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      Divergente 2, un pari relevé avec brio

      Lundi soir, deux jours avant la sortie officielle du film, SND invitait Just Focus à la projection de Divergente 2, en avant-première exclusive.

      Synopsis

      Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…

      Seule avant-première autorisée dans le monde sans l’équipe du film, 24h avant les avant-premières habituelles, la salle, énorme, était comble. C’est dans un silence quasi cérémonial que la projection a commencé.

      Le film vous attrape dès les premières secondes, reprenant exactement là où il vous avait laissés, presque un an auparavant, à la fin du premier volet de la trilogie. Un conseil aux futurs spectateurs : prenez le temps de revoir Divergente 1 avant de vous ruer dans vos salles de cinéma pour découvrir la suite, vous n’en savourerez que mieux les détails ainsi que l’évolution de l’intrigue et des personnages.

      Car c’est un volet bien plus sombre auquel nous assistons ici, plus ténébreux que la première partie. Divergente 2 plonge dans ce qu’il y a de plus noir  en l’être humain : la quête du pouvoir à tout prix, la traîtrise, les rancœurs, la violence, et la culpabilité.

      Le personnage de Tris en particulier, incarnée par la toujours plus surprenante Shailene Woodley, représente ce tournant dans la trilogie. Symbole tout à la fois de bonté, de naïveté et de force dans le premier volet, Tris nous entraîne cette fois dans sa chute vertigineuse vers la violence et la rancœur. Rongée par la culpabilité et se sentant responsable de ce qui est arrivé à ses parents et ses amis, elle en devient agressive et téméraire, sans réussir à canaliser cette force dévastatrice. Cette tension habite le film et lui donne toute la profondeur dont il avait besoin, à travers un point essentiel : l’imperfection de ses héros. Même Four (Quatre dans la version française) – incarnant pourtant l’homme idéal par sa force, son intelligence, son charme ténébreux et mystérieux, et bien sûr l’amour qu’il voue à Tris – est habité par ses propres démons. On soulignera également l’interprétation parfaite de Kate Winslet dans le rôle de Jeanine, la méchante froide et insensible, ainsi que l’apparition de Naomi Watts, alias Evelyn, dont on devine déjà l’importance et ambiguïté dans le volet à venir.

      Sans vous révéler la fin et briser ainsi tout le suspens qui l’entoure, le film s’achève sur un sentiment de happy ending, qui reste toutefois très fragile : l’avenir demeure incertain, et les questions sont nombreuses sur la suite de l’histoire. Divergente 2 réussit donc le pari de proposer une intrigue nouvelle et complète, tout en répondant aux questions soulevées par le premier volet et en attisant une forte curiosité pour la suite des événements. Même les lecteurs du livre y trouveront leur bonheur, malgré l’absence de scènes pourtant clés dans la version originale. L’adaptation cinématographique s’en tire avec brio, et on ne peut que dire : vivement la suite !

      (Re)découvrez la bande annonce de Divergente 2:

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