tournées par ce dernier. Concernant l’édition du film, rien à redire sur le plan visuel et sonore. Notons qu’une fois encore, à l’inverse d’Universal, Warner a inséré la VF en haute définition (Dolby Atmos et DTS-HS Master Audio). Quelques réjouissances qui ne sauront faire oublier le cruel manque de matière sur un film qu’on aurait aimé pouvoir mieux connaitre afin d’expliquer un tel échec créatif. 

      Ainsi, Justice League est de cette trempe de film ayant par la force des choses mué en un objet dont la production aura dépassé le produit fini. Une spécificité que beaucoup de films aimeraient éviter mais qui paradoxalement éclaire sur la dure réalité de ce que suppose la conception d’un film, à savoir un travail d’équipe. Un peu comme son sujet en somme. 

      Bande-annonce : Justice League

       

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