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      Critique « Jurassic World : The Fallen Kingdom » de Juan Antonio Bayona : un blockbuster en demi-teinte

      25 ans après la sortie du premier volet de la saga Jurassic Park, l’engouement du public pour cet univers dinosauresque reste le même ! Mais si le dernier opus, Jurassic World 1, avait fait un carton au box-office, la critique était quant à elle beaucoup plus mitigée… Jurassic World : The Fallen Kingdom a-t-il réussi à faire mieux que son prédécesseur ? Voici ce qu’on en a pensé.

      Comment oublier le succès qu’a rencontré Jurassic World à sa sortie en 2015 ? Avec ses 1,6 milliard de dollars de recettes dans le monde, le film a directement été propulsé parmi les plus grands succès de l’histoire du cinéma.

      Seulement, si pour la plupart, il s’agissait là d’une réussite incontestable ; pour d’autres, le film de Colin Trevorrow les laissait bien plus sceptiques… Divertissant, mais sans surprise, aucun émerveillement, un scénario qui ressemblait beaucoup trop à celui de Jurassic Park. En bref, un quatrième opus loin d’arriver à la cheville de son ancêtre !

      Pour ce deuxième Jurassic World, l’objectif était donc d’égaler la réussite du premier au box-office, mais avec un contenu bien plus travaillé. Et pour ça, les studios ont fait appel à Juan Antonio Bayona, réalisateur de L’Orphelinat et de Quelques minutes après minuit.

      © Universal Pictures International France

       

      Jurassic World 2 : le synopsis

      Jurassic World : The Fallen Kingdom se déroule en 2 phases. La première nous renvoie notamment sur la fameuse île d’Isla Nublar, trois ans après la catastrophe ayant détruit le parc à thème et hôtel de luxe Jurassic World.

      Désertée par les hommes, les dinosaures en sont désormais les seuls occupants. Seulement, comme l’avait dévoilé le spectaculaire trailer du film, le volcan au centre de l’île menace d’imploser. Afin de sauver les espèces encore en vie, les anciens amants Claire Dearing et Owen Grady vont à nouveau devoir faire équipe. Un sauvetage bien plus périlleux que prévu puisque ces derniers vont lever le voile sur un complot d’une ampleur qu’ils n’auraient pu imaginer…

      C’est cette découverte qui va par ailleurs transformer l’atmosphère du film et mener le spectateur vers une seconde phase, beaucoup plus sombre que la première.

      On y découvre un lieu inédit : le manoir Lockwood. Tandis qu’une vente aux enchères clandestine s’y déroule, quelque chose va venir troubler les transactions (il fallait s’en douter). Et par quelque chose, on veut bien évidemment parler d’un nouveau spécimen de dinosaure, génétiquement modifié, plus féroce et destructeur que jamais…

      Un film sauvé par sa réalisation

      Le synopsis vous semble familier ? À nous aussi. Un conseil, si vous recherchez en ce 5e opus du renouveau et de la prise de risques, faites demi-tour Cependant, il faut admettre qu’une fois la déception du déjà-vu mise de côté, le film n’en reste pas moins accrocheur !

      Ça peut paraître étonnant, mais bien que Jurassic World : The Fallen Kingdom ressasse encore les mêmes éléments que ses prédécesseurs (autrement dit le fameux parc à thème et les dinosaures génétiquement modifiés) la réalisation du film se veut nettement plus travaillée et aboutie que dans le volet précédent, et c’est très probablement ce qui sauve le film.

      © Universal Pictures International France

      Effets spéciaux et scènes spectaculaires, rebondissements, jeux de lumière et atmosphère angoissante. De par ses choix, l’espagnol Juan Antonio Bayona a su tenir en haleine le spectateur. Bye bye l’aspect familial du Jurassic World 1, le second opus de cette nouvelle trilogie (parce que oui, oui, un troisième Jurassic World est bien prévu pour 2021) est bien plus lugubre.

      Et en plus de ça, avouons-le, il est toujours aussi plaisant de retrouver nos chers dinosaures !

      En parlant de retrouvailles…

      Concernant le casting le duo Chris Pratt (Owen)/Bryce Dallas Howard (Claire) fonctionne toujours aussi bien. À cette équipe gagnante, ajoutez deux nouveaux personnages avec un fort potentiel (malheureusement trop peu exploité à notre goût) : Daniella Pineda (Dr Zia Rodirguez, paléo-vétérinaire) et Justice Smith (Franklin Webb, petit génie de l’informatique quelque peu trouillard sur les bords).

      Et enfin, cerise sur le gâteau : les nostalgiques de la trilogie originale se feront un plaisir de retrouver Jeff Goldblum, même si ce n’est que pour de brèves apparitions, dans la peau de Ian Malcolm.

      © Universal Pictures France

      En conclusion, il faut l’avouer, Jurassic World 2 a quelque chose de déjà vu. Néanmoins, il faut voir plus loin que ça. La réalisation et le rythme soutenu du film en font un très bon divertissement ! La fin de ce volet offre également une porte ouverte à une suite des plus excitantes. Reste à voir si elle sera bien exploitée…

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