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      Festival Beauregard : Day 1

      Retour au Château comme chaque année. Dîner mondain et bal dansant? Non, au Château de Beauregard, on est bien plus enclin à assister à des concerts de toutes sortes. C’est donc à Hérouville Saint-Clair (14) que se déroule comme chaque premier week end de juillet, le Festival Beauregard.

      Ce vendredi 1 juillet n’était pas véritablement la première journée de Festival pour tout le monde, certains ayant en effet vu la veille Les Insus, reformation partielle de Téléphone. Depuis 3 ans maintenant, le Festival organise un Before, où est invité un groupe célèbre : Stromae et Scorpions s’étaient prêtés au jeu les années précédentes. Just Focus n’étant pas présent pour ce Before, on se fera une idée du concert des Insus grâce aux réactions de 2 festivaliers, Mathieu et Eva, qui tous deux disent avoir adoré.

      Mais revenons à cette première vraie journée de Festival, ce Vendredi 1 juillet 2016. La journée commençait mal. Le temps semblait faire des siennes : la pluie normande présageait d’une édition compliquée. A cela s’ajoutait un incident sur le réseau de bus caennais, qui empêchait l’accès au Festival sous les coups de 18h. C’est donc ainsi que Brian Jonestown Massacre échappa aux oreilles de Just Focus.

      Nekfeu 


      Vers 20h, tout ces problèmes étaient oubliés et c’est sous un beau soleil que l’on assistait au show de Nekfeu. On peut aimer ou ne pas aimer le rappeur mais on est tout de même obligé d’admettre que l’ambiance était au rendez-vous. Véritable interaction avec le public, jet de ballon, confettis, plongeon dans le public à bord d’un bateau pneumatique, autant d’éléments qui garantissaient un beau moment pour les fans de l’ancien membre de 1995.

      Beck

      C’est donc regonflé à bloc, que nous nous dirigions vers la scène Beauregard pour assister au concert de Beck. Le californien nous proposait une musique riche. Maniant tous les langages musicaux, de la folk jusqu’au rap en passant par le rock ou la funk, Beck livrait une musique parlant à tous, quels que soient les âges et les passions.

      Ghinzu

      Le groupe belge promettait d’être un des atouts de la soirée. Il a largement dépassé cet objectif et se révèle être une excellente surprise de la soirée. Dès les premières notes, on ne peut s’empêcher de penser à Cure. Le début, plutôt calme, prépare une suite qui se révélera magistrale. Le groupe fait preuve d’une énergie galvanisante. Ainsi, la musique de Ghinzu plaît à tous : entre rock mélancolique et rock dynamique, les quadragénaires comme les vingtenaires s’y retrouvent.

      The Chemical Brothers

      Le duo anglais commença son show par le célèbre « Hey boy, Hey girls ». A ce moment là, il est encore impossible de pressentir ce qu’il va ensuite se passer. On ne peut que se laisser emporter par le rythme des basses et les répétitions des quelques phrases du morceau. Sans surprise, on passe un bon moment. Des silhouettes humaines apparaissent, on se plaît à regarder le jeu visuel. Peu à peu, les titres vont s’enchaîner et on va comprendre le réel potentiel du groupe. Plus qu’une simple invitation à danser, c’est véritablement une sorte de transe dans laquelle va nous plonger le groupe. On se surprend à perdre le contrôle de son corps, à l’image des corps qu’on voit à l’écran. La prestation visuelle servant la prestation sonore, le travail sur les corps et les visages sublime la musique des représentants du Big Beat, ce courant cher à The Prodigy ou Fatboy Slim. Il est alors impossible pour tout amateur de l’électro des années 90 de ne pas succomber à l’alchimie créatrice des deux compères. Deux robots massifs font alors irruption (sans qu’on ne sache vraiment comment ils ont pu apparaître, transe musicale oblige) et concluent un show qui se révéla fabuleux.

      The Shoes

      La machine électronique est lancée et c’est une soirée placée sous le signe des platines qui s’annonce. Après The Chemical Brothers, c’est The Shoes qui ravit nos oreilles. Le duo, français cette fois, livre une prestation fort différente des précédents, mais tout aussi intéressante. On retrouve les influences des Chemical Brothers, ce qui n’est pas un hasard puisque The Shoes apprécie les anglais au point de nommer leur dernier album Chemicals. On apprécie particulièrement le ton décalé des visuels, différentes images issues d’Internet se succédant. L’humour se retrouve d’ailleurs dans des sortes de private jokes de la part du groupe, qu’il serait difficile d’expliquer ici. Différentes influences se retrouvent dans la musique du groupe, certains passages évoquant presque la hardtek, d’autres se rapprochant plus de la dance, avec par moment des morceaux plus calmes.

      Rone

      La soirée se conclue avec Rone. Sa musique est une invitation à planer et à voyager. Loin des basses frénétiques des deux groupes précédents, il nous fait entrer dans son univers onirique. Transformé en visiteur, on se laisse apprivoiser tel un être étranger à un monde mais désireux de le connaître. C’est donc un dernier voyage que l’on entame avant celui, bien plus réel et laborieux, qui nous ramènera vers le cocon douillet de notre lit.

      Nous vous donnons rendez-vous demain pour le 2ème jour du Festival Beauregard! 

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