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      Homefront The Revolution : il faut sauver le soldat Philadelphie !

      Si Homefront premier du nom n’a pas toujours convaincu les foules, il se pourrait bien que Homefront The Revolution répare le préjudice. A l’occasion de la Gamescom, nous nous sommes rendus dans le Hall 9 pour voir le nouveau bébé de Silver Deep et le tester su PC.

      Un des meilleurs Stands de la Gamescom

      Avant de parler du jeu, commençons d’abord par noter une des grandes qualités de Silver Deep : la communication. L’éditeur a en effet choisi de monter un décor à taille réelle et se munir de cosplayeurs pratiquants habillement le Rôle play ! Ainsi les forces de l’ordre de la République Coréenne encadraient le passage jusqu’au Saint-Graal, vous gratifiant de douces paroles en Allemand (Salon oblige). Pour le coup, on se croirait à une simulation des camps de la mort. Surtout quand vous êtes enguirlandé en Allemand ! Mais, nous vous rassurons, c’était dans l’optique de la promotion du jeu, ce qui mettait tout de suite dans l’ambiance. Nous avons adoré ! Il a même fallu justifier de son âge, le jeu étant classé -18 ans, toute l’équipe a du sortir les cartes d’identités françaises. Une scène surréaliste quand on envisage la moyenne d’âge de nos chroniqueurs sur place (27-34 ans). Mais rien de dramatique là-dedans, une fois que vous avez passé le premier contrôle, vous traversez un corridor grillagé et couvert de barbelés sur les côtés pour arriver  enfin dans le « bunker » de Silver Deep. Pour combler l’attente, les prochains joueurs sont conviés par les forces armées à regarder la bande-annonce diffusée à la Gamescom. Tout est calculé dans une optique Role play, vous assistez à la propagande du pays en place. Le trailer se termine, les deux militaires sortent hors champ, l’assistance entend alors des échanges de coups de feu… Et soudain, deux révolutionnaires font leur apparition. Ils viennent vous montrer vos objectifs, via la mission du gameplay déjà présentée à la Gamescom pendant la conférence Microsoft. Puis, ils vont orienter les joueurs, les faisant sortir pour participer aux combats.

      homefront revolution
      Photo de DeepSilverUK

      Une volonté de relancer la licence

      S’il est évident que le Homefront de THQ était contestable d’un point de vue de la qualité, notamment à cause de bugs qui entachaient la campagne solo, il l’est tout aussi de voir la détermination affichée par Dambuster Studios (anciens de Crytek Uk). En somme, on oublie le passé et on recommence. Le studio a fait un choix audacieux, celui de se concevoir comme une suite du premier opus. En effet, le jeu se déroule à Philadelphie, en 2029, soit deux ans après le premier opus. Philadelphie est donc le théâtre d’une nouvelle stratégie de la Grande République Coréenne qui cherche à en faire une base centrale. La rébellion s’organise autour de Dana, le chef de la résistance.

      Passé ce contexte, le joueur se retrouve à tester le solo. On aurait pu s’attendre à une démonstration multijoueur, étant donné que le Homefront premier du nom en disposait d’un. Mais Dambuster préfère renouer avec le public qui reste un peu méfiant vis-à-vis du passif du jeu. On comprend donc la nécessité de laisser le joueur tâter du solo, se rendre compte des sensations en jeu et faire table rase des mauvais souvenirs. Vous voilà donc lâcher sur PC, manette en main. Dana est là pour vous donner des objectifs de mission dont celui de mettre le feu à une patrouille ennemie et de décoder les données pour prendre la position. Mais le joueur constatera très vite que le jeu n’est pas un FPS lambda. Non, il est punitif et vous impose une certaine logique. Dans un monde en proie à la guerre, là où la Rébellion brave l’interdit à force inégale, il n’y a pas de place pour un super héros. Vous n’êtes ni Rambo, ni le dernier survivant. Si vous cherchez le combat frontal, non seulement vous ne reprendrez pas votre vie si on vous blesse (il faudra forcément vous soigner), mais en plus vous risquez une mort en bonne est due forme ! Les drones, les patrouilles avec des blindés qui circulent dans la zone sont logiquement plus forts que vous et tout choix inconsidéré se payera. Non seulement vous devrez avoir des seringues sur vous pour vous soigner, mais les trouver dans la ville pourrait être plus difficile que prévu. Du côté du fps, rien de révolutionnaire. Les sprints sont sans doute moins rapides qu’un COD, mais on pourrait logiquement l’intégrer dans la conception plus « réaliste » du jeu. La prise en main est plutôt facile, l’arme divisée en 4 parties, peut être modifiée à tout moment, via une roue selon vos besoins. Ce petit côté craft sur place est assez appréciable.

      Les décors sont à l’image de l’ambiance annoncée, totalement urbains et chaotiques : des rues vides, jonchés de débris, de voitures en feu, avec un silence pesant, presque écrasant. Silence qui ne sera rompu que par les tirs de vos ennemis. Les ennemis parlons-en, ils sont plus impersonnels, plus imposants, c’est un peu comme si la menace perdait de son manichéisme, ici, la Grande Corée n’est plus identifiable. On se combat contre l’oppression, contre la tyrannie. Oui, Homefront clame la révolution comme un principe essentiel, c’est l’essence même de la création artistique. Certains regretteront ce lissage, d’autres y verront une certaine logique. Sous les casques des forces militaires, envahissantes, les Coréens pourraient tout aussi bien être des Allemands, des Russes, des échos de l’histoire et symbole d’un cauchemar pour un peuple qui perd sa liberté.

      Philadelphie est un open-world conçu selon différentes zones, au danger variable, la démo jouable nous fait déambuler dans la zone Rouge. Les véhicules sont utilisables, reste à savoir si la moto de la démo n’était qu’un petit bonus, ou si l’occasion de la prendre pour visiter le reste de la map sera envisageable. Dans tous les cas, différents chemins s’offraient aux joueurs pour approcher de l’objectif de mission en utilisant la moto par des tremplins de fortune. Homefront The Revolution gagne de la hauteur grâce à ses bâtiments à plusieurs étages qu’il est possible de traverser. Pendant la démo, je suis tombée sur une mission avec un générateur à trouver pour réactiver des données. Il faut donc s’attendre à une multitude d’objectifs prioritaires et secondaires que vous pourrez accomplir en consultant votre Smartphone et votre mini-map. Reste qu’il vaut mieux ne pas trop s’aventurer à zoner, les drones ont la fâcheuse manie de vous pister dans leur ronde.

      Si ce n’est pas la Révolution de l’année, Homefront The Revolution gagne à ce qu’on s’y intéresse. Il semble bien partie pour laver son honneur et se faire une meilleure réputation que par le passé. Les inconditionnels de Homefront premier du nom seront peut-être déçus de certains choix artistiques, mais ils permettent au jeu de gagner en profondeur. Reste à voir si le multi sera à la hauteur des attentes des gamers. En attendant, le Ché ne pourrait que se réjouir de voir les Américains en révolutionnaires.

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