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      Bilan du 35e salon du livre de Paris

      La 35e édition du Salon du livre de Paris a fermé ses portes hier soir après avoir placé quatre jours durant l’actualité littéraire au centre de l’attention.

       

      Le livre à l’honneur

      Des milliers de bouquins et d’éditeurs, Porte de Versailles, attendaient de rencontrer leur public. Placée cette année sous le signe de la liberté d’expression et des droits de l’Homme, la 35e édition du Salon du livre de Paris a réuni quelques 1200 maisons d’édition et plus de 3000 auteurs.

      Contrairement aux foires européennes, (allemandes ou anglaises par exemple), principalement organisées pour la négociation des droits des livres entre éditeurs, en France le salon permet surtout aux lecteurs de rencontrer leurs auteurs préférés.
      Crée au printemps 1981, le Salon du livre se tenait initialement sous le dôme du Grand Palais, un lieu prestigieux, qui n’a pas pu être maintenu au fil des éditions tant le nombre de participants et d’animations se sont diversifiés.

      Vous pourrez d’ailleurs y retrouver la centième édition du Salon international du livre ancien du 11 au 13 avril prochains.

       

      Une fréquentation en baisse

      Malgré une légère chute d’affluence, les amoureux de la lecture mais aussi les politiques se sont tous joints à la foule Porte de Versailles.
      Plusieurs raisons peuvent justifier cette baisse de fréquentation : tout d’abord, Radio France a mené une grève des rédactions alors que plus de trente heures d’antenne étaient consacrées au Salon du livre sur France Culture. Ce weekend se tenait également le premier tour des élections départementales, obligeant la plupart des provinciaux à rester dans leurs régions ; et enfin dernier élément à prendre en compte, les récents attentats du 7 janvier qui ont bousculé tout l’univers de la créativité.
      Grand événement populaire, le Salon du livre s’est donc vu cette année renforcé d’un plan Vigipirate très actif au vu du grand nombre de familles présentes, surtout le weekend, pour fêter le livre.

      Et grâce à Instagram, cette année le Salon et la lecture sont devenus…photogéniques !

       

      Les grands absents

      Hachette Livre (comprenant aussi Fayard, Grasset, Lattès, Stock, ou encore Calmann-Lévy) avait donc décidé de boycotter ce grand rendez-vous littéraire, comme précédemment annoncé par APP. Les raisons de cette absence sont assez faciles à déceler : coûts des stands trop élevés pour des retombées commerciales bien trop faibles. Cela n’a pas empêché ses auteurs phares de venir rencontrer leur public : Marc Lavoine, venu présenter son dernier livre à propos de son père, L’homme qui ment (Fayard) ou encore Véronique Poulain, avec son autobiographie Les mots qu’on ne dit pas (Stock) qui a largement inspiré La Famille Bélier, tous les deux sur le stand du Livre de poche (qui appartient au groupe Hachette…).

      Hachette est le premier éditeur en France. Son absence a fait jaser, vous pouvez d’ailleurs lire cet article très intéressant sur la question Le livre, un rempart contre l’obscurantisme ?

      Auteurs-salon-du-livre
      source image 2: letransfo.fr

      « Pas d’auteur, pas de livre »

      Situation inédite : pour la première fois en 35 ans d’existence, romanciers, essayistes, illustrateurs, dramaturges, scénaristes ou encore traducteurs : entre 200 et 300 auteurs ont défilé samedi 21 mars à Paris dans les allées du Salon du livre afin d’alerter l’opinion sur les menaces qui pèsent sur leur métier.
      Un slogan simple et efficace : « pas d’auteur, pas de livre », le monde traditionnel du livre a du mouron à se faire car Valentine Goby, présidente du Conseil Permanent des Ecrivains n’est pas prête à baisser les bras. Les écrivains se battent aujourd’hui pour que leur statut soit finalement mis à jour.

      En parlant d’auteurs… Ils étaient encore nombreux cette année, notamment Lydie Salvayre, prix Goncourt 2014, ou encore Amélie Nothomb, toujours aussi proche de ses fans… Maxime Chattam, lui, est venu mener un débat « de la réalité à la fiction », accompagné de la Section de Recherche de la Gendarmerie de Paris, qui contredisait ou affirmait ses propos sur la Scène des auteurs. Puis ce sont Jean d’Ormesson et Antonio Torres qui se sont retrouvés pour échanger des souvenirs heureux notamment au sujet du Brésil, pays à l’honneur cette année. Car Jean d’Ormesson n’est pas uniquement membre de l’Académie Française mais aussi de l’Académie des lettres du Brésil où il a passé son enfance.

      A noter que la prochaine édition mettra à l’honneur la Corée du Sud et sa culture, beaucoup trop cannibalisée par l’image de la Corée du Nord.

      D’ailleurs, nul besoin d’attendre la prochaine édition du Salon du livre pour vous mettre à la littérature si vous êtes novice en la matière, et ce n’est certainement pas Jean Rochefort qui vous dira le contraire !
      Pour les futurs amoureux de la littérature !

      source image 1: lefigaro.fr

      source image 2: letransfo.fr

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