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      Ibrahim Maalouf rend hommage aux femmes dans 2 albums

      Le trompettiste libanais couronné pour la première fois par une victoire de la musique en 2014 dans la catégorie « Meilleur album de musiques du monde » publie ces jours-ci 2 albums d’affilée. « Red & Black Light » se veut être une relecture des musiques actuelles, dans un registre jazz au sens large et influencé par l’électro, quand « Kalthoum » va concerner un jazz plus traditionnel. Et les femmes dans tout ça? Toute une histoire, puisque le 1 er album est selon l’artiste « une ode à la femme d’aujourd’hui » et inclue une reprise de Beyoncé, quand le 2 ème est un hommage à la diva egyptienne Oum Kalthoum. Il les aime…

      IbrahimMalouf
      Ibrahim Maalouf

      Deux albums pour deux formes d’hommage au « sexe faible ». On commence par le plus accessible : « Red & Black Light » est assurément un de ces disques de jazz qu’on offrirait à un novice, ou bien à mettre dans une collection « j’aime pas le jazz, mais ça j’aime bien ». Peu importe la dénomination du genre musical, tout mélomane ou tout dénicheur de sons originaux trouvera dans ces pièces instrumentales des ingrédients variés dont on risque de ne pas se lasser d’aussitôt.

      Il faut d’abord comprendre de quel instrument joue Ibrahim Maalouf : une trompette 1/4 de ton, rarissime objet inventé par son père il y a de longues années, et qui était à l’origine destinée à pouvoir jouer des oeuvres arabisantes, où les tons sont en effet très rapprochés et aptes à créer ces harmonies orientales si typiques. Mais cela ne détourne pas l’artiste à des oeuvres occidentales et contemporaines pour autant, il s’en inspire également pour créer un univers musical à la fois ludique et technique. On a en effet dans les 8 morceaux des pièces enrichies d’harmonies complexes tout autant que des virées pop et instrumentales qui parlent à tout un chacun. Tout cela est assez indicible, rien ne vaut une écoute pour se faire une idée :

      Kalthoum quant à lui va suivre un registre jazz plus strict : accompagné par Larry Grenadier (Contrebasse), Clarence Penn (Batterie), Mark Turner (Saxophone) et Frank Woeste (Piano), le « meilleur artiste » aux Victoires du Jazz 2012 déroule un jazz métissé et inspiré par le chef d’oeuvre de la diva égyptienne Oum Kalthoum « Les Mille et une Nuits ». Cette suite chantée d’une heure est composée d’un refrain de 3 minutes faisant office de leitmotiv, et de couplets d’une vingtaine de minutes où improvisation et digressions orientales sont légion. La mise en scène jazz de ces tableaux musicaux, enregistrée dans un studio de Chicago (voir le petit reportage ci-dessous), a été pour le quatuor un défi passionnant. Et un plaisir aussi, à entendre comment les instruments, en plus d’être maitrisés par le talent des joueurs qui n’est plus à démontrer, se déploient avec largesse et solennité à la fois, et sont également aptes à réveiller le sens des mélodies à ceux qui ne sont pas habitués au jazz. Quant aux amoureux du genre, autant dire que ces 2 albums seront à coup sur leurs nouveaux amants !

      En tournée dans toute la France cet automne, dont à la Philharmonie de Paris, les 12, 13 et 14 décembre prochains.

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