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      Inherent Vice, un thriller décousu

      INHERENT VICEInherent Vice est un film policier qui se passe à Los Angeles, dans lequel on suit le détective Larry, appelé « Doc » qui enquête sur la disparition d’un milliardaire, compagnon de son ex-copine.

       Le casting pourtant exceptionnel de ce thriller (Joaquin Phoenix, Josh Brolin, Reese Witherspoon) ne réussit malheureusement pas à sauver le film. La première demi-heure est agréablement surprenante. Les dialogues et la musique rythment et accompagnent parfaitement l’intrigue qui est dévoilée, et la pointe d’humour vient apporter une touche de décalage absurde, apportant une nouvelle dimension aux thrillers habituels. Mais cet espoir ne dure pas, puisque très vite le film s’enlise dans une intrigue trop complexe et des personnages secondaires désincarnés

      La Bande-Originale suit le même chemin, puisque les morceaux suivants sont plats et n’apportent rien à l’histoire. Le film se traîne en longueur, et on abandonne très vite l’idée d’essayer de suivre l’intrigue. Il semblerait que les scénaristes se sont eux-mêmes perdus en cours de route, laissant des brouillons de piste, qui mis bout à bout ont donné le scénario final. Les scènes s’enchaînent sans que l’on comprenne leurs liens, et ce qu’elles peuvent apporter à l’histoire. Des personnages apparaissent pour aussitôt disparaître, ne faisant qu’accentuer l’effet de morcellement total du film.

      La ligne directrice du film est tellement floue que le spectateur lâche l’affaire avant même d’apprendre ce qui est enfin arrivé au milliardaire. Le film, trop brouillon, n’arrive pas à nous captiver suffisamment pour qu’on ai envie de faire des suppositions sur ce qui a pu arriver, et on se laisse donc traîner au grès des scènes, sans réellement savoir ni même avoir envie de savoir où cela mène.

      La réalisation n’est pas mauvaise, mais elle n’apporte strictement rien au film. Les plans sont trop explicites, ils n’ont aucune finesse et ne laissent de place à l’interprétation ou au doute. Pour des dialogues psychologiques, des gros plans ou plans rapprochés, et pour décrire une scène, des plans paysages. La réalisation n’a pas d’âme, puisque n’importe quel cinéaste sorti d’une école de cinéma connaît les bases et sait les appliquer de cette manière. Tout cela ne gâche pas les très bonnes performances d’acteurs, cependant les rôles sont assez creux. Il est difficile de s’attacher à leurs histoires, puisque hormis le personnage principal, les autres protagonistes ne sont pas du tout assez développés ni mis en valeur.

      Inherent Vice ne fait pas apparemment pas l’unanimité, puisque la moitié des spectateurs ont quitté la salle, un indice qui met généralement la puce à l’oreille.

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