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      [Critique] Ore Monogatari : l’anime shôjo qui renverse les standards !

      Ore Monogatari (Mon Histoire) est sans aucun doute le shôjô du printemps ! Drôle, attachant, émouvant et surprenant… Nombreuses sont ses qualités et nous tenions à vous le présenter sous toutes ses coutures. Si vous ne l’avez pas encore vu, cette critique vous donnera peut-être envie de suivre ce phénomène humain qu’est Takeo et les aventures de sa jeune vie !

       

      Ore Monogatari 

       

      yamatoTitre original : Ore Monogatari – 俺物語!!

      Titre français : Mon Histoire

      Genre : Tranches de vie, Romance, Comédie

      Type : Shôjô

      Année de production : 2015

      Diffusion : Crunchyroll (08 avril au 23 septembre 2015)

      Nombre d’épisodes : 24

      Studio : Madhouse Studios (No Game no Life, HxH, Overlord)

      Réalisateur : Asaka Morio (No Game no Life, Daiya no A)

      CharaDesigner : Hamada Kunihiko (Nana, Summer Wars)

      Musique : S.E.N.S. project (xxxHolic, Kimi ni Todoke)

       

       

       

      Synopsis

      Nous suivons les journées de Gôda Takeo, futur lycéen de seconde. Un étudiant qui a une particularité de taille : son imposante stature qui en impressionne plus d’un ! Pourtant Takeo n’aspire qu’à protéger tout le monde et à se trouver une fille qui acceptera d’être à ses côtés. Mais quand son meilleur ami s’appelle Sunakawa Makoto et qu’il est le beau gosse sur qui toutes les filles se jettent, ça n’a rien d’une partie facile à jouer !

      Mais la chance tourne pour notre maladroit Takeo, et il finira par trouver l’amour à sa taille !

       

      Rappel : les critiques contiennent bien souvent des détails et mentions tirés tout droit de l’anime ou de l’œuvre en question. Si vous n’avez pas encore vu l’anime et/ou que vous ne souhaitez pas vous faire spoiler, je vous conseille de ne pas aller plus loin dans la lecture de cette critique.

       

      Un shôjô qui surprend à bien des égards

       

      Ore Monogatari, c’est un shôjô. A la lecture du synopsis, tout le monde peut s’en apercevoir. Mais ce dont on se doute moins, ce que ce shôjô est quelque peu spécial… Et qu’il ne sera pas question d’une simple amourette entre deux lycéens comme on en voit souvent ou d’un trio. Car Ore Monogatari c’est l’histoire de Gôda Takeo. Takeo, c’est le garçon que tout le monde rêve d’avoir comme ami et que tout le monde est triste de quitter à la cérémonie de fin de collège. Mais Takeo, c’est aussi et surtout un sacré bout de bonhomme qui impressionne… Imaginez vous face à un adolescent tout juste rentré au lycée, mesurant environ 2 mètres de haut, avec une carrure aussi impressionnante que celle d’un gorille… C’est tout de suite moins rassurant, n’est-ce pas ! Mais oui, ce garçon qui impressionne tout le monde, c’est bien le héros de notre shôjô. Et ça… ça change beaucoup de choses !

      Sans oublier que Takeo fait quotidiennement face à un autre problème de taille… En plus de son imposante carrure, il n’a pas été doté des meilleurs attributs de Mère Nature et ne fait donc pas partie de la case des « beaux gosses », contrairement à beaucoup de personnages masculins de shôjô et surtout, contrairement à son ami d’enfance, Sunakawa Makoto. Ce qui lui a valu de bien trop nombreuses déceptions amoureuses. Mais à l’intérieur de cette apparence effrayante, se cache un cœur tendre et une âme des plus pures…

      Un shôjô qui détourne certains codes du milieu, mais qui reste malgré tout une oeuvre teintée de rose où l’amour s’épanouira, au rythme incertain et maladroit des pas de Takeo !

       

      Un scénario attachant

       

      Eh oui, car en plus de ça, notre grand gaillard est aimable, serviable et surtout, il est très protecteur envers tous, amis ou parfaits inconnus. C’est d’ailleurs comme ça qu’il rencontrera Yamato, une jeune lycéenne qu’il sauvera d’un pervers dans le train. Coup de chance, Yamato sera assez courageuse pour aller déposer plainte avec Takeo et Sunakawa, puisque c’est finalement elle qui sauvera réellement Takeo. Avec une carrure aussi magistrale, il était facile de tenter de transformer Takeo en agresseur au regard de la police. Et cette histoire aurait pu s’arrêter là. Des remerciements chaleureux et un au revoir.

      Mais c’est sans compter sur la volonté inébranlable de Yamato de remercier comme il se doit son sauveur. A partir de là, tout s’enchaîne. Yamato fera tout son possible pour garder contact avec son sauveur et le remercier à maintes reprises. A tel point, qu’on en vient à se demander… Ne fera t’elle pas les yeux doux à ce gorille de Takeo ? Une évidence même qui sautera à nos yeux très rapidement, nous faisant sourire. Mais cela ne peut être aussi simple ! Takeo, persuadé que Yamato en pince pour Sunakawa, refoulera ses propres sentiments pour la jeune femme et fera tout pour les rapprocher. Jusqu’au jour où le vent éparpillera les nuages et laissera le soleil briller sur le coeur de Takeo et les véritables sentiments de Yamato…

      A partir de ce moment, Ore Monogatari pourrait tomber dans le banal shôjô. Et il faut, comme pour beaucoup d’anime, passer les premiers épisodes pour réellement accrocher et quitter la première intrigue longuette. Maintenant, place aux premières balades en amoureux, aux échanges timides de sourires gênés, aux légères et hésitantes approches pour attraper la main de la belle… Mais vous avez oublié un léger détail ! Takeo, que seules les déceptions amoureuses osaient approcher, n’y connaît rien aux filles, ni à l’amour ! Maintenant, place aux gags qui s’enchaînent, aux interrogations qui s’entremêlent. Car pour Takeo, ce n’est pas une mince affaire… Mais entre ces deux êtres, les fleurs de l’amour n’en finissent de s’épanouir, lentement (trop parfois), mais sûrement au fil des épisodes. Ce qu’on apprécie aussi dans le scénario de Ore Monogatari, c’est sa diversité de point de vue des personnages. Bien que l’histoire principale suive la trame houleuse mais poignante de Yamato et Takeo, nous pourrons aussi apprendre à connaître le meilleur ami de Takeo, Sunakawa Makoto, mais aussi son père et essentiellement sa sœur. Sœur qui causera bien des déboires à nos protagonistes préférés ! On y croisera aussi les parents de Takeo ou encore la petite sœur de ce dernier. Dernier détail où Ore Monogatari marque des points, c’est qu’il ne tombe pas dans la banalité en formant les éternels trio amoureux que l’on connait (qui serait d’ailleurs ardu à mettre en place vu les personnages…).

       

      Un conte teinté de rose du début à la fin ?

       

      Ore Monogatari, c’est avant tout une histoire qui se déroule sur une année environ, mais pas une banale histoire si on s’en fie à la traduction littérale (monogatari = conte, récit, légende). Peut-être est-ce là le conte du gorille et de la fleur, ou tout simplement, l’histoire de l’homme le plus pur du monde. Toujours est-il que dans Ore Monogatari, c’est un torrent de sentiments qui nous enivre, dans des décors graphiquement réussis par le studio Madhouse et dans une ambiance musicale plus qu’agréable créée par S.E.N.S. project ! Takeo réussi à nous faire rire à tous les épisodes avec ses questions existentielles ou ses comportements idiots et Yamato pourrait presque nous faire grossir avec tous ses gâteaux ! L’essentiel du shôjô reste banal de ce côté et verse dans la déclaration de sentiments, d’inquiétudes et de l’amour particulier qu’exprime Takeo à Yamato. Les gags y sont fréquents et nous arrachent bon nombre de rires ou sourires, même si ceux-ci sont parfois prévisibles. Ore Monogatari reste en somme un shôjô à l’eau de rose bien mielleuse, mais avec ses particularités qui le tirent hors du lot.

      Maintenant, il ne nous reste plus qu’à savoir… Les derniers épisodes lancent une ultime et conséquente problématique autour du couple de Yamato et Takeo… Se méprend t-il encore totalement ou le pire va t’il finalement arriver ? Le fin mot de l’histoire, vous le connaîtrez dès demain !

       

      Ore Monogatari tire sa révérence demain avec la diffusion du tout dernier épisode de cette première saison. Un shôjô frais et acidulé, aux notes exotiques qu’il vous faut voir si vous êtes amateur du genre, ou tout simplement curieux ! Il pourrait bien vous réserver quelques surprises… A retrouver également en manga chez Kana (7 volumes en cours) si vous préférez les versions papiers ! Et pour ceux qui seraient passés à côté de l’info, un film LIVE Ore Monogatari est également prévu

       

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