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      [Critique] Cops : les forces du désordre

      Cops : les forces du désordre sortira en salles début février. Rien de bien nouveau dans ce « buddy cop movie », un flic noir, un flic blanc, des situations comiques un peu lourdingues et de la musique dubstep.

      Deux faux flics

      Ryan est un ancien footballeur émérite. À cause d’une blessure qui l’a empêché de passer professionnel, il ne fait rien de sa vie si ce n’est entraîner des enfants qui ne veulent pas toujours de lui. Son colocataire, Justin, est concepteur de jeux vidéo, dans une boîte qui ne lui apporte pas de crédit. Il veut imposer sa nouvelle idée, un jeu centré sur un officier de police, mais n’arrive pas à convaincre. Les deux trentenaires « losers », aux caractères radicalement opposés, s’adorent. Mais leur vie sentimentale comme professionnelle étant au point mort, ils hésitent à quitter Los Angeles pour rentrer dans l’Ohio. Quand, au sortir d’un bal masqué, les deux amis se baladent dans la ville déguisés en policiers, ils rencontrent un franc succès. Échauffés par cette nouvelle gloire, ils décident de réitérer l’expérience et de se faire passer pour de vrais « flics ». Jusqu’à l’inévitable arrivée de vrais méchants.

      Affiche du filmLe « buddy cop movie »

      Le film s’inscrit parfaitement comme un buddy cop movie, genre cinématographique comique récurrent aux États-Unis (L’Arme fatale, Men In Black, Turner et Hooch, Starky et Hutch, …), qui présente deux amis policiers très différents, résoudre maladroitement des affaires importantes. La doublette revient généralement à un acteur noir/un acteur blanc, un personnage courageux/un personnage peureux, un extraverti/un introverti, un original/un académique.

      Et Cops : les forces du désordre compte particulièrement sur l’alchimie entre ses deux acteurs principaux, Damon Wayans Jr et Jake Johnson, jouant tous les deux dans la série New Girl.
      Malheureusement, leur complicité ne crève pas l’écran, du moins, paraît un peu surfaite. Même si les deux acteurs ont manifestement l’habitude de jouer ensemble, les gros traits du script sur leur relation sont un peu grossiers. Le couple reste sympathique, certes, et il est probable de les revoir ensemble en dehors d’une série, mais on reste encore loin d’une connivence à la Simon Pegg et Nick Frost (Hot Fuzz, Shaun of the dead, Paul, …).
      Ils sont accompagnés d’une pléiade d’assez bons seconds rôles, répondant tous à des archétypes du genre : Nina Dobrev (de Vampire Diaries) en faire-valoir sexy, Rob Riggle (beaucoup moins drôle que dans des rôles plus décalés) en « vrai » flic, mais surtout Andy Garcia (le seul acteur à jouer de manière crédible et dramatique du film) en grand méchant et James D’Arcy, (cheveux gominés, tatouages ringards, survêtement « Venum ») en son lieutenant fou sadique.

      Un genre de l’efficacité

      Le problème, dans ce genre de production, c’est qu’il faut que ça fonctionne parfaitement et que tout soit réglé au millimètre. Ce qui n’est pas parfaitement le cas avec Cops, les forces du désordre. On ne regrette pas la faiblesse du scénario, qui n’a aucune importance dans ce type de film, mais plutôt l’exécution des scènes comiques qui manque un peu d’originalité et de nuances.
      Soit pas assez dans l’absurde, voir dans le comique troupier ou la démesure, le film est finalement plutôt lisse. Après, les quelques répliques cultes, les énormes slow motions et le recours systématique à la dubstep sont forcément galvanisants. Le film est plutôt efficace dans son genre, mais beaucoup moins que les derniers en date 21&22 Jump Street, qui s’autorisaient plus de folie.
      Le spectateur passe sans aucun doute un bon moment, aussi par ce qu’il a conscience de tout ce qu’il va se passer, et rit d’un comique qui ne le surprend pas.

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