More
    More
      Array

      Critique du Cabaret La Chatte Bleue

       

      En entrant à l’intérieur du théâtre Clavel, nous sommes accompagnés par le pianiste, déjà installé sur scène à nous jouer des airs des années 30. Il y a également comme unique autre décor une Tour Eiffel. L’univers des années 30 et du cabaret avec ce décor épuré mais efficace, est au rendez-vous.

      Ce pianiste muet assiste à tout ce qu’il se passe au sein de cet étrange cabaret la Chatte Bleue. Anthéa Washington, la meneuse de revue a comme pour principale activité de tuer ses partenaires de scène pour qui elle s’éprend. Valentin, l’âme de ce cabaret, un être polymorphe, entre homme et chat, possède une dévotion particulière pour Anthéa et la soutient quoi qu’il en dise dans cette démarche. Arrive Marcel Richard, un agent infiltré venu enquêter et qui va, grâce à un heureux concours de circonstances, devenir Bob Angeles, le nouveau partenaire d’Anthéa rendant jaloux et méfiant Valentin. Il va alors se jouer une rivalité entre les deux, d’autant plus que Marcel et Anthéa vont tomber amoureux sans que celle-ci ne réussisse à le tuer.

      Intrigués par le fait que ce soit un polar musical, nous avons eu beaucoup d’attentes quant à ce spectacle. Peut-être un peu trop. Il n’y a pas plus d’intrigue que ce qui est narré dans le synopsis. Le thème original d’un cabaret alliant divertissement et polar est pourtant alléchant. Malheureusement, l’absence de rebondissements a laissé place à un sentiment de frustration. Il y a également eu quelques temps morts entre les scènes et les répliques même si les comédiens sont très bons dans leurs rôles. Il est tout de même un peu regrettable qu’Anthéa possède un accent américain car celui-ci disparait lorsqu’elle chante (divinement bien) et n’ajoute rien à son personnage de femme dominatrice. Les trois personnages sont bien différents et pourtant complémentaires, le triangle amoureux qui se crée en devient même touchant.

      Ce spectacle écrit et mis en scène par Guillaume Ollivier Berno nous permet de voyager à travers le temps en prenant plaisir à entendre des chansons telles que « j’ai deux amours » de V. Scotto, « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux » de P. Misraki ou encore du G. Gershwin et C. Trenet. De surcroît, il y a des tableaux scéniques qui sont très réussis et bien pensés où la danse et l’humour s’en mêlent pour le plus grand plaisir des spectateurs. En résumé, Le Cabaret la Chatte Bleue est un spectacle qui n’est pas transcendant mais divertissant.

       Cécile Cerobski

      0

      LAISSER UN COMMENTAIRE

      S'il vous plaît entrez votre commentaire!
      S'il vous plaît entrez votre nom ici

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.