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      Daddy Cool, portrait réussi d’une famille en décalage avec son époque

      Daddy Cool est l’une des sorties attractives de ce mercredi 8 juillet. On y retrouve l’Avenger Mark Ruffalo qui quitte momentanément son habit d’Hulk pour endosser l’habit d’un père pas comme les autres.

      Dans les années 60-70, l’ambiance est festive et légère, on chante, on danse, on vit simplement. Cameron et Maggie se sont mariés et ont eu 2 filles. On est en Nouvelle Angleterre, à Boston, berceau des WASP (White Anglo Saxon Protestant).

      Et puis, Cameron fait un épisode maniaco-dépressif et est diagnostiqué bipolaire. La vie continue entre ses délires et ses moments de calme, jusqu’au jour où sortant de l’institut où il est soigné pour préserver les autres et pour se préserver de lui-même.

      La courageuse Maggie va reprendre des études parce qu’elle sait que la maladie de Cameron l’empêche désormais d’avoir une situation professionnelle stable. Alors elle a besoin de lui pour s’occuper de leurs deux filles, parce qu’elle part étudier à New York.

      Après maintes hésitations et questionnements, qui nous laissent entrevoir et sa lucidité sur son état et son manque d’assurance, Cameron va accepter. Il a aussi le désir de se rapprocher de sa femme et de la reconquérir.

      Commence alors une série de situations dont certaines sont cocasses, d’autres des semi catastrophes qui mettent l’accent sur l’envie de Cameron de bien faire, l’envie de Cameron d’être un adulte responsable, mais aussi, sa maladie qui, sans médicament, est une porte ouverte à toutes les fantaisies.

      Ses filles sont partagées entre l’amour qu’elles lui portent, les moments de délire dont certains sont si proches de leur enfance et la honte qu’il leur inspire, le tout ponctué par les week end où leur mère revient les visiter.

      Entre les rangements avortés, les projets artistiques, la décoration de l’appartement, Cameron nous emmène sur son chemin. Il est tour à tour, enfant, parent, mari, fils, petit-fils. Mais aussi séducteur, agaçant, responsable, irresponsable, attachant, humble, plein d’amour.

      Comment ne pas saluer le courage et quelque part l’inconscience de Maggie. Nous sommes dans les années 70, ce sont les hommes qui travaillent et qui rapportent de quoi subvenir aux besoins de leur famille. Oser proposer à son mari bipolaire de vivre avec ses enfants et de les prendre en charge au quotidien pendant qu’elle part à 300 km de leur domicile. En même temps, cette prise de risque accompagnée d’une prise de responsabilité pour Cameron va le sauver et le mettre sur le chemin de la guérison.

      Un film qui porte un doux regard, sans jugement sur cette différence, qu’on appelle folie.

      Un film cocasse comme un tendre plaidoyer pour mettre en avant les solutions créatives et donc différentes du plus grand nombre. Parce que la normalité caractérise le plus grand nombre, on n’est plus normal dès lors qu’on est différent. Sortir du plus grand nombre, c’est sortir de ce qui est appelé la normalité.

      Alors qu’un peu de folie est nécessaire pour faire un pas de plus.

       

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