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      [Report] Pitchfork 2016 : Un Jeudi psychédélique sous la Grande Halle

      Le Pitchfork est chaque année un festival très attendu. Cette année encore la programmation nous a gâté avec un jeudi sous le signe du psychédélique. Un régal pour les amateurs de musique hors norme !

      On est un peu déçu de ne pas avoir pu arriver à temps pour découvrir Lucy Dacus. Cette jeune femme, Rock’n Roll à souhait, a du Pj Harvey en elle et pourrait bien s’inscrire prochainement dans le paysage rock féminin comme une belle figure de proue. Elle a, paraît-il, une belle présence sur scène.

      Page Facebook de Lucy Dacus

      Juste quelques notes, une fin de chanson de Parquet Courts qu’on regrette aussi de ne pas avoir pu suivre en entier… 

       
      Parquet Courts au Pitchfork Music Festival 2016

      Une vraie mise en bouche pour ce qui arrive ensuite…
      Oui parce que cette soirée s’annonce sous le signe du psychédélique et nous allons y plonger progressivement pour nous délecter de ce genre sous toutes ces formes.

      Les Suuns montent sur scène. Quatre silhouettes à peine distinctes, les montréalais vont laisser agir la magie de leur musique. Un rock lancinant et planant qui fait se balancer le public. On est emporté par une rythmique répétitive et aliénante, bercé par la voix traînante et rappeuse du chanteur. Le beat est lourd, lointain, puis plus présent, lourd, angoissant ; par dessus, les guitares hantent l’espace soutenues par des sonorités électro. Une véritable ambiance qui envahie la Grande Halle. Le public est captivé par cette expérience auditive saisissante qui vient nous gratter et nous électriser à la fois, nous laisse dans un état proche de la transe. Gros coup de cœur pour le titre Resistance !!

       
      Suuns au Pitchfork Music Festival 2016

      On change de scène pour partir en voyage avec Floating Points. Décollage efficace et exploration interstellaire au programme. L’immersion se fait de façon douce mais rapidement on est happé par une musique riche et des lights à vous rendre épileptique. Quelques effets complètement hypnotiques plus tard, nous voilà parti dans un trip bien particulier qui nous emmène aux frontières de la musique des années 70 tout en nous poussant vers quelque chose de plus contemporain. Ici on flirt avec l’électro, le rock progressif et le tout se mélange à merveille pour nous faire découvrir des sensations musicales inédites. Sam Shepherd nous a véritablement bluffé avec ce set hallucinant !

       
      Floating Points au Pitchfork Music Festival 2016

      On lui doit un album électro trip hop incontournable à présent : Endtroducing… qui fait parti des monuments du genre. C’est Dj Shadow qui prend la suite. Nous l’avions croisé à la Peacock Society cet été et il était véritablement content de revenir à Paris pour célébrer à nouveau les 20 ans de son premier album. Loquace, mais pas trop, il nous fait rapidement entrer dans sa sphère et lui aussi va jouer le côté « Interstellar » pour nous faire décoller. Et ça ne prendra pas longtemps… Les gens se sont déplacés en nombre pour venir le voir : la Grande Halle est désormais bien remplie. Son set nous refera découvrir ses morceaux phares, mais aussi ses nouveautés de The Mountain Will Fall, son dernier album sorti en juin dernier.

      La nuit se poursuit et c’est au tour de Mount Kimbie de se produire au Pitchfork ; l’ambiance monte alors d’un cran ; progressivement, la musique agite et on bascule entre un univers rock et dub. Comme un coup de fouet le public du Pitchfork va se laisse emporter par cette vague électrisante. Parfois groovy expérimental, leur son surprend, étonne, mais l’accueil est chaleureux. Bref un live original et revigorant avec un groupe étonnant et un concept musical atypique qui ne laisse pas de marbre.


      Mount Kimbie au Pitchfork Music Festival 2016

      La soirée se conclue avec Chet Faker, qui désormais préfère qu’on l’appelle Nick Murphy. Le bel australien a abandonné son nom de scène pour retrouver sa véritable identité et s’affirmer comme une figure importante de la musique australienne. Alors on retrouve bien entendu sa voix impeccable et son style tellement cool, mais on est facilement embarqué par son énergie incroyable. A mesure que le concert se déroule, on découvre une nouvelle inspiration plus électro, l’amorce d’un changement. On se rend compte que Chet Faker n’a pas grand chose à faire pour convaincre que Nick Murphy est une belle suite pour son projet musical. Bravo pour la métamorphose !

      Le Pitchfork s’annonce être un excellent cru cette année et lorsque l’on entrevoit la programmation du vendredi et du samedi on ne peut que s’enthousiasmer.

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