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      [Critique] Cendrillon de Kenneth Branagh

      Soixante-cinq ans après le chef d’œuvre de Walt Disney, une nouvelle version, très attendue, de Cendrillon sort en salle le 25 mars. 

      Sorti tout droit de l’imagination de Charles Perrault en 1697, puis revisité pas les frères Grimm en 1812, « Cendrillon » va véritablement s’ancrer dans la culture populaire avec le dessin animé de Walt Disney en 1950.

      L’histoire, bien que variant légèrement d’une version à l’autre, reste sensiblement la même : la fille d’un marchand se retrouve livrée aux caprices et volontés de sa vile belle-mère et de ses deux filles, suite au décès de son père. Réduite à l’état de souillon et bonne à tout faire, elle finira par trouver le bonheur dans les bras d’un prince charmant, aidée au passage par sa marraine la bonne fée.

      Que dire de la version 2015 de Kenneth Branagh ?

      L’histoire, pour commencer, est un calque quasi parfait de la version de Walt Disney. On retrouve ainsi, amusés et nostalgiques, les personnages de Gusgus la souris et Lucifer le chat. Mis à part quelques transgressions, telles que la rencontre entre Cendrillon et son Prince,  peu de surprise au rendez-vous.

      Les deux scènes majeures du conte sont en partie réussies. En effet, si la scène de la citrouille transformée en carrosse est un beau moment, drôle et féérique, celle du bal, en revanche, a matière à frustrer. On ne parvient pas à se laisser transporter dans ce moment de grâce et de séduction et les costumes auraient mérités plus de démesure.

      Cendrillon 2015

      Lily James (Downton Abbey) est ravissante et totalement convaincante dans le rôle principal. On déplore seulement qu’elle en soit réduite à incarner une Cendrillon fleur bleue et naïve avec comme seul leitmotiv : être « courageuse et bienveillante ». Le Prince,  joué par Richard Madden (Games of Thrones) est quant à lui inconsistant et  dénué de tout intérêt.

      Bonnes surprises de ce film, Cate Blanchett ultra convaincante en belle-mère aigrie par la vie et les années, et les deux belles sœurs, confondantes de bêtise.  On adore !

      Bien que plaisante à regarder, cette version étonne. On regrette une absence de prise de risque de la part de Kenneth Branagh et l’on s’interroge. A l’heure où les adaptations cinématographiques des plus célèbres contes (la Belle et la bête, Blanche Neige, la Belle au Bois dormant) sont légion et entendent apporter une dimension nouvelle à l’histoire, pourquoi Branagh a-t-il opté pour du déjà vu ?

      Un « Cendrillon » 2015, sans grande surprises certes, mais un beau moment de poésie tout de même et l’opportunité d’initier la plus jeune génération au conte de notre enfance.

       

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