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      Beck sort « Dreams », extrait de son nouvel album à venir

      Beck ! Un grand nom dans l’histoire du rock indépendant des USA. Il a 44 ans, est papa, et fait tranquillement sa carrière longue de 22 ans et au moins autant de tubes  (« Loser« , « Where it’s At« , « Sexx Laws« , « Modern Guilt » etc…). Grunge, pop, funk, ballades : le récent vainqueur d’un Grammy Awards, pour son album « Morning Phase« , ne veut pas rester sur place et a la tête aussi dynamitée que sa musique, qui s’assagit avec le temps (et sa famille). On le retrouve ici avec « Dreams« , qui pétille comme il y a quelques années, un gros peps très calibré, sans trahir son talent. Parcours du chanteur et écoute.

       

      On l’a connu avec « Loser » en 1993, cet hymne nihiliste un brin ironique sur la dure condition du grunge maudit, dans le sillon de Nirvana. Le tube mondial fait partie du déjà fantasque « Mellow Gold« , 1er vrai album studio, qui fait suite à une collection d’enregistrements où il se produit seul avec sa gratte acoustique.

      C’est ensuite un monument dont on parle. « Odelay » en 1998 parcourt pleins de courants musicaux et se targue d’une production impeccable. Le nombre d’instruments audibles est impressionnant (sitar, percus, harmonica, banjos, saxophone, bruits rythmiques en tout genre), pour illustrer la richesse des styles qu’on y trouve (country, garage, noise, rap old school, folk, électro). Le tout dans une savoureuse et cohérente collection de pépites (La country plaintive « Lord Only Knows« ,  la furie « Novocane« , le tube rap-rock « Where it’s at« …) agrémenté par des clips fantaisistes et travaillés, qui égayent les playlists de MTV (par exemple ci-dessous, « The New Pollution« ). Et il n’a pas encore son étoile dans le Rock’n Roll Hall of Fame?

      Vient ensuite l’album « Midnite Vultures » (1999), le plus défoulé de sa carrière, dont le maitre mot est de laisser libre cours aux fantaisies musicales les plus extravagantes, sans se soucier de la réussite commerciale. Entre autres bravades à la Prince (« Peaches & Cream« ) et ballades onctueuses aux paroles volontairement mielleuses (« Beautifuyl Way« ), l’album ne se prend pas au sérieux, sans pour autant négliger une production propre.  Cela donne par exemple « Sexx Laws« , un morceau hyper vitaminé, entre music-hall et pitrerie coutry-rock, la mayonnaise prend aussi.

      Les années 2000 seront pour Beck un terrain moins fertile en tubes commerciaux, mais ce n’est surement pas une raison pour ne pas s’y intéresser, tant la carrière du chanteur se stabilise sur des ingrédients dont la grande qualité est aujourd’hui reconnue par tous les amateurs de rock indé. Des ballades (« Lost Cause » dans « Sea Changes« ), des mélanges (le latino-rap « Qué Onda Guero » dans « Guero« ), et des sons de plus en plus aériens (le tout récent « Blue Moon« ). Et surtout, ce que la postérité considérera à coup sur comme un second monument, « Modern Guit« . Sa meilleure collection à ce jour, un assemblage finaud de son talent maintenant bi décénal, qui a le talent d’avoir une production riche et très attachante (Danger Mouse est derrière tout ça, lui qui a supervisé les splendides et indispensables projets parallèles de Sparklehorse – « Dark Night Of The Soul » –  et de Jack White avec Norah Jones – « Rome« ). Révélateur de l’évidente efficacité de ses compos (le déchirant « Walls » et le morceau-titre qui s’érige fièrement comme le meilleur exemple d’un tube contemporain et adulte « Modern Guilt » ), cet album est donc celui à retenir de la décennie passée. La suivante s’annonce prometteuse avec cet avant goût du 10èm album.

       

       

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