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      Focus sur Giulia De Vecchi, programmatrice du Black Summer Festival

      Le 2 juillet dernier débutait le Black Summer Festival au sein du splendide chapiteau du Cabaret Sauvage. Nous vous en avions en effet un peu plus dit à travers une brève dédiée à l’arrivée de celui-ci. L’équipe du Black Summer Festival a permis à Just Focus de poser toutes ses questions à la programmatrice et chargée de production du Black Summer : Giulia De Vecchi.

      Bonjour Giulia ! Nous sommes enchantés que vous ayez accepté de nous accorder un peu de votre temps en plein Festival !

      Tout d’abord, pourriez-vous nous présenter votre parcours, votre profession de programmatrice et la façon dont vous êtes arrivée au Cabaret Sauvage ?

      Je suis au Cabaret Sauvage depuis bientôt 4 ans. Avant je m’occupais de la programmation du Centre FGO Barbara et avant encore du Festival de la Goutte d’or.

      Le Black Summer Festival est un festival très orienté, vos goûts musicaux personnels ont-ils été un fil conducteur quant à la ligne éditoriale de cet évènement ?

      Bien entendu. Programmer c’est un peu comme faire des cadeaux. Il y a des contraintes économiques, mais on ne peut pas offrir quelque chose que l’on n’aime pas.

      Il s’agit déjà de la quinzième édition du Black Summer Festival ! Comment vous est venue l’idée d’un tel Festival ? Et comment expliquez-vous le succès et la viabilité de celui-ci ?

      Oui, il s’agit en effet de la 15e édition du festival d’été au Cabaret, et la 3ème édition du Black Summer. Le Cabaret Sauvage avait déjà proposé, en 2009, un Black Summer Festival et, cette fois, nous voulions nous focaliser encore davantage sur les musiques qui puisent leurs racines dans les cultures noires. Une démarche passionnante car elle permet d’explorer toute l’histoire des musiques actuelles.

      L’idée consiste à proposer un large panorama des grands genres de la musique noire, qui n’ont pas leur pareil pour faire danser et pulvériser les frontières de la fête. Nous voulions aussi montrer comment tous ces styles se renouvellent chaque jour.

      « La black music est un vivier intarissable d’artistes! »

      Selon nous, une telle programmation n’aurait pas forcément été possible ni cohérente au sein d’une autre salle, Comment avez-vous réussi à donner une telle identité à ce lieu qu’est le Cabaret Sauvage ?

      Le Cabaret Sauvage a depuis ses début été la salle de référence pour la world music, une identité notamment due à la programmation et la mise en place de la politique culturelle du directeur, Meziane Azaïche. C’est aussi un lieu de fête unique à paris, nous sommes aussi une salle appréciée pour le clubbing electro.

      Notre festival qui navigue entre les musiques traditionnelles en passant par toutes les facettes des musiques actuelles pour finir avec une incursion dans l’électro reflète presque parfaitement l’esprit du cabaret.

      Vous êtes programmatrice du festival, alors justement, comment choisi-t-on une telle programmation ?

      La construction de la programmation est le résultat d’un subtil mélange, de coups de chance, de travail de longue haleine, d’accidents, de contraintes et plaisirs.

      Ce Festival est composé de grosses têtes d’affiche telles que Tarrus Riley, Fémi Kuti ou encore Ben L’Oncle Soul, de quelle manière finance-t-on ce genre de projet ? Les sponsors sont-ils au rendez-vous à l’heure où l’électro est à son apogée ?

      Nous n’avons pratiquement aucun soutien privé et très peu de soutien des institutions publiques. Chaque date est censée s’équilibrer sur la billetterie.

      Le Black Summer Festival est un hommage à la musique Noire, mais il nous semble qu’il y aura beaucoup d’activités annexes à celui-ci (expositions, jardin d’été….), pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

      Venir au Cabaret Sauvage ce n’est pas uniquement venir voir un concert. Durant toute la durée du festival, une exposition (« Paris 80 pulsations » – Bill Akwa betote) est mise en place dans l’entrée du cabaret. Des stands (bijoux, vêtements, déco – en fonction des dates) sont également installés sur la terrasse.

      Niveau logistique, on a appris que le concert de Black Uhuru était annulé, comment un Festival réagit-il et quelles solutions trouve-t-il lorsque ce genre d’évènement a lieu ?

      Ce n’est pas le seul accident de parcours (hé hé), mais les autres ne se voient pas. Black Uhuru a annulé sa tournée d’été alors que les programmes et affiches étaient déjà partis en impression. On a fait le choix de ne pas les remplacer car il était difficile de trouver au pied levé un artiste qui puisse nous assurer un remplissage sur un 14 juillet (date difficile car fériée, avec beaucoup de propositions gratuites partout dans Paris).

      Lorsque l’on regarde la durée du Festival (du 2 au 26 juillet) cela nous paraît avoir été un travail de longue haleine. Sur combien de temps se prépare un tel évènement ?

      On y travaille depuis novembre-décembre, mais la programmation a été entièrement bouclée en mai.

      Enfin, si vous aviez simplement quelques mots pour résumer la philosophie du Black Summer Festival ?

      Se faire plaisir !

      Merci beaucoup Giulia, et que la Black Music vive encore très longtemps !

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