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      [INTERVIEW] Le groupe mythique Archive se confie lors de Solidays

      Le groupe mythique Archive était invité à Solidays pour cette édition 2017. 20 ans de carrière et les anglais ont toujours des idées plein la tête. L’occasion aussi de parler de leur tournée et de leurs projets.

      Avant tout c’est un véritable plaisir et un honneur pour nous de pouvoir vous interviewer, merci beaucoup pour le temps que vous nous accordez.

      C’est votre 3ème venue à Solidays. Quel effet ça fait de revenir après 7 ans ?

      Pollard Berrier : 7 ans ? Déjà ? Le temps passe vite ! Il s’en est passé les choses depuis… Jouer sur un festival à Paris c’est toujours incroyable, ça a toujours été un bon moment. Et Solidays c’est toujours le bon endroit pour la bonne cause. On adore jouer à Solidays ! … ça me surprend … ça fait déjà 7 ans ? J’en reviens pas !

      Quel souvenir avez-vous du festival la dernière fois que vous êtes venu ?

      Dave Pen : C’est la fois où on a eu une coupure d’électricité c’est bien ça ?
      Darius Keeler : Oui c’est vrai la coupure d’électricité.
      Pollard Berrier : Il y a eu une grosse coupure alors qu’on jouait depuis une bonne demi heure. Le courant a été coupé pour quelques minutes. C’était un peu décevant, mais le reste était tellement cool : le concert, le public… On a pas mal déliré en backstage aussi c’était chouette.

      Est-ce que Solidays diffère beaucoup des festivals dans lesquels vous avez déjà joué ?

      Dave Pen : Ils sont tous très différents. Certains sont plus trash, d’autre très vert, d’autre plus rugueux… Celui là est propre, il est cool. Les festivals, c’est plus une question de fréquentation. Nous, on se nourris beaucoup de la foule.
      Pollard Berrier : C’est un festival de volontaire aussi ! Et ça s’est incroyable : jouer quelque part où tout le monde prend soin du festival et de nous en particulier. Parce que tout le monde tient vraiment à ce qu’il fait et s’investit pour que ce soit bien organisé…. C’est vraiment cool !

      Vous êtes 4 à répondre à nos questions, mais on sait que Archive est un collectif. Est-ce qu’il y aura plus de personne sur scène ce soir ?

      Dave Pen : oui il y aura 4 autres gobelins sur scène ce soir.
      Danny Griffiths : Il sont quelque part dans le coin.
      Darius Keeler : Holly va se joindre à nous notamment.
      Pollard Berrier : Oui il est un peu en retard, mais il sera là

      Archive est un collectif qui joue depuis plus de 20 ans maintenant. Il y a eu pas mal d’évolution dans la musique depuis tout ce temps. Pas seulement musicale mais aussi technique. Est-ce qu’Archive a suivit cette évolution et de quelle façon cela a pu impacté votre façon de composer ?

      Darius Keeler : On a commencé en utilisant différent type de machines et on est arrivé à un point où on a découvert qu’on pouvait revenir en arrière. Donc on a conserver ce que nous pensions être bon. Je pense qu’on a consolidé ce que nous pensions bon et donc on s’est débarrassé de ce que nous pensions moins bon. Je pense que tu dois fortifier tout et chercher ce qui fonctionne pour le groupe et ne pas utiliser ce qui te semble moins bon.

      Vous avez déjà écrit pour des bandes originales de film et en 2014 vous avez travaillé sur Axiom, film expérimental. Est-ce que vous songez toujours à travailler sur des bandes originales pour des films ou pour d’autres projet personnels ?

      Pollard Berrier : Oui on a un truc en cours dans le genre.
      Dave Pen : C’est définitivement quelque chose qu’on aime faire. La musique que l’on crée est très cinématique. Donc c’est quelque chose qu’on aimerait refaire !

      Votre dernier album, The False Foundation, est sorti l’année dernière et les parisiens attendent votre show en septembre. Il semblerait que ce soir soit particulier en deux parties. A quoi doit-on s’attendre ? Quel est le concept ?

      Dave Pen : On essaye d’apporter au live quelque chose de plus expérimental. On essaye d’introduire le concept de l’album dans le concert. Plutôt qu’une séparation, on fait tomber les murs qu’il y a entre la musique que l’on fait et celle qu’on joue sur scène. On joue avec l’espace scénique, ce qui est vraiment différent de ce qu’on fait habituellement. C’est musicalement et visuellement très excitant. On aimerait continuer dans ce sens pour promouvoir l’album. On travaille avec les gens avec qui on a fait Axiom ; ils ont fait les visuels avec nous et on a travaillé avec un ingénieur lumière. Mais d’un autre côté, quand on prend du recul par rapport à notre musique, adopter ce point de vue est très intéressant pour nous. On a plus de nouvelles idées, on avance plus qu’au cours des 20 dernières années ; nous avons rebondis. Je pense que The False Foundation est le point culminant où ces deux choses se combinent visuellement et au niveau du son. Et le retour à l’analogique est un très bon point pour nous aussi.

      Vous tournez en Europe en ce moment. Est-ce que c’est aussi pour vous un bon moment pour commencer à réfléchir à la suite ?

      Darius Keeler : On est tout le temps en train d’écrire. C’est surtout un moment pour travailler tous ensemble. En particulier avec Holly qui n’était pas sur le dernier album. Quand on reviendra, on retournera travailler tout ça Pollard et moi pour qu’on ait toujours beaucoup de matière musicale. C’est ce qu’on fait, aussi simple que ça.
      Dave Pen : On n’arrête jamais vraiment
      Pollard Berrier : Oui, c’est toujours : concevoir, tournée et écrire !

      Solidays est aussi un moment propice aux rencontres. Est-ce qu’il y a des artistes que vous aimeriez voir aujourd’hui ?

      Dave Pen : J’aimerais voir Jump Around en live ! Et je crois qu’il y a The Bloody Beetroots qui joue aujourd’hui.
      Darius Keeler : Moi j’aimerai bien voir des trucs que j’ai jamais vu…
      Danny Griffiths : Oui, je crois que c’est la meilleure chose à faire.
      Pollard Berrier : Les festivals c’est le meilleur endroit pour découvrir de nouveaux groupes. C’est super excitant et rafraîchissant.

      En tant que collectif, est-ce qu’il y a un artiste que vous aimeriez invité dans vos projets ?

      Dave Pen : Brian Wilson (sourit). Je sais pas… il y en a tellement.
      Pollard Berrier : C’est dur de répondre à cette question…
      Darius Keeler : Peut être un artiste visuel ou électro ça pourrait être intéressant de travailler de façon différente.

      Après ces quelques minutes privilégiées, nous avons du patienter jusqu’à leur concert pour les revoir. Une chouette compilation de leur titres les plus forts. Un moment intense et riche en émotion. Que le groupe a pu savourer avec leur fan venu en nombre pour les applaudir.
      Dave Pen, n’aura pas pu réaliser son rêve de sauter sur Jump Around… Nous non plus (enfin pas moi), mais on ne regrette rien !

      Retrouver Archive dans le report du samedi à Solidays 2017

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