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      [Critique] Les pingouins de Madagascar

      Après la trilogie des « Madagascar », longs métrages d’animation au succès planétaire, les studios Dreamworks ont décidé de sortir un long métrage uniquement dédié aux mascottes des précédents films : les pingouins. Ainsi Simon J Smith et Eric Darnell mettent en animation l’équipe des quatre dangereux pingouins. L’équipe va affronter Dave le poulpe, ancien animal du zoo de New York tombé dans l’oubli à cause de la popularité toujours grandissante des pingouins, et ce à travers le monde. Ainsi ayant gardé une rancœur il va décider de se venger contre les héros plumés.

      Les deux premiers « Madagascar » étaient de véritables réussites, des films d’animation très drôles ; le troisième opus concluait la trilogie de bien mauvaise manière, toute la sincérité et l’émotion s’étant envolées aux profits de vannes toujours moins originales. Ainsi les studios Dreamworks, toujours à essayer de tirer le filon d’une franchise à succès au maximum décident donc de mettre en scène les pingouins, seuls, face à un monde dangereux.

      L’idée avait de quoi séduire, les quatre plus drôles personnages de « Madagascar », ces absolument géniaux et fous pingouins, seuls dans une aventure complètement barrée. Pourtant, le long métrage apparaît en demi-teinte, mi satisfaction, mi déception. « Les pingouins de Madagascar »  est un film peu original, des plus simples et communs, vite mis en boîte, vite vu et vite oublié. Le montage est extrêmement simpliste, sans aucune transition véritable, où scènes de remplissage, sans prendre jamais son temps. L’animation est loin d’être exceptionnelle. Le scénario est d’une simplicité déconcertante et l’enchainement des plus basique et prévisible. Les personnages hormis les pingouins et le méchant vraiment attachant ne sont que très peu intéressants. L’histoire n’a rien elle non plus d’exceptionnelle. « Les pingouins de Madagascar » s’adresse d’abord et presque intégralement à un jeune public, plus jeune encore que les « Madagascar ». Ce qui manque réellement à « Les pingouins de Madagascar » est la poésie. Les longs métrages Dreamworks sont souvent très impressionnants en techniques d’animation, souvent très héroïques et prenants, mais aussi majoritairement dénués de poésie.

      Heureusement pour nous, spectateurs en tout genre, « Les pingouins de Madagascar » n’est pas un mauvais film, il est même un très bon moment pour les enfants et un film sympathique pour les grands enfants. Le long métrage offre quelques passages, scènes et situations assez drôles. Dave le méchant pathétique, ridicule et rigolo offre des scènes extrêmement drôles. Les pingouins restent des personnages très attachants, drôles, rythmés et véritablement intéressants. Il est tout simplement impossible de s’ennuyer avec des personnages aussi hauts en couleur. Une équipe qui fonctionne extrêmement bien pour une alchimie inattendue. Le happy end apparaît évidemment à la fin des longs métrages d’animation, celui de « Les pingouins de Madagascar » n’est pas trop lourd, ou trop enfantin, il est suffisamment léger et dosé pour nous émouvoir un minimum et nous faire ressortir nos yeux d’enfants trop assagis.

      « Les pingouins de Madagascar » n’est en fin de compte pas un mauvais film, c’est même plutôt un honorable et agréable divertissement. Mais surtout le film prouve une fois de plus que les studios Dreamworks, même si leur qualité artistique est présente, n’ont pas le talent des studios Ghibli et Pixar pour nous transcender de véritables émotions et surtout de la poésie et des messages un minimum poussés.

      Bande-annonce :
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