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      Fat Freddys Drop : venez gouter à la Fat Freddy’s touch reggae-soul à l’Olympia

      Le groupe néo-zélandais Fat Freddy’s Drop formé en 2001 se revendique comme un groupe de « hi-tek soul », mais plutôt que d’essayer de labelliser leur musique, on va dire que c’est festif, que ça groove (en soul ou en reggae-dub) et que ça expérimente (des tendances digitales, latino et autres s’aventurent dans leurs sons). Et ils passent à l’Olympia le 6 novembre pour que l’automne soit donc une fête. On y va !

      Fat Freddys Drop
      Fat Freddys Drop

      Auteur de plusieurs albums, live et autres EP, on retiendra parmi tout ça ce qui les a révélé, à savoir l’album « Based on a True Story » sorti en 2005. Un album varié où le collectif (le producteur aux machines Fitchie, le chanteur Joe Dukie, le saxo Warren Maxwell, le trompettiste Toby Laing, le trombone Joe Lindsay, le guitariste Tehimana Kerr, et le clavier Iain Gordon) s’exprime dans des ambiances tour à tour tamisées, chaudes et euphoriques, le tout rythmé par des cuivres et des percus s’en donnant à coeur joie. Ici, « Roady » montre une mayonnaise qui finit par prendre méchamment, dans un titre où s’y met toute la clique. Ca fait plaisir.

      Inutile de penser aux éventuelles influences (pour les puristes, ça va du reggae moderne de Black Seeds au chant soulful de Gnarls Barkley), Fat Freddy’s Drop a son caractère bien trempé dans un mélange de tequila, de punch et de bières, ce genre de musique que les pubs pointus ou les petits bars au bord d’un lagon vont proposer en matière de warm up. L’album suivant « Dr. Boondigga & the Big BW » maintient la couleur à la fois soul et fanfaronne de leur son, avec des prouesses reggae et électro qui rajoutent un charme urbain hyper accrocheur, comme le sublime et bouillant « The Raft« .

      « Blackbird » sorti en 2013 poursuit la recherche de leur symbiose, et contribue encore à définir et à partager la « Fat Freddy’s Touch » qui peut s’avérer très contagieuse à son écoute. Le premier morceau éponyme « Blackbird » est une illustration d’un collectif s’amusant avant tout, ne recherchant ni recette commerciale, ni compromis ou jeunisme, c’est simplement eux. Leurs jams et longues digressions soul semi-improvisées, lorgnant parfois vers le ska ou le free-jazz en passant par l’électro, font notre bonheur. Les spectateurs sont ravis d’entendre un groupe aussi à l’aise dans leurs baskets et aptes à communiquer une telle énergie et spiritualité. Des qualités qu’on ne peut que saluer et encourager, dans une époque où les musiciens qui veulent réussir oublient souvent, au passage, de s’éclater.

      Leur actu est donc ce concert à l’Olympia le 6 novembre (après un passage à Rouen et juste avant un passage à Strasbourg) pour annoncer le nouvel album « Bays » qui sort le 23 octobre. Le premier titre disponible à l’écoute, « Razor« , fait penser à la part la moins évidente du groupe, ces morceaux assez longs, électro et répétitifs. Ne vous y méprenez pas, cette « Fat Freddy’s touch » là intrigue malgré tout. C’est certes moins accessible à l’écoute, mais ça contrebalance diablement l’atmosphère légère décrite ci-dessus. qui aurait peut-être été un peu trop creuse à défaut. Jugez-en par vous même, et approchez-vous de leur musique, parmi les plus intéressantes de la scène reggae-soul actuelle.

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