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      Grey Goo : la force tranquille

      Grey Goo est le nouveau bébé des membres de Petroglyph Game (Star Wars : Empire at War, Universe at War, Panzer General). Il s’agit d’un jeu de stratégie en temps réel, vous plongeant dans un univers de science-fiction, qui est sorti en France le 23 Janvier 2015. Mais que vaut ce jeu quelque peu intrigant ? Est-il le successeur de StarCraft ? 

      I] L’esthétique parfaite

      GREYGOS

      Grey Goo affiche d’emblée sa grande force, à savoir qu’il s’agit d’un jeu extrêmement immersif. Le menu principal nous entraîne de prime abord dans une salle de commandement de science-fiction, mais la qualité des détails affichés, l’attention portée aux graphismes et à la mise en scène (encadrement futuriste et jargons scientifiques) immergent le joueur, sans même avoir joué, dans l’univers de ce jeu.

      L’interface léchée et raffinée vient se mêler à une agréable qualité graphique. Certes, le level design n’est pas forcément varié ou digne d’un Crysis, mais la réalisation artistique n’en demeure pas moins très belle. Il faut aussi noter la présence d’une encyclopédie qui vous renseignera sur chacune des factions, des unités aux bâtiments, en passant par les améliorations technologiques. D’ailleurs, un éditeur de cartes est aussi disponible.

      La campagne principale, comptant quinze missions, vous initiera grâce à ses nombreuses cinématiques de hautes volées, au background de Grey Goo. Vous jouerez les trois factions disponibles à travers une narration soignée et subtile : une planète peuplée d’extraterrestres, appelés les Bêtas, est le théâtre de nombreux affrontements. Les Bêtas sont en guerre avec les Humains, et ses deux factions doivent de surcroît faire face à une plus grande menace, la prolifération des Goo. Que sont les Goo ? L’histoire vous dévoilera peu à peu les caractéristiques de ces étranges choses, dont la multiplication rapide en fera de coriaces adversaires. Il s’agit néanmoins de créatures naissant à partir d’une mère Goo, grande masse informe qui se multiplie très rapidement et dont l’ensemble des Goo peut vite devenir un véritable poison, autant pour les Bêtas que pour les Humains.

      Avant de nous attarder sur le gameplay, nous pouvons aussi souligner l’impressionnante bande son de ce jeu, qui accentuera d’autant plus l’immersion du joueur. D’ailleurs, c’est le musicien et compositeur Frank Klepacki qui s’est chargé de la musique. Ce n’est pas un inconnu dans le petit monde des jeux de stratégie, puisqu’il a composé la bande-son de jeux comme Dune II (1992), de la série des Command and Conquer ou encore de Star Wars : Empire at War (2006).

      Vous l’aurez donc compris, en ce qui concerne la forme, le jeu frôle la perfection. Une narration prenante, des musiques magistrales, des cinématiques soignées, une interface travaillée… le tout contribuant à rendre le jeu très immersif, et lui donnant de plus une esthétique unique. Et le gameplay dans tout ça ?

      II] Un STR nerveux au gameplay riche


      Capture

      Une campagne, un mode escarmouche et un multijoueur, voilà les trois grands modes qui vous attendent. Les missions proposées lors de la campagne sont plutôt diversifiées : repousser des vagues, sauver des civils ou encore tout logiquement anéantir l’ennemi. Des objectifs secondaires permettent d’ajouter du piment aux missions, comme détruire telle ou telle unité, construire une unité d’élite majeure, s’infiltrer. Chaque faction possède une unité d’élite à l’instar des titans dans Age of Mythology.

      Les catalyseurs sont l’unique ressource du jeu et chacun de ces catalyseurs possède des ressources limitées. La construction d’une raffinerie permet de collecter cette ressource qui s’avère donc essentiel. Trois factions sont ainsi présentes et jouables dans Grey Goo : les Bêtas, les Humains, les Goo.

      Les premiers sont une race extraterrestre dont l’édification de bâtiments n’est possible que par la construction de petits centres (2 emplacements), de moyens (3 emplacements) ou de grands (6 emplacements). Il s’agit d’une faction plutôt défensive, pouvant protéger ses bases par de grands murs (où certains types d’unités peuvent se loger afin de jouer le rôle de sentinelles). Les Humains sont aussi bons défensivement qu’offensivement. Néanmoins, l’édification de divers bâtiments n’est réalisable que par la construction de conduits reliés au centre principal. Cette faction ne peut pas proliférer car elle ne peut pas construire d’autres centres (les centres créant l’énergie permettant aux autres structures de fonctionner). Défensivement, les unités peuvent créer des murs ainsi que quatre sortes de tourelles (automatique, de défense antiaérienne, d’artillerie, de détection). Les Goo ont, quant à eux, une particularité : ils n’ont pas de bâtiments. La mère Goo est en quelque sorte la base, mais qui est vivante et polyvalente. Elle peut attaquer, collecter des ressources (se placer sur le catalyseur) et créer des unités. La mère Goo peut aussi reproduire une autre mère Goo, d’où la possibilité d’accroître ses unités et son emprise très rapidement avec cette faction.

      Il existe environ une dizaine de cartes, plutôt petites, et pouvant accueillir jusqu’à quatre adversaires. Les combats sont donc excessivement fréquents, et il sera difficile de prendre son temps pour construire son armée. D’ailleurs, l’IA est déjà assez agressive en normal, et n’hésitera pas à se servir de la moindre faiblesse défensive pour vous terrasser. L’usine doit d’ailleurs être obligatoirement construite afin de pouvoir accéder à d’autres constructions. Il existe des unités légères (d’infanterie, de blindage, d’infiltration), des unités lourdes (de défense antiaérienne, d’armement lourd, de siège), des unités aériennes (éclaireur, d’artillerie, bombardier) ainsi que d’une unité d’élite assez dévastatrice. Les Goo sont la seule faction à ne pas pouvoir disposer d’unités aériennes.

      Gooo

      Finalement, Grey Goo est très bon STR, qui guère ne révolutionne pas le genre mais dont les spécificités de chaque faction permettront au joueur de passer un bon moment, et surtout d’adapter ses potentielles stratégies en fonction de ses adversaires.

      Néanmoins, quelques éléments viennent quelque peu contraster l’énorme enthousiasme de ce test. Il faut tout d’abord souligner que la présence d’une unique ressource et de seulement trois factions pourrait contrarier le joueur, restreignant quelque peu les possibilités de jeu. Certes, les trois factions sont très différentes, mais l’on pourrait se lasser au bout de nombreuses parties du peu de diversité. Quant à l’équilibrage, il laisse très clairement songeur. Les Goo sont une faction largement supérieure aux autres, ce qui en multi pourrait quelques fois vous jouer des tours. D’ailleurs, l’IA est d’une part certaines fois omnipotente, et d’autre part omnisciente, sachant exactement le moindre de vos faits, ce qui est dommage, étant donné que « le brouillard de guerre » ne vous offre pas cet avantage.    

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